Un regard plus attentif sur les résultats en santé sexuelle : une liste de revues Cochrane
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La santé sexuelle est une source de questions et de préoccupations dans tous les milieux et tous les groupes d’âge. Pourquoi? Parce que la santé sexuelle est liée directement à la santé et au bien-être en général. La santé sexuelle comporte de nombreux aspects, dont le contrôle des naissances, les choix en matière de grossesse, la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles, l’image de soi, l’orientation sexuelle et les services de santé.
Puisque la santé sexuelle est un sujet de conversation de moins en moins tabou, les chercheurs et les professionnels de la santé commencent à se concentrer davantage sur l’éducation des patients et la prévention des problèmes sexuels. Le partage des connaissances, la sensibilisation et l’évaluation de l’efficacité d’interventions existantes peuvent avoir un effet positif sur les résultats de santé.
Une ressource clé, la Bibliothèque Cochrane contient plus de 5 300 revues Cochrane qui rassemblent et résument systématiquement les résultats de la recherche en santé. Voici quelques exemples touchant la recherche en santé sexuelle :
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Le lieu de travail constitue un cadre idéal pour mener une campagne de prévention contre le VIH
Le VIH/sida est une maladie infectieuse chronique dont le taux de mortalité est élevé. Une revue Cochrane révèle que les campagnes de lutte contre le VIH centrée sur le lieu de travail permettent de rejoindre les gens facilement et peuvent réduire les comportements sexuels à risque dans une certaine mesure. En fait, l’influence des pairs s’avère positive sur le counseling volontaire et l’acceptation des mesures de dépistage parmi les employés. -
La promotion de la santé sexuelle par ordinateur
Une revue Cochrane sur la promotion de la santé sexuelle montre que les interventions comportementales en personne semblent moins efficaces pour améliorer les connaissances sur la santé sexuelle que les interventions par ordinateur. L’accès à Internet et aux téléphones mobiles s’étend rapidement partout dans le monde, ce qui offre un véhicule de promotion de la santé au potentiel énorme. Les interventions interactives par ordinateur sont des programmes d’information et d’aide à la décision, d’appui à la modification des comportements et/ou de soutien affectif en lien avec la santé. L’anonymat, la répétitivité et la commodité sont d’autres avantages de ce nouveau type d’intervention en santé. -
Interventions psychosociales pour la dysfonction érectile
Des données récentes semblent indiquer que des facteurs psychologiques sont souvent en cause dans la dysfonction érectile (DE), qu’il y ait ou non de facteurs physiques concomitants. Une revue Cochrane a permis de constater qu’une psychothérapie de groupe peut souvent améliorer la fonction érectile chez certains hommes. L’adoption de techniques de thérapie sexuelle et d’autres techniques psychothérapeutiques par les médecins en cabinet permettra d’améliorer l’efficacité du traitement de la DE. -
La contraception d’urgence pour prévenir la grossesse
La contraception d’urgence peut prévenir la grossesse dans un délai de 120 heures après une relation sexuelle non protégée. Plusieurs facteurs font obstacle à l’utilisation généralisée et rapide des contraceptifs d’urgence, dont l’ignorance des femmes et le manque de conseils offerts par les fournisseurs de soins ou la réticence de ceux-ci à prescrire le médicament. Des chercheurs ont tenté de savoir si le fait de fournir aux femmes des contraceptifs d’urgence avant qu’elles en aient besoin pouvait aider à surmonter ces obstacles. Cependant, une revue Cochrane conclut que le fait de fournir les médicaments d’avance n’a pas d’effet sur les taux de grossesse non désirée. Les auteurs de la revue recommandent que la recherche future tienne compte des facteurs comportementaux entourant la non-utilisation des contraceptifs d’urgence en cas de besoin, même lorsque ceux-ci sont facilement accessibles. -
Une intervention comportementale pour prévenir le cancer du col de l’utérus
Deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, le cancer du col de l’utérus est causé par plusieurs souches du papillomavirus (VPH), transmis par contact cutané. La réduction de la propagation du VPH et la sensibilisation des jeunes femmes aux risques d’infection revêtent un grand intérêt. Or, une revue Cochrane montre que, même si les interventions de promotion de pratiques sexuelles plus sûres peuvent contribuer à accroître l’usage des préservatifs et à réduire le nombre de partenaires sexuels des jeunes femmes, ces interventions abordent rarement le VPH ou le cancer du col de l’utérus de façon directe.
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