Développer les connaissances pour renforcer les os

L’IALA des IRSC souligne le Mois de l’ostéoporose, novembre 2012

femme avec un haltère

L’ostéoporose est une maladie qui rend les os minces et poreux. Les os deviennent alors plus faibles et se rompent facilement. Les fractures les plus communes, à savoir celles du poignet, de la hanche et de la colonne vertébrale, représentent un important problème de santé. Elles sont une cause d’hospitalisation et d’invalidité de longue durée et font augmenter le risque de décès chez les personnes âgées.

Parfois surnommée le « voleur silencieux », l’ostéoporose progresse sans qu’il y ait de symptômes et n’est souvent diagnostiquée qu’après une fracture. Les ravages de la maladie sont alors considérables, et il est difficile de rebâtir la structure osseuse. Voilà pourquoi il est important de dépister l’ostéoporose tôt et de faire la promotion de moyens efficaces de la prévenir, de la traiter ou de la prendre en charge.

C’est aussi pourquoi la recherche est importante. L’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite des IRSC appuie la recherche stratégique et l’application des connaissances sur l’ostéoporose et les autres maladies des os. L’Institut a récemment financé trois équipes de recherche qui étudieront différents aspects de la santé des os. Par exemple, le Dr Robert Young, de l’Université Simon Fraser, et son équipe étudieront de nouveaux mécanismes, cibles thérapeutiques et technologies en régénération osseuse. Leurs travaux pourraient déboucher sur de nouveaux traitements de l’ostéoporose.

Les IRSC ont financé d’autres recherches sur l’ostéoporose qui ont donné d’intéressants résultats. Entre autres, le Dr Sumit Majumdar, de l’Université de l’Alberta, a publié récemment une étude (en anglais seulement) qui a révélé qu’une simple intervention à visée éducative faisait augmenter les taux de traitement de l’ostéoporose. L’étude a été menée auprès de patients des urgences dont la radiographie thoracique avait montré, accessoirement, des fractures de la colonne vertébrale. Les patients avaient plus de chances d’être traités pour l’ostéoporose si eux et leur médecin de famille recevaient ensuite de l’information expliquant les lignes directrices pour le traitement de la maladie. Non seulement des fractures aux conséquences catastrophiques peuvent ainsi être évitées, mais d’importantes économies peuvent être réalisées.

L’excellent travail du Dr Majumdar montre que les chercheurs peuvent changer les choses en trouvant des façons d’améliorer le soin des patients et de réduire le coût des soins de santé.

Pour en savoir davantage au sujet de l’ostéoporose et de ses conséquences au Canada, veuillez consulter les sites suivants :