Actions Marie Curie : Programmes de bourses de recherche et de formation des chercheurs de l’Union européenne
Les programmes de bourses de recherche et de formation des chercheurs de l'Union européenne pourraient accroître la portée de vos demandes de financement. Comment? Si vous avez un doctorat et aimeriez travailler en Europe pendant un certain temps1, votre bourse de recherche pourrait être finançable par des sources canadiennes ou européennes. De plus, une formation doctorale dans des établissements canadiens pourrait être accessible à des chercheurs débutants de l'Europe, dont les frais de subsistance, la formation/recherche et les frais de déplacement seraient pris en charge par l'UE.
L'UE finance la mobilité et le développement professionnel des chercheurs principalement par l'entremise des actions Marie Curie, qui s'inscrivent dans le programme « Personnes » du 7e programme-cadre de recherche de l'UE (7e PC). Les huit actions Marie Curie visent différents profils de chercheurs et périodes de mobilité, mais sont toutes accessibles à n'importe quelle discipline scientifique (de bas en haut), sauf la science nucléaire. Toutes les actions offrent des possibilités de participation à des non-Européens dans une certaine mesure (la règle de la nationalité appliquée à certaines des actions Marie Curie par le passé a été éliminée). Toutefois, des discussions en décembre 2011 entre les IRSC et la Commission européenne ont porté sur quatre des actions Marie Curie en particulier.
Tout chercheur dans le monde qui possède un doctorat ou plus de quatre années d'expérience à plein temps peut demander une bourse internationale Marie Curie « entrante » pour travailler en Europe pendant un ou deux ans. Trente-deux Canadiens ont bénéficié de cette possibilité de financement depuis 2007. Le chercheur est employé par une organisation hôte en Europe, qui reçoit une subvention de l'UE (environ 300 000 $CA) qui doit être utilisée pour payer les frais de subsistance et de déplacement du chercheur à un taux spécifié (en fonction du pays européen), ainsi que les coûts de recherche et les frais généraux.
Les critères d'évaluation applicables au chercheur et à la qualité de la science/technologie sont prépondérants. Ils englobent les sous-critères suivants :
- Expérience en recherche (en tenant compte des pauses dans la carrière)
- Résultats de recherche, y compris brevets, publications, enseignement, etc., en tenant compte du niveau d'expérience
- Indépendance d'esprit et qualités de meneur
- Expertise en recherche de l'organisation européenne hôte dans le domaine concerné
- Qualité du groupe ou scientifique responsable
Des sous-critères s'appliquent aussi à l'impact (compétitivité économique, engagement public), contribution à la base de connaissances de l'Europe et mise en œuvre du projet.
Les chercheurs en poste en Europe répondant aux mêmes critères d'expérience que pour les bourses entrantes peuvent demander une bourse internationale Marie Curie « sortante » pour travailler au Canada pendant un an ou deux. Un chercheur canadien y serait admissible s'il est en poste en Europe depuis cinq ans, mais il importe de noter que le boursier doit retourner en Europe pendant au moins douze mois après son séjour sur un autre continent. Les boursiers sont employés par une organisation hôte européenne pendant toute la période qu'ils passent au Canada, où ils reçoivent une indemnité de subsistance annuelle brute équivalant à environ 60 000 $CA ou à 90 000 $CA (selon qu'ils ont moins ou plus de 10 années d'expérience), en plus de fonds pour les voyages, la recherche et les frais généraux pour leur projet (qui vont à l'établissement canadien où ils profitent de la bourse).
Trente-huit de ces bourses de recherche ont été détenues au Canada depuis 2007, dont dix en sciences de la vie non environnementales.
En outre, le système de cofinancement Marie Curie appuie un certain nombre de programmes de bourses européens pour les chercheurs possédant un doctorat, dont bon nombre financent la mobilité vers l'Europe ou hors de l'Europe. Le thème et la portée géographique de ces bourses de recherche, de même que la marche à suivre pour présenter une demande, se trouvent sur Research Participant Portal (en anglais seulement) .
Les établissements canadiens participant à des réseaux de formation doctorale peuvent souhaiter prendre part aussi à l'équivalent européen, les réseaux de formation par la recherche Marie Curie. Il s'agit de réseaux, choisis par concours, d'organisations de différents pays participant à la formation en recherche. Les organisations peuvent être non européennes (« partenaires associés »), ce qui procure des possibilités de détachement aux chercheurs débutants recrutés par les partenaires européens dans le réseau. Les réseaux sont constitués sur la base d'un programme conjoint de formation en recherche d'une durée maximale de quatre ans, qui répond à des besoins de formation bien ciblés dans des domaines scientifiques ou technologiques définis. La participation d'organisations de différents secteurs, y compris les entreprises privées dans des domaines appropriés, est considérée comme essentielle. En particulier, l'action vise à améliorer l'employabilité des chercheurs recrutés. Les réseaux de formation initiale (RFI) peuvent prendre diverses formes :
- Partenariats multiples : au moins trois organisations établies dans au moins trois pays européens différents2.
- Programmes de doctorat innovants : les meilleurs programmes pour assurer la formation interdisciplinaire, intersectorielle et internationale des candidats au doctorat (au moins une organisation européenne).
- Doctorats industriels européens : formation en recherche internationale à la fois dans une université ou un institut de recherche et dans une société privée (au moins deux organisations européennes dans des pays différents).
Les réseaux de formation doctorale canadiens et européens sur des thèmes de recherche compatibles pourraient souhaiter échanger des chercheurs entre eux. Plus de chercheurs pourraient ainsi être recrutés dans l'ensemble, et l'étendue et la diversité des activités de formation en recherche des deux côtés de l'Atlantique s'en trouveraient accrues. Si des organisations canadiennes deviennent des partenaires associés du RFI européen, elles peuvent recevoir gratuitement les chercheurs recrutés pour le RFI (l'employeur du chercheur en Europe aura une subvention de l'UE pour payer les frais de subsistance et de déplacement et les coûts de la recherche ou de la formation pendant que le chercheur est au Canada). Des partenaires associés canadiens participent déjà à quatre des projets du RFI qui ont été retenus pour être financés en 2010 et en 2011, tous en physique et en génie. Les activités de formation offertes au sein du RFI (écoles d'été, cours de formation spécialisés, séminaires, etc.) sont aussi accessibles aux chercheurs externes.
La collaboration décrite ci-dessus exige de solides liens entre les chercheurs au Canada et en Europe. Les organisations de recherche européennes peuvent obtenir des fonds pour favoriser les relations avec des organisations canadiennes équivalentes par des échanges de personnel de longue durée. Le Système international d'échange de personnel de recherche Marie Curie appuie un programme conjoint coordonné d'échange de chercheurs pour une période maximale de 12 mois. Le personnel technique et les gestionnaires peuvent aussi participer aux échanges. Les organisations de recherche canadiennes ont trouvé les ressources nécessaires pour participer à 20 échanges depuis la création du système en 2008, dont neuf sont en sciences de la vie non environnementales.
On peut trouver plus de détails sur les actions Marie Curie en ligne. Les prochaines dates limites pour les actions Marie Curie seront annoncées au cours de l'été 2012 dans le programme de travail « Personnes » 20133.
Exemple de bourse de recherche Marie Curie entrante avec un chercheur en santé du Canada (à suggérer par ERA-Can/IRSC).
Exemple de partenaire associé canadien dans un réseau de formation initiale Marie Curie dans le domaine de la santé (à ajouter par ERA-Can/IRSC).
Exemple de partenaire canadien dans un projet du Système international d'échange de personnel de recherche Marie Curie dans le domaine de la santé (à ajouter par ERA-Can/IRSC).
Footnotes
- Footnote 1
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Les 27 États membres de l'UE plus 14 autres États européens.
- Footnote 2
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Dans cet article, « pays européens » désigne les 27 États membres de l'UE plus 14 autres États européens.
- Footnote 3
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À publier à cette adresse : Actions Marie Curie - Promouvoir les carrières de recherche
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