Profils de recherche – Médecine personnalisée : la recherche, une opération fondamentale

Lorsque la question de la médecine personnalisée est soulevée, l'image qu'elle évoque est généralement celle d'un clinicien qui choisit un traitement particulier en fonction du profil génétique d'un patient.

Comme il en a été question dans l'introduction du mois dernier à la médecine personnalisée, ce genre de traitement sur mesure est déjà offert en milieu clinique avec des médicaments conçus pour les femmes dont le cancer du sein est déterminé par la surexpression d'une protéine donnée ou les patients qui sont aux prises avec un type de leucémie myéloïde chronique.

De nombreux autres modèles de médecine moléculaire personnalisée sont en chantier, inspirés par deux décennies de travaux inédits pour révéler les signatures génétiques de diverses maladies. La capacité toujours plus grande de trouver des biomarqueurs – des empreintes dans notre sang et nos tissus, cellules, molécules, gènes, enzymes et hormones – ouvre la possibilité de prédire les risques d'une maladie, d'en prévenir l'apparition, de la diagnostiquer si elle apparaît malgré tout, et de la traiter de façon plus précise.

Toutefois, pour en arriver là, il faut de nombreux et minutieux travaux de recherche fondamentale.

Pour aider à catalyser les avancées et les innovations, les IRSC ont lancé une nouvelle initiative stratégique sur la médecine personnalisée. Le but est de mobiliser les chercheurs en biomédecine, en recherche clinique, en épidémiologie, en santé des populations, en économie de la santé, en éthique et en recherche sur les politiques et les services de santé pour tirer parti des possibilités de réduire le fardeau de morbidité par l'application d'approches de médecine personnalisée.

Ce mois-ci, nous présentons trois autres chercheurs financés par les IRSC qui font un travail vital dans le domaine de la médecine personnalisée. Dans chaque cas, leurs travaux reflètent un dévouement inlassable à l'égard de la recherche fondamentale nécessaire pour avancer dans ce domaine. Leur travail va de la création de meilleurs algorithmes informatiques pour faire le tri parmi les millions d'octets de données générées par le séquençage de nouvelle génération à l'examen des impacts combinés des gènes et de l'environnement pour évaluer la vulnérabilité au tabagisme.

  • Calculer le cancer : Pour le Dr Sohrab Shah, la révolution technologique en cours pour remonter aux origines génétiques du cancer est comparable à l'apparition du microscope dans les années 1600 pour étudier les cellules. Avec son collègue de l'Université de la Colombie‑Britannique, le Dr Samuel Aparicio, il améliore le pouvoir de prédiction informatique du séquençage génétique de nouvelle génération.

  • Englober toute l'information : Le Dr Youssef Idaghdour, boursier postdoctoral Banting à l'Université de Montréal, analyse de vastes quantités de données sur plus de 20 000 personnes en quête de biomarqueurs de la maladie cardiovasculaire.

  • Les origines de la dépendance au tabac : La Dre Rachel Tyndale, de l'Université de Toronto, étudie comment l'activité – ou l'absence d'activité – des enzymes qui métabolisent la nicotine chez un fumeur aide à déterminer quel programme de renoncement au tabac lui conviendra le mieux.

Complément d'information

Fiche de renseignements – Médecine personnalisée

Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments