Améliorer les soins aux patients : redonner la mobilité aux gens
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Dre Aileen Davis
Institut de recherche Toronto Western
« L'activité physique et l'exercice sont des éléments critiques de la prise en charge de l'arthrite », dit la Dre Aileen Davis, chercheuse principale à la Division de la recherche sur les résultats et les soins de santé à l'Institut de recherche Toronto Western. Un des principaux objectifs de ses travaux est de s'assurer que les patients reçoivent les soins dont ils ont besoin pour reprendre leurs activités de loisirs.
La Dre Davis a une formation de physiothérapeute clinicienne et a travaillé au service de chirurgie orthopédique, où elle a vu et traité des gens qui subissaient une arthroplastie d'une articulation ou une réparation du genou. Elle a aussi travaillé au service de consultation externe avec des personnes souffrant d'arthrite. C'est ainsi qu'elle est venue à s'intéresser particulièrement aux résultats pour les patients et ce qui permettait de prédire ces résultats, d'où sa décision de faire carrière en recherche dans ce domaine.
Avec la Dre Elizabeth Badley, elle dirige actuellement une équipe financée par les IRSC qui travaille sur les modèles de soins en arthrite. Avec leurs collaborateurs de la Colombie‑Britannique et de l'Alberta, elles examinent les modèles de soins actuels, les lacunes continues dans les soins, et les facteurs qui facilitent ou entravent l'élaboration, la mise en oeuvre et la durabilité de ces modèles. L'intention globale est d'établir un cadre pour aider les planificateurs et les décideurs dans le domaine de la santé à élaborer et à mettre en oeuvre des modèles innovants qui peuvent être efficaces peu importe la gravité de la maladie et dans tout le parcours thérapeutique.
« Les buts globaux sont de permettre aux gens d'obtenir des soins plus tôt dans la trajectoire de la maladie pour qu'il soit possible d'en limiter ou d'en ralentir la progression, surtout dans le cas de l'arthrose. Je m'attends à ce qu'il soit crucial à cette fin de montrer aux gens à prendre soin de leurs articulations au quotidien. Il faut que cela fasse partie de ce que l'on fait chaque jour », explique la Dre Davis.
Elle est en plus sur le point d'entreprendre un nouveau projet financé par l'entremise de la Société de l'arthrite, par suite d'une annonce de priorités des IRSC en partenariat avec l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite (IALA). Le but de ce projet sera d'essayer de comprendre pourquoi les gens, en dépit d'importantes améliorations au cours de l'année suivant le remplacement de la hanche ou du genou, ne deviennent pas plus actifs. Le projet s'inscrit dans le prolongement d'une étude subventionnée par les IRSC où la Dre Davis a pu établir que, malgré d'importantes améliorations sur le plan de la douleur et de la fonction dans leurs activités de loisirs et rôles, les gens n'avaient pas modifié la fréquence de ces activités.
« C'est inquiétant, dit la Dre Davis, parce que l'exercice, l'engagement social et l'activité physique sont essentiels pour bien vieillir. Et l'on sait aussi que l'activité physique et l'exercice sont un élément critique de la prise en charge de l'arthrite. »
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