Bouger pour ne pas figer : aider les enfants atteints d’arthrite à être en meilleure santé et plus actifs

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Dr Ciarán Duffy

Dr Ciarán Duffy
Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario

L'arthrite juvénile, qui touche environ un Canadien de moins de 16 ans sur 1 000, est la maladie chronique la plus répandue chez les enfants. On ne sait pas quelle en est la cause, et il n'existe pas à l'heure actuelle de remède. Elle résulte d'un mauvais fonctionnement du système immunitaire, qui fait que celui‑ci commence à attaquer le tissu sain. Il en résulte une inflammation des articulations, des raideurs et une douleur insoutenable. Dans certains cas, il peut même en résulter une croissance irrégulière et une incapacité physique. Tous ces facteurs font qu'il est difficile pour les enfants qui souffrent d'arthrite de s'adonner à l'activité physique et d'avoir une vie saine et active.

L'activité physique est une importante partie de la vie d'un enfant. Elle favorise une croissance et un développement sains, la bonne condition physique, et le bien‑être en général. « La recherche a montré que les enfants qui souffrent d'arthrite s'adonnent moins à l'activité physique que leurs pairs et qu'ils présentent une moins bonne forme physique. C'est une importante préoccupation », dit le Dr Ciarán Duffy du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, qui dirige l'équipe des IRSC sur le lien entre l'exercice, l'activité physique et la pathophysiologie chez les enfants souffrant d'arthrite (l'équipe LEAP) financée par les IRSC.

Le Dr Duffy et son équipe étudient un groupe d'enfants atteints d'arthrite pour déterminer l'effet de l'activité physique sur les os, les articulations, les muscles et la qualité de vie.

Les niveaux d'activité physique parmi les enfants atteints d'arthrite varient grandement, en fonction de la gravité des symptômes. « Ce que nous savons, c'est que si les articulations ne bougent pas, elles deviennent de plus en plus raides, et les enfants ont alors plus de difficulté à faire des activités physiques » , dit le Dr Duffy. « Notre but est de démontrer hors de tout doute que l'activité physique améliore le sort des enfants qui souffrent d'arthrite et d'éliminer les obstacles qui les empêchent d'en faire. » En particulier, les chercheurs espèrent montrer que l'activité physique réduit véritablement l'inflammation, ce qui a pour effet de limiter les dommages aux articulations, aux os et aux muscles. Les enfants atteints d'arthrite pourront alors s'adonner plus facilement à l'activité physique, ce qui leur permettra de mieux fonctionner sur le plan physique et d'avoir une meilleure qualité de vie globale!