La recherche sur l’arthrite avance dans la bonne direction

Kelly Barber

Kelly Barber s’accorde une pause après avoir gravi à vélo le mont Cypress à Vancouver en août 2011. Il y a quelques années, Kelly a reçu un diagnostic d’arthrose dans les deux hanches. Il a subi un remplacement de hanche au début de l’année et est en attente d’une intervention à l’autre hanche. Il demeure très actif et ne se laisse pas ralentir par l’arthrose.

Kelly Barber, 53 ans, est pompier à Coquitlam (Colombie‑Britannique). Il travaille fort, et joue fort. C'est un grand sportif depuis toujours, jouant au hockey, dévalant les pistes de ski et accumulant un nombre incalculable de kilomètres sur son vélo de ville.

Vers le milieu de la quarantaine, Kelly a commencé à ressentir de la douleur aux deux hanches. Après quelques années, cette douleur est devenue plus intense, et il a vu un médecin. Il a reçu un diagnostic d'arthrose de la hanche, une affection caractérisée par la lésion du revêtement cartilagineux aussi lisse que le téflon qui recouvre l'articulation de la hanche. Plus tôt cette année, on l'a opéré pour lui remplacer la hanche droite endommagée. Il est maintenant sur une liste d'attente pour le remplacement de la hanche gauche. Son conseil aujourd'hui : soyez actifs, mais faites preuve de modération.

Kelly n'est pas seul. Environ trois millions de Canadiens souffrent d'arthrose, qui touche le plus souvent les articulations de la hanche, du genou, de la main et de la colonne vertébrale. L'arthrose de la hanche est responsable de neuf remplacements de la hanche sur dix effectués au Canada chaque année.

Nous ne savons pas ce qui cause l'arthrose de la hanche. Malgré les preuves selon lesquelles les personnes comme Kelly qui sont extrêmement actives ou qui ont des emplois exigeants sur le plan physique sont plus à risque pour cette affection. Il semble aussi que certains types d'activité physique et une malformation récemment découverte de la hanche, appelée conflit fémoro‑acétabulaire (CFA), puissent aussi contribuer à la douleur de la hanche et finir par causer l'arthrose.

« Si nous réussissons à comprendre ce qui cause l'arthrose de la hanche, nous ferons un grand pas de plus pour la prévenir », dit le Dr John Esdaile, directeur scientifique du Centre de recherche sur l'arthrite au Canada, qui étudie la relation entre le CFA, l'activité physique et l'arthrose de la hanche.

Le Dr Esdaile est un de cinq chercheurs financés par les IRSC qui sont mis en vedette en septembre pour le Mois de sensibilisation à l'arthrite :

L'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite est un chef de file dans le milieu de la recherche sur l'arthrite. Avec ses partenaires, l'Institut appuie des activités de recherche et d'application des connaissances.