Revues Cochrane

Santé sexuelle et génésique

Interventions comportementales visant à réduire la transmission du VIH parmi les travailleurs du sexe et leur clientèle dans les pays à revenu élevé

Résumé simplifié

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui contamine le système immunitaire et en altère le fonctionnement. Il se propage par rapport sexuel vaginal ou anal non protégé, par transfusion de sang infecté, par usage de seringues contaminées et par transmission mère-enfant durant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement. Les travailleurs du sexe, c'est-à-dire les hommes, les femmes et les transgenres qui travaillent dans l'industrie du sexe, courent des risques élevés de contracter le virus.

Dans leur revue intitulée Behavioural interventions to reduce HIV transmission among sex workers and their clients in high-income countries (en anglais seulement), les auteurs ont évalué les effets d'interventions comportementales visant à réduire la transmission du VIH parmi les travailleurs du sexe et leur clientèle dans les pays « à revenu élevé », selon la classification de la Banque mondiale. La revue couvre quatre études axées sur les interventions suivantes : diffusion d'information sur le VIH et les infections transmissibles sexuellement (ITS); éducation par les pairs; dépistage des ITS et counseling volontaires.

Dans l'ensemble, les interventions comportementales ont été efficaces pour réduire la prévalence des ITS chez la clientèle et pour améliorer la connaissance du VIH, mais elles ont eu peu d'effet sur l'incidence générale des ITS ou sur l'usage des préservatifs par les travailleuses du sexe et leurs clients. La portée de ces conclusions a été limitée par le nombre d'études, puisque seulement deux sur quatre ont rendu compte de l'incidence des ITS et seulement une a rendu compte de la prévalence. Il est aussi important de noter que la prévalence a été mesurée à partir d'information déclarée volontairement, tandis que l'incidence a été établie par dépistage biologique.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Dans leur définition de « travailleurs du sexe », les auteurs ont admis qu'il pouvait s'agir d'hommes, de femmes ou de transgenres, et ils ont fait la distinction entre les hommes, les femmes et les transgenres tout au long de leur revue. Cependant, la plupart de l'information sur les risques de VIH et la prévalence du VIH parmi les travailleurs du sexe dans les pays à revenu élevé fournie dans la description du contexte repose sur des statistiques concernant les travailleuses du sexe seulement. Sur les quatre études, une a examiné des interventions ciblant des travailleuses du sexe, une autre a ciblé des clients de travailleuses du sexe. Deux ont ciblé des travailleuses du sexe dans des maisons de prostitution. Les auteurs ont souligné le besoin de recherche supplémentaire sur les effets des interventions comportementales visant à prévenir le VIH dans les pays à revenu élevé parmi les travailleurs du sexe en général, et en particulier parmi les hommes et les transgenres.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

Une des forces de cette revue est la reconnaissance par les auteurs de la pluralité des genres dans l'industrie du sexe. Ils soulignent aussi que les hommes et les transgenres travaillant dans l'industrie du sexe sont des populations négligées par la recherche.

Ainsi, une des faiblesses de cette revue est que les auteurs n'ont pas eu accès à des données spécifiques sur les hommes et les transgenres dans l'industrie du sexe, et que les travailleurs du sexe dans les pays à revenu élevé sont présentés comme un groupe homogène.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour les politiques et la pratique : Selon cette revue, les interventions comportementales incluant la diffusion d'information, le counseling et le dépistage volontaires, ainsi que l'éducation par les pairs peuvent être utiles pour réduire la prévalence des ITS et informer les travailleuses du sexe et les membres de leur clientèle sur le VIH. Sans l'affirmer explicitement, la revue laisse entendre que les résultats des interventions comportementales peuvent varier selon le genre des participants.

Implications pour la recherche : Il faut plus de recherche sur les effets des interventions comportementales visant à contenir la propagation du VIH parmi les hommes, les femmes et les transgenres travaillant dans l'industrie du sexe et leur clientèle. Il faut aussi plus de recherche sur les hommes et les transgenres travaillant dans l'industrie du sexe et leur clientèle.

OTA, E., W.M.V. WARIKI, R. MORI, N. HORI et K. SHIBUYA. « Behavioral interventions to reduce the transmission of HIV infection among sex workers and their clients in high-income countries » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systematic Reviews, 2011, no 12, article no CD006045. [DOI : 10.1002/14651858.CD006045.pub3].

Interventions sur les comportements sexuels à risque des jeunes itinérants afin de prévenir le VIH

Résumé simplifié

On appelle « jeunes itinérants » les jeunes qui sont sans domicile fixe ou à risque de le devenir pour diverses raisons. Les jeunes itinérants peuvent être des fugueurs (qui ont quitté leur foyer sans la permission de leurs parents ou de leurs tuteurs) ou des « expulsés » (qui se sont vus montrer la porte de leur foyer par leurs parents ou leurs tuteurs). Ils peuvent être partis pour échapper à la violence ou à l'instabilité, ou avoir été chassés en raison de leurs comportements déviants. Les jeunes dans ces situations courent des risques énormes de contracter le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et d'autres infections transmissibles sexuellement (ITS). Même si leur groupe d'âge est généralement associé à l'expérimentation sexuelle, les jeunes itinérants sont particulièrement vulnérables aux ITS et au VIH en raison de leur accès limité aux services de santé et de leur situation spéciale qui favorise les comportements à risque.

Dans leur revue intitulée Interventions to modify sexual risk behaviours for preventing HIV in homeless youth (en anglais seulement), les auteurs ont tenté d'évaluer l'efficacité d'interventions visant à modifier les comportements sexuels des jeunes itinérants afin de les protéger du VIH. Aux fins de la revue, les jeunes ont été définis comme des personnes de 12 à 24 ans.

Les auteurs ont recensé seulement trois études répondant aux critères de leur revue. En raison du manque de recherche sur le VIH chez les jeunes itinérants et des grandes différences dans la façon dont les trois études ont été exécutées et publiées, les auteurs se sont avoués incapables de tirer des conclusions sur l'impact des interventions visant à modifier les comportements sexuels à risque et, par conséquent, à prévenir le VIH chez les jeunes itinérants. Deux études ont rapporté une réduction mineure des comportements sexuels à risque et une légère hausse de l'usage des préservatifs. Cependant, ces conclusions n'étaient pas statistiquement significatives.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les trois études incluaient des participants des deux sexes et indiquaient la répartition des participants selon le sexe. La proportion de sujets de sexe féminin variait entre 34 % et 59 %.

Les auteurs n'ont pu se livrer à une méta-analyse en raison de l'hétérogénéité des interventions/résultats et de l'absence de normes de communication des résultats. Les auteurs ont plutôt présenté de l'information descriptive pour chaque étude. Une des études a rapporté des changements chez les sujets de sexe féminin (nombre de partenaires, nombre de relations sexuelles sans protection, refus de relations sexuelles sans protection), mais ces conclusions n'étaient pas statistiquement significatives. Une autre étude a rapporté une hausse de l'utilisation auto-déclarée des préservatifs chez les sujets de sexe masculin et féminin, tandis que la troisième n'a rapporté aucun effet significatif.

Les auteurs n'ont pu tirer de conclusion non plus sur l'efficacité d'une approche interventionnelle tenant compte du genre – autrement dit, de l'adaptation des interventions au genre des participants.

Quelles sont les forces et faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

Même si les auteurs n'ont pu se livrer à une méta-analyse ni, par conséquent, à une analyse par sous-groupe, une des forces de leur revue est d'avoir tenu compte des différences entre les expériences des jeunes itinérants de sexe masculin et féminin dans la description du contexte de la revue.

Cependant, une des faiblesses de la revue est que les auteurs confondent implicitement genre et sexe. De plus, la revue ne tient pas compte de l'orientation sexuelle et ne reconnaît pas les particularités possibles des jeunes lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels vivant dans l'itinérance. Cela dit, la désagrégation de données d'étude selon le sexe n'est pas sans risque et peut induire un biais si l'étude n'a pas été conçue spécifiquement pour évaluer l'interaction entre l'intervention et le sexe ou l'orientation sexuelle des participants. Il est important de tenir compte des différences sexuelles dans la conception des études préliminaires.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour la pratique : Avant qu'on puisse recommander des pratiques, il faudra plus de recherche sur l'efficacité des interventions visant à modifier les comportements sexuels à risque chez les jeunes itinérants. Cela dit, les données probantes présentées dans la revue révèlent la nécessité de réévaluer les approches interventionnelles afin d'optimiser leur impact sur les jeunes itinérants de sexe masculin.

Implications pour la recherche : Il faudra plus de recherche sur les interventions visant à prévenir le VIH chez les jeunes itinérants, surtout pour produire des données désagrégées. Il sera aussi important que les études suivent des méthodes de communication des résultats plus rigoureuses pour permettre des méta-analyses et des analyses par sous-groupe ultérieures.

NARANBHAI, V., Q. ABDOOL KARIM, A. MEYER-WEITZ. « Behavioural interventions to modify sexual risk behaviours for preventing HIV in homeless youth » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systematic Reviews, 2011, no 1, article no CD007501. [DOI : 10.1002/14651858.CD007501.pub2].


Travail et santé

Les conditions de travail souples et leurs effets sur la santé et le bien-être des employés

Résumé simplifié

Le type et le milieu de travail constituent d'importants déterminants sociaux de la santé. Des recherches antérieures ont démontré que les emplois qui ne permettent pas une autonomie individuelle (emplois exigeants où le pouvoir décisionnel des employés est restreint) sont stressants. Ces genres d'emplois peuvent faire augmenter le risque de maladie cardiaque ou de trouble mental d'une personne, et l'obliger à s'absenter plus souvent du travail pour cause de maladie.

Le but de cette revue était d'étudier les effets des conditions de travail souples sur la santé et le bien-être des employés (en anglais seulement). Des études sur six différents types d'interventions ont été considérées : établissement de son propre horaire (travail par postes); horaire variable; heures supplémentaires; retraite graduelle/partielle; temps partiel involontaire; contrat à durée déterminée.

Dans l'ensemble, la revue a révélé que les interventions qui conféraient des assouplissements aux employés et leur permettaient de décider davantage de leurs conditions de travail amélioraient des aspects de leur santé et de leur bien-être. Des analyses par sous-groupes ayant été faites dans peu d'études, il a été difficile de déterminer de quelle façon des conditions de travail souples pouvaient influer sur les inégalités en matière de santé. Pour combler cette lacune, il faudra examiner dans des recherches futures les différences dans les résultats pour des groupes socioéconomiques différents, ou des catégories professionnelles différentes (c.-à-d. travailleurs manuels, travailleurs de bureau, cadres).

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les auteurs ont déterminé que les conditions de travail avaient des implications sur le plan de l'équité entre les hommes et les femmes, étant donné que ces dernières sont plus susceptibles d'occuper des emplois dont les conditions sont souples. Sur les dix études considérées dans la revue, seulement une présentait des données par sexe. Dans cette étude, 82,5 % des participants étaient des hommes, et les auteurs n'ont pu trouver de corrélations statistiquement significatives entre les heures supplémentaires et le besoin de récupérer ou la détresse psychologique ni chez les hommes ni chez les femmes. Les effets des interventions par sexe ne sont pas rapportés dans les autres études. Dans la plupart des études, les populations étaient homogènes (par exemple, dans un cas, on avait des sages-femmes, et dans un autre, du personnel d'entretien masculin de ligne aérienne). Il est donc difficile d'étendre les résultats à d'autres populations.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

Les auteurs affirment que, d'après les études considérées, les femmes sont souvent surreprésentées dans les emplois dont les conditions sont souples. C'est un important point de la revue. Pour cette raison, les auteurs avaient prévu faire des analyses pour des sous-groupes, par sexe. Cependant, puisque seulement une étude présentait des données par sexe, la disponibilité de recherche primaire a limité la revue, et les auteurs n'ont pu procéder à ces analyses. Les effets différentiels sur la santé de conditions de travail souples chez les hommes et les femmes ne peuvent être déterminés pour l'instant.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour les politiques et la pratique : Il a été démontré que des conditions de travail qui donnent aux employés une plus grande marge de manoeuvre amélioraient certains aspects de leur santé et de leur bien-être.

Implications pour la recherche : D'autres recherches doivent porter sur les effets des conditions de travail souples sur la santé. Des études primaires à venir doivent examiner les différences dans l'efficacité des interventions selon le sexe.

JOYCE, K., R. PABAYO, J.A. CRITCHLEY, C. BAMBRA. « Flexible working conditions and their effects on employee health and wellbeing » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systematic Reviews, 2010, no 2, article no CD008009. [DOI : 10.1002/14651858.CD008009.pub2].

Semelles intérieures pour la prévention et le traitement des maux de dos

Résumé simplifié

Les maux de dos sont un des problèmes de santé les plus répandus dans les pays développés. Il existe de nombreuses études sur les différentes interventions pour aider à réduire ou à traiter ces maux, dont le recours aux semelles intérieures dans les chaussures. Ces semelles visent à absorber les chocs, à limiter la pronation des chevilles (rotation interne) à la marche et à améliorer l'équilibre.

Cette revue a porté sur l'utilisation de semelles sur mesure ou universelles pour la prévention et le traitement des maux de dos, comparativement à un placebo, à aucune intervention ou à d'autres interventions comme d'autres semelles (fausses semelles). Six études ont fait partie de la revue. Les trois plus grandes études ont traité des semelles intérieures pour la prévention des maux de dos chez les hommes dans l'armée. Parmi les trois autres études, l'une ne comprenait que des femmes, une autre portait sur une population mixte, et la dernière portait sur des étudiants en sciences infirmières sans préciser la proportion de femmes. Ces trois études ont abordé à la fois la prévention et le traitement des maux de dos.

En général, la revue a montré que l'utilisation des semelles intérieures n'entraînait pas de différences importantes dans la prévention des maux de dos. Pour ce qui est du traitement des maux de dos, les auteurs concluent qu'il n'y pas assez de données pour établir l'efficacité des semelles intérieures dans la réduction de la douleur.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les trois plus vastes essais inclus dans la revue ont porté sur les hommes seulement. Des 2061 participants, les auteurs supposent, selon les données, qu'une personne était une femme. Les trois autres études comprenaient des hommes et des femmes. Toutefois, l'analyse de sous-groupe n'était pas terminée (ni prévue). La revue ne tient pas compte du sexe ni du genre.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

Cette revue est limitée par les données disponibles tirées des études primaires. La revue ne signale pas les différences, selon le sexe, dans l'efficacité des semelles intérieures pour prévenir ou traiter les maux de dos. La moitié des études incluses ont porté sur la prévention des maux de dos, et seulement des hommes y ont participé. Les autres études ont abordé la prévention et le traitement des maux de dos. Parmi ces dernières, deux études comportaient des populations mixtes, et l'une portait uniquement sur des femmes. La revue ne tient pas compte des différents comportements concernant les chaussures pour hommes et celles pour femmes, et les plus vastes études incluses dans la revue s'intéressent toutes à des hommes portant les mêmes chaussures, ce qui signifie que les résultats ne peuvent pas être généralisés à d'autres populations.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour les politiques et la pratique : Les données ne démontrent pas l'utilité des semelles intérieures pour la prévention des maux de dos, et il n'y a pas assez de données pour déterminer si les semelles intérieures constituent un traitement efficace contre les maux de dos.

Implications pour la recherche : Il faut plus de recherche pour déterminer le rôle des semelles intérieures dans la prévention et le traitement des maux de dos. La recherche éventuelle devrait comprendre des données selon le sexe pour déterminer l'efficacité des semelles intérieures tant pour les hommes que pour les femmes et elle devrait tenir compte des différences possibles quant à l'adaptabilité des chaussures aux semelles intérieures et à l'observance thérapeutique.

SAHAR, T., M.J. COHEN, V. NE'EMAN, L. KANDEL, D.O. ODEBIYI, I. LEV, M. BREZIS, A. LAHAD. « Insoles for prevention and treatment of back pain » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systematic Reviews, 2007, no 4, article no CD005275. [DOI : 10.1002/14651858.CD005275.pub2].


Violence

Programmes de prévention secondaire à l'école pour prévenir la violence

Résumé simplifié

Selon l'Organisation mondiale de la santé, on définit la violence par : « menace ou utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre soi-même, contre autrui ou contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d'entraîner un traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un maldéveloppement ou des privations »1.

Dans leur revue « School-based secondary prevention programmes for preventing violence » (en anglais seulement), Mytton et coll. ont étudié les effets des programmes de prévention de la violence à l'école pour les enfants et les adolescents qui ont été définis comme étant agressifs ou susceptibles de le devenir. Les interventions comprises dans la revue visaient à réduire la colère, l'intimidation, la violence, les agressions ou les conflits, ou avaient pour but d'aider, au moyen de programmes à l'école, les jeunes qui ont des problèmes de conduite ou un trouble oppositionnel avec provocation. Certains des programmes à l'école ont été offerts en même temps que des interventions communautaires ou de la formation pour les parents.

Dans l'ensemble, cette revue conclut que les programmes de prévention à l'école semblent améliorer le comportement aux niveaux primaire et secondaire, et cet effet se poursuit jusqu'à 12 mois après l'intervention.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Des 56 études faisant partie de la revue, 34 étaient des essais qui convenaient à des méta-analyses. Il y avait 2939 étudiants et étudiantes dans ces 34 études, 12 études ont été menées seulement auprès de groupes de garçons et 22 auprès de groupes mixtes. Les auteurs ont effectué une analyse préétablie de sous-groupes sur l'effet du sexe des participants, qui montrait que les interventions ont été efficaces quand elles ont été faites dans des groupes qui comprenaient des garçons seulement et des groupes mixtes. Les différences après les interventions dans les agressions observées étaient plus élevées pour les groupes mixtes (2234 participants et participantes, MDS = -0.45; IC à 95 % CI -0.64 à -0.26) que pour les groupes de garçons (705 participants, MSD = -0.35; IC à 95 % CI -0.61 à -0.08). Toutefois, le chevauchement substantiel dans les intervalles de confiance laisse entendre que la différence peut être due au hasard seulement. Une seule étude ne comprenait que des filles et a été exclue de la méta-analyse.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

Une des forces de cette revue est que les auteurs ont effectué une analyse préétablie de sous-groupes. De plus, ils n'ont planifié qu'un petit nombre d'analyses de sous-groupes. Ainsi, ils ont réduit le risque de résultats faussés.

Une des faiblesses de cette revue est que les auteurs n'ont pas eu accès aux données désagrégées selon le sexe; nous avons donc peu d'information sur les participantes. L'analyse de sous-groupes montre que les interventions fonctionnent dans les groupes de garçons seulement et dans les groupes qui comprennent des filles et des garçons. Cela pourrait soulever le rôle du genre, mais ce n'est pas étudié. De plus, les auteurs auraient pu se servir d'une importante base de données probantes sur la nature de la violence selon le genre pour situer les conclusions de leur revue.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour les politiques et la pratique : Les interventions pour la prévention de la violence sont efficaces pour améliorer le comportement quand elles sont faites auprès de groupes mixtes ou de groupes de garçons seulement.

Implications pour la recherche : Il faut faire de la recherche sur les effets des interventions au-delà de 12 mois et l'effet des interventions pour les participantes.

MYTTON, J.A., C. DIGUISEPPI, D. GOUGH, R.S. TAYLOR, S. LOGAN. « School-based secondary prevention programmes for preventing violence », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2006, no 3, article no CD004606. [DOI : 10.1002/14651858.CD004606.pub2].


Médicaments

Efficacité des antidépresseurs pour la cessation du tabagisme

Interventions cliniques

Efficacité des antidépresseurs pour la cessation du tabagisme

Résumé simplifié

La cessation du tabagisme peut produire des symptômes dépressifs chez les fumeurs, chez qui on a constaté une prévalence accrue de la dépression. Même si les effets antidépresseurs de la nicotine font de la thérapie de remplacement de la nicotine (TRN) un outil prisé pour la cessation du tabagisme, certaines personnes préfèrent les produits sans nicotine. Les antidépresseurs constituent une autre possibilité de traitement pour favoriser la cessation du tabagisme. Ces médicaments peuvent soulager les symptômes dépressifs résultant du sevrage de la nicotine ou remplacer son effet antidépresseur. De plus, les antidépresseurs sont efficaces même chez les personnes n'ayant pas d'antécédents de dépression.

Dans leur revue, Antidepressants for smoking cessation (en anglais seulement), Hughes et ses collaborateurs ont comparé l'efficacité des antidépresseurs à celle d'un placebo ou d'un autre traitement contribuant à la cessation du tabagisme. L'efficacité théorique était définie comme l'abstinence ou une réduction du nombre de cigarettes fumées de 50 % ou plus par rapport aux données de référence. Parmi les essais cliniques randomisés, 49 portaient sur le bupropion, 9 sur la nortriptyline, 4 sur la fluoxétine, 3 sur la sélégiline, 1 sur la paroxétine, 1 sur la sertraline et 1 sur la venlafaxine.

Les participants comprenaient des fumeurs et des personnes ayant récemment cessé de fumer. Dans l'ensemble, les auteurs ont trouvé que le buproprion et la nortriptyline étaient efficaces à long terme pour la cessation du tabagisme, mais que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (comme la fluoxétine) ne l'étaient pas. Ils ne recommandent pas la nortriptyline comme traitement de première intention en raison de la possibilité d'effets indésirables importants. Les données n'étaient pas concluantes quant aux autres antidépresseurs. Les auteurs de la revue concluent que le sexe n'influe pas invariablement sur l'efficacité théorique du buproprion utilisé pour la cessation du tabagisme.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les auteurs reconnaissent qu'une analyse par sous-groupes en fonction du sexe n'était pas possible parce que trop peu d'études ont fait état des taux de cessation du tabagisme selon le genre et le sexe. Une méta-analyse de 2004 portant principalement sur les résultats à court terme montre que même si les femmes parviennent en général plus difficilement que les hommes à cesser de fumer, l'efficacité du bupropion était la même pour les deux sexes. En revanche, l'analyse par sous-groupes d'une étude particulière révélait que les femmes semblent profiter davantage que les hommes de la médication. Globalement, les auteurs de la revue concluent que le genre ou le sexe n'influe pas invariablement sur l'efficacité théorique du bupropion.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe

Cette revue est limitée par les données tirées des études primaires. Les essais cliniques font état de l'efficacité théorique des antidépresseurs pour aider à la cessation du tabagisme. Cependant, la plupart des études ne comprennent pas de découpage des données selon le genre ou le sexe des participants. Il n'est donc pas possible de faire d'analyse par sous-groupes en fonction du sexe.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Répercussions sur les politiques et la pratique : Les données actuelles appuient l'utilisation du bupropion et de la nortriptyline dans la pratique clinique pour favoriser la cessation du tabagisme. L'efficacité supérieure du bupropion et de la nortriptyline par rapport à la TRN n'est pas démontrée.

Répercussions sur la recherche : Les auteurs sont d'avis que la poursuite des recherches est nécessaire pour déterminer quels antidépresseurs ou classes d'antidépresseurs sont efficaces pour la cessation du tabagisme. Puisque plusieurs essais ont rapporté des disparités selon le sexe, d'autres recherches devraient comparer séparément les effets des antidépresseurs sur la cessation du tabagisme chez les femmes et les hommes, pour déterminer s'il existe une différence.

Hughes, J.R., L.F. Stead, T. Lancaster. « Antidepressants for smoking cessation » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systemic Reviews, 2011, no 8, article no CD000031. [DOI : 10.1002/14651858.CD000031.pub3].

Les antioxydants préviennent-ils la mortalité?

Interventions cliniques

Les antioxydants préviennent-ils la mortalité?

Résumé simplifié

Le stress oxydatif peut accroître les risques de cancer et de maladie cardiovasculaire, deux des principales causes de décès dans les pays développés. Il pourrait être évité par la consommation des vitamines et des oligo-éléments qu'offre une saine alimentation. Nombreux sont ceux qui prennent des suppléments d'antioxydants dans l'espoir d'améliorer leur santé. Bien que des recherches antérieures sur des animaux et des modèles physiologiques donnent à penser qu'une supplémentation en antioxydants pourrait contribuer à prolonger la vie, des études observationnelles révèlent qu'elle n'aurait aucun effet et même qu'elle pourrait nuire à la santé.

Dans leur revue intitulée Antioxidant supplements for prevention of mortality in healthy participants and patients with various diseases (en anglais seulement), Bjelakovic et al. ont comparé les effets des suppléments d'antioxydants (bêta-carotène, vitamine A, vitamine C, vitamine E et sélénium) pour prévenir la mortalité chez les adultes au recours à un placebo ou à aucune intervention. La revue a englobé 78 essais cliniques randomisés. Cinquante-deux essais ont mis à contribution des participants souffrant de diverses maladies dans un état stable, alors que des participants en santé ont pris part aux 26 autres essais.

Dans l'ensemble, les auteurs n'ont pas pu démontrer que la prise de suppléments d'antioxydants pouvait prévenir la mortalité chez l'adulte. En conclusion, le recours à une supplémentation en antioxydants comme mesure préventive ne peut donc pas être recommandé.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Au total, 78 essais randomisés menés auprès de 296 707 participants ont fait état de la mortalité. Soixante-treize essais sur soixante-dix-huit faisaient état du sexe des personnes. La proportion moyenne de femmes dans ces essais était de 46 %. Les essais comptant des femmes enceintes et des enfants parmi les sujets ont été exclus en raison du besoin de ces personnes de prendre un ou plusieurs suppléments d'antioxydants. Autrement, la revue n'a pas tenu compte du sexe ni du genre.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard du sexe et du genre?

De manière générale, les essais compris dans cette revue représentent adéquatement les deux sexes. Des 73 essais faisant état du sexe, près de la moitié des participants étaient des femmes. Toutefois, cette revue ne portait pas sur les différences, selon le sexe, des effets des antioxydants pour prévenir la mortalité. Par ailleurs, aucune analyse par sous-groupes selon le sexe n'a été planifiée ni réalisée. Il serait intéressant, à l'occasion d'autres études dans la foulée de cette revue, d'établir s'il existe des différences selon le sexe ou le genre en ce qui touche les effets observés.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Répercussions sur les politiques et la pratique : Il n'y a pas suffisamment de données probantes appuyant le recours à des suppléments d'antioxydants pour réduire la mortalité chez les adultes. En fait, le bêta-carotène et, peut-être, les vitamines E et A pourraient même accroître les taux de mortalité. Par conséquent, les auteurs ne peuvent recommander ces suppléments.

Répercussions sur la recherche : Les auteurs recommandent la mise en œuvre de mesures législatives régissant une évaluation adéquate des suppléments d'antioxydants avant leur mise en marché. Dans les recherches à venir, il faudrait examiner séparément les effets des suppléments d'antioxydants chez la femme et chez l'homme afin de vérifier s'il existe un effet différentiel.

Bjelakovic, G., Nikolova, D., Gluud, L.L., Simonetti, R.G., Gluud, C. « Antioxidant supplements for prevention of mortality in healthy participants and patients with various diseases » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systematic Reviews, 2012, no 3, article no CD007176. [DOI : 10.1002/14651858.CD007176.pub2].

Amélioration de la densité osseuse chez l'enfant par la supplémentation en vitamine D

Cochrane Journal Club (en anglais seulement)
Fichier balado (en anglais seulement)
Sommaire de la revue (en anglais seulement)

Pertinence pour le sexe ou le genre

La vitamine D contribue à la santé des os de trois façons importantes : 1) elle aide l'organisme à puiser plus de calcium dans les aliments; 2) elle aide les os à absorber plus de calcium ; et 3) elle aide l'organisme à conserver son calcium. Ces fonctions sont particulièrement importantes chez les enfants, car le développement de la masse osseuse dans l'enfance influe sur les risques de fracture et d'ostéoporose (os faibles, fragiles) plus tard dans la vie.

Dans leur revue Cochrane (en anglais seulement), Winzenberg et al. ont cherché à savoir si les suppléments de vitamine D peuvent améliorer la densité minérale osseuse des enfants. Un de leurs objectifs était de comparer les effets de la vitamine D selon le sexe. Pour ce faire, les auteurs se sont livrés à des analyses de sous-groupes basées sur le sexe.

Les auteurs mentionnent l'âge et le groupe ethnique des participants au début de leur analyse, sans toutefois préciser la répartition des participants selon le genre ou le sexe. La répartition inégale des données entre les sexes est mentionnée la première fois à la page 15 dans un commentaire sur l'hétérogénéité (« Une seule étude a été faite sur des sujets masculins »). Ils indiquent cependant la proportion de sujets masculins et féminins dans les tableaux résumant les caractéristiques des principales études couvertes par leur revue. De plus, les résultats sont rapportés selon le sexe pour chaque étude, même les études qui portaient sur un seul sexe (p. ex. M = 0 %, F = 100 %). L'usage du terme « sexe » par opposition au terme « genre » est constant et justifié.

À partir des tableaux résumant les caractéristiques des études principales, le lecteur peut conclure que parmi les six études couvertes par les méta-analyses (total n = 884), cinq portaient uniquement sur des sujets féminins (n = 712) et une portait uniquement sur des sujets masculins (n = 172). Ainsi, lorsque les données de toutes les études sont mises en commun pour les méta-analyses, les résultats sont fortement influencés par les données féminines (80 % du total). Les auteurs soulignent que le manque de données sur des sujets masculins constitue une lacune importante.

Lorsque les données sur des sujets masculins et féminins ont été mises en commun, la prise de suppléments de vitamine D n'était pas associée à une amélioration notable de la densité osseuse dans tout le squelette, ni de la densité minérale osseuse (DMO) du rachis lombaire. Cependant, une revue séparée des données sur les sujets masculins et féminins a révélé une amélioration notable de la DMO du rachis lombaire chez les sujets féminins (P = 0,04), mais non chez les sujets masculins (P = 0,93).

WINZENBERG, T.M., S. POWELL, K.A. SHAW, G. JONES. « Vitamin D supplementation for improving bone mineral density in children », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2010, no 10, article no CD006944. [DOI : 10.1002/14651858.CD006944.pub2].

La pharmacothérapie contre l'hypertension artérielle chez les femmes de différentes races

Pertinence pour le sexe ou le genre

L'hypertension artérielle accroît le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) et de maladie du coeur. Les facteurs de risque de l'hypertension sont nombreux, certains pouvant être maîtrisés (p. ex. poids, apport en sodium), et d'autres non (p. ex. sexe, âge, race). L'hypertension artérielle peut être traitée avec des médicaments d'ordonnance (pharmacothérapie).

La revue Cochrane de la pharmacothérapie contre l'hypertension artérielle chez les femmes de différentes races (en anglais seulement) est quelque peu inhabituelle, en ce sens que la plupart des revues Cochrane ne sont pas explicitement restreintes à un sexe, et lorsqu'elles le sont, la justification est biologique (p. ex. revues portant sur les césariennes ou le cancer de la prostate). Les auteurs défendent leur choix de population en signalant que les recommandations thérapeutiques pour les femmes sont basées sur des données qui combinent les résultats pour les hommes et les femmes. Ils ajoutent qu'il faut des renseignements sur les effets différentiels des traitements par race et âge, la puissance statistique d'études isolées n'étant pas suffisante souvent pour faire apparaître les différences entre les races et les sexes par des analyses de sous groupes.

Les conclusions de la revue mettent en relief le besoin de considérer l'intersectionnalité parmi les déterminants de la santé. Par exemple, les auteurs ont constaté que le traitement de l'hypertension réduisait le risque de décès toutes causes confondues chez les femmes afro américaines (risque relatif de 0,66; intervalle de confiance à 95 % : 0,51 0,86) et les femmes de plus de 54 ans (risque relatif de 0,89; intervalle de confiance à 95 % : 0,80 1,00). Toutefois, traiter l'hypertension chez les jeunes femmes blanches (30 à 54 ans) n'a pas entraîné de réduction significative du risque de décès toutes causes confondues (risque relatif de 1,08; intervalle de confiance à 95 % : 0,73 1,58).

QUAN, A.P., K. KERLIKOWSKE, F. GUEYFFIER, J.P. BOISSEL, INDANA Investigators. « Pharmacotherapy for hypertension in women of different races », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2000, no 3, article no CD002146. [DOI : 10.1002/14651858.CD002146].


Prévention

Programmes scolaires universels de prévention de l'abus d'alcool chez les jeunes

Résumé simplifié

L'abus d'alcool consiste à consommer de l'alcool au point où cela entraîne des problèmes mentaux, physiques ou sociaux à court ou à long terme. L'abus d'alcool est particulièrement préoccupant pour la santé des jeunes : parmi les 15-24 ans, l'alcool est la cause de 25 % des décès chez les hommes et de 10 % chez les femmes. Les programmes de prévention scolaires à grande échelle visent à décourager et à prévenir l'abus d'alcool au sein de ce groupe.

Dans leur revue, « Universal school-based prevention programs for alcohol misuse in young people » (en anglais seulement), Foxcroft et Tsertsvadze ont vérifié l'efficacité de ces programmes auprès des moins de 18 ans. Ils ont étudié des programmes ciblant l'abus d'alcool et des programmes à portée plus générale (visant une plus grande variété de comportements, comme la consommation de tabac et de drogue et les conduites antisociales). La revue a couvert 53 essais composés de différentes combinaisons des interventions suivantes : formation en résolution de problèmes, en résistance à la pression des pairs et en développement de la capacité de décision; information sur les avantages, les préjudices et les conséquences de l'abus d'alcool; développement de la résilience; changement des attitudes et des croyances normatives; développement de l'estime de soi; et développement des habiletés sociales.

Dans l'ensemble, les interventions préventives ciblant exclusivement l'abus d'alcool ont produit certaines améliorations comparativement au programme standard; des avantages ont été rapportés dans six des 11 essais. Parmi les 39 essais sur des programmes d'intervention généraux visant à prévenir divers comportements problématiques, un impact positif sur l'abus d'alcool a été observé dans certains cas seulement (14 sur 39).

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les auteurs de la revue ont souligné que deux essais ont porté sur des hommes seulement; parmi les essais mixtes, la proportion d'hommes se situait entre 36,5 % et 62 %. Dix essais n'ont fait aucune mention du sexe ou du genre dans la répartition des sujets étudiés.

En raison de l'hétérogénéité des populations, des résultats et des interventions, les auteurs n'ont pas effectué de méta-analyse et n'ont donc pas pu faire d'analyse préétablie de sous-groupes selon le sexe. Ils ont plutôt rapporté leurs résultats sous forme textuelle (c.-à-d. en utilisant des mots, plutôt que des statistiques, pour résumer leurs conclusions).

Dans un des essais ciblant l'abus d'alcool, l'intervention était nettement associée à un taux de consommation hebdomadaire moyen moindre que dans les groupes témoins. Des analyses de sous-groupes ont révélé une réduction de la consommation d'alcool hebdomadaire chez les femmes, mais pas chez les hommes. Dans un autre essai évaluant une intervention générale sur des comportements multiples, les programmes de prévention n'ont pas entraîné de réduction importante de l'abus d'alcool au niveau de l'ensemble du groupe; cependant, leur impact a été plus marqué chez les hommes (RC = 0,64; 95 % IC 0,49, 0,85) que chez les femmes (RC = 0,86; 95 % IC 0,63, 1,18).

Les auteurs de la revue ont parlé des différences observées entre les sexes dans les essais, notant que « puisque l'étude d'échantillons plus petits réduit l'efficacité statistique, il se peut que des effets importants dans certains sous-groupes soient passés comme étant statistiquement non significatifs (p. ex. effets plus faibles chez les femmes) » (p. 14) et que « les analyses de sous-groupes par des tests multiples peuvent entraîner des erreurs de type I et des corrélations importantes faussées (p. ex. effets positifs observés chez les hommes, mais pas chez les femmes) » (p. 14). Ils laissent entendre que la revue exclusive des effets principaux pouvait faire omettre des effets potentiels dans certains sous-groupes (p. ex. effets plus marqués chez les hommes). Ils terminent en faisant valoir « que le genre et la consommation d'alcool de base sont des modérateurs potentiels des effets et que le fait de ne pas en tenir compte dans l'analyse peut entraîner une certaine négligence par rapport aux effets dans certains sous-groupes » (p.14).

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

La plus grande force de cette revue est l'analyse soignée et réfléchie des auteurs sur les défis statistiques associés aux analyses de sous-groupes selon le sexe. Les auteurs démontrent leur compréhension claire des difficultés associées à l'usage exclusif des moyennes et donnent en exemple le genre/sexe pour étayer cet argument. De plus, ils ont préétabli des analyses de sous-groupes selon le genre et ont indiqué la proportion d'hommes et de femmes dans les essais. Les auteurs ont souligné l'importance du genre dans le résumé de la revue : ils ont remarqué que l'impact des interventions était influencé par le genre. Il s'agit là d'une autre force de cette revue, étant donné que la mention de l'influence du genre dans le résumé aide à la fois les décideurs et les chercheurs à considérer cette revue comme pertinente par rapport au genre/sexe.

Une des faiblesses de cette revue est l'usage du terme « genre » pour décrire des caractéristiques biologiques (c.-à-d. les auteurs utilisaient « genre » en parlant du sexe biologique). De plus, le terme « sexe » est utilisé dans cette revue en parlant des garçons et des filles. Pour accroître leur utilité et leur applicabilité, les revues Cochrane devront s'efforcer d'employer plus uniformément les termes « sexe » et « genre ».

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour les politiques et les pratiques : Cette revue démontre que le sexe des participants peut influencer les résultats des programmes scolaires de prévention de l'abus d'alcool. Même si le genre n'a pas été abordé directement dans la revue, il est probable que la différence des effets des programmes de prévention soit étroitement liée aux rôles des genres et aux liens entre ces rôles et la consommation/l'abus d'alcool.

Implications pour la recherche : Nous aurons besoin de recherche évaluant le rôle du genre dans les programmes scolaires de prévention de l'abus d'alcool.

FOXCROFT, D.R., A. TSERTSVADZE. « Universal school-based prevention programs for alcohol misuse in young people », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2011, no 5, article no CD009113. [DOI : 10.1002/14651858.CD009113].

Interventions psychosociales de réduction des comportements à risque pour prévenir le VIH chez les consommateurs de drogues

Pertinence pour le sexe ou le genre

Dans leur revue « Psychosocial interventions for reducing injection and sexual risk behaviour for preventing HIV in drug users » (en anglais seulement), Meader et al. ont étudié l'efficacité des interventions psychosociales à plusieurs séances (c.-à-d. au moins trois séances par individu/groupe combinant la sensibilisation et le développement des compétences) pour l'injection et les comportements sexuels à risque qui sont associés à l'infection à VIH. Ceux et celles qui abusent de cocaïne, d'opiacés ou d'une combinaison des deux étaient admissibles.

Le groupe de revue a conclu qu'il y a des différences minimales entre les interventions psychosociales à plusieurs séances et les interventions de sensibilisation standards tant pour l'injection que pour les comportements sexuels à risque, mais que les groupes unisexes pourraient en tirer un meilleur parti (p. 2).

Les auteurs rapportent que les essais menés sur des groupes unisexes (surtout les groupes de femmes) paraissaient légèrement plus efficaces, mais il est très difficile de déterminer quelles études étaient limitées aux femmes et celles qui étaient limitées aux hommes. L'examen du tableau des études incluses montre qu'il y avait sept études limitées aux femmes (échantillon total = 1324) et une seule étude limitée aux hommes (échantillon = 152). Il aurait été utile de le signaler dans les résultats. De plus, il est surprenant que les auteurs n'aient pas effectué d'analyses de sous-groupes selon le genre ou le sexe. Ils ont plutôt effectué des analyses de la composition des sous-groupes selon le sexe, en utilisant la notion de « genre » dans le texte (interventions auprès de groupes mixtes par rapport à des interventions auprès de groupes unisexes). En outre, étant donné la proportion d'études sur les femmes seulement comparativement aux études sur les hommes seulement, on ne sait pas de façon claire si c'était le facteur du groupe unisexe ou celui du groupe de femmes seulement qui a eu un impact important sur l'efficacité des interventions.

MEADER, N., R. LI, D.C. DES JARLAIS, S. PILLING. « Psychosocial interventions for reducing injection and sexual risk behaviour for preventing HIV in drug users », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2010, no 1, article no CD007192. [DOI : 10.1002/14651858.CD007192.pub2].

Dépistage de l'anévrisme aortique abdominal

Pertinence pour le sexe ou le genre

Un anévrisme est l'élargissement ou la saillie, en forme de ballon, d'un vaisseau sanguin. La paroi du vaisseau sanguin se trouve affaiblie, d'où le risque de rupture (qui peut être mortelle). Dans un anévrisme aortique abdominal (AAA), le vaisseau sanguin touché est l'aorte abdominale, qui transporte le sang oxygéné du coeur à l'abdomen, aux jambes et au bassin.

Dans leur revue du dépistage de l'AAA (en anglais seulement), Cosford et coll. indiquent dans le résumé que de 5 à 10 % des femmes de 65 à 79 ans ont un AAA, mais ne font pas mention de la prévalence dans d'autres groupes d'âge d'hommes et de femmes. Le premier commentaire sur le fardeau de la maladie chez les femmes est présenté à la section Méthodes de la revue, où les auteurs signalent que « l'incidence par âge de l'anévrisme de l'aorte est plus faible chez les femmes que chez les hommes, bien que le taux annuel de rupture soit plus élevé [chez elles] (Brown 1999). Cela peut modifier le rapport coût efficacité du dépistage entre les hommes et les femmes. » (p. 3)

Les auteurs indiquent que quatre études ont été considérées dans la revue, dont seulement une incluait des femmes (127 891 hommes et 9 342 femmes). Toutefois, lorsque les résultats sont présentés séparément pour les hommes et les femmes, et les auteurs utilisent des termes relatifs au sexe (hommes et femmes). Il n'est donc pas clair s'ils avaient en tête le sexe ou le genre.

Des méta-analyses ont montré que le dépistage de l'AAA réduisait de façon significative l'incidence de la mortalité par AAA chez les hommes (trois études, RR 0,60, IC 95 % : 0,47 0,78; p = 0,00011), mais non chez les femmes (une étude, RR 1,99, IC à 95 % : 0,36 10,88; p = 0,43). De même, l'incidence de la progression vers une rupture de l'AAA était réduite de façon significative chez les hommes (une étude : p = 0,048), mais non chez les femmes (une étude : p = 0,66). Aucune réduction significative de la mortalité toutes causes confondues n'a été observée chez les hommes ou chez les femmes (trois études chez les hommes et une chez les femmes).

Les rapports selon le sexe et le genre dans cette revue ne sont pas bien structurés et peuvent même être trompeurs. À la première ligne de la section Discussion, les auteurs indiquent que « les résultats semblent prouver d'importants avantages chez les hommes » (p. 7). Les résultats non significatifs sur le plan statistique pour les femmes ne sont explicitement signalés que beaucoup plus tard dans la section. Les auteurs précisent qu'une des incertitudes dans la revue s'explique par le peu d'information sur les avantages et les risques du dépistage chez les femmes [« nombres insuffisants pour produire des résultats utiles » (p. 7)]. Malgré le fait que les données sur les effets chez les femmes sont limitées, les auteurs généralisent plus loin que disant que « l'avantage du dépistage pour l'ensemble de la population semble démontré » (p. 7). Les auteurs renversent de nouveau cette conclusion lorsqu'ils disent que « les données sont insuffisantes pour démontrer un avantage dans le cas des femmes » et que « c'est sur les avantages et les risques pour les femmes que la recherche actuelle fait le plus défaut » (p. 7). Ils recommandent de mettre l'accent sur la recherche chez les femmes à l'avenir.

COSFORD, P.A., G.C. LENG, J. THOMAS. « Screening for abdominal aortic aneurysm », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2007, no 2, article no CD002945. [DOI : 10.1002/14651858.CD002945.pub2].

Efficacité des canneberges dans la prévention des infections urinaires

Balado (en anglais seulement)

Pertinence quant au sexe ou au genre

Dans leur revue intitulée « Cranberries for preventing urinary tract infections » (en anglais seulement), Jepson et Craig examinent l'efficacité des canneberges dans la prévention des infections urinaires. Ils décrivent la différence entre les sexes (bien qu'elle soit mentionnée comme une différence entre les genres) dans les taux d'infections urinaires au sein de la population : parmi les adultes, ces infections sont 50 fois plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes. Les auteurs déclarent aussi des taux comparables chez les garçons et les filles, et fournissent une explication biologique possible pour les différences entre les sexes : l'urètre est plus court chez les femmes que chez les hommes. Cependant, dans le rapport d'une de leurs analyses, les auteurs mentionnent la distribution des participants par rapport au sexe ou au genre seulement pour deux études (femmes seulement) et ne la précisent pas pour les deux autres études.

Les auteurs constatent que même si les canneberges peuvent être efficaces pour prévenir les infections urinaires, cela pourrait s'appliquer uniquement à des sous-populations particulières. Les effets bénéfiques sont démontrés chez les femmes ayant des infections urinaires récurrentes, mais cela est moins évident chez les femmes et les hommes âgés, et chez les personnes ayant une vessie neurologique. La revue ne traite pas des hommes jeunes.

JEPSON, R.G., J.C. CRAIG. « Cranberries for preventing urinary tract infections », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008, no 1, article no CD001321. [DOI : 10.1002/14651858.CD001321.pub4].


Services de soins primaires

Les stratégies de soutien et de sensibilisation des patients améliorent elles la conformité au traitement antirétroviral hautement actif (TAHA)?

(Nouveau)

Résumé simplifié

Afin de tirer parti des régimes d'antirétroviraux, les personnes qui vivent avec le VIH/sida doivent s'y conformer strictement. Une conformité stricte est corrélée avec de faibles taux de progression de la maladie, d'hospitalisation et de mortalité. Une faible conformité, souvent due à des régimes posologiques compliqués, aux effets secondaires des médicaments, au nombre de comprimés à prendre et à des facteurs psychosociaux, est en corrélation avec des échecs thérapeutiques et peut avoir des conséquences pour le reste de l'existence.

Dans leur revue, Éducation et soutien des patients pour stimuler l'observance d'une thérapie antirétrovirale hautement active du VIH/sida (en anglais seulement), Rueda et coll. ont évalué l'efficacité des stratégies de soutien et de sensibilisation des patients pour améliorer la conformité au traitement antirétroviral hautement actif (TAHA). Les interventions comprenaient toutes les formes de sensibilisation des patients, de counseling, de soutien, de promotion de la santé, de rappels, de mise à disposition de ressources, de supervision, de consultation et de services d'assistance téléphonique. Dix neuf études, comptant 2 159 participants en tout, ont été considérées. Les participants pouvaient être des enfants ou des adultes infectés par le VIH et recevant le TAHA. L'efficacité a été mesurée comme étant une conformité accrue au TAHA, déterminée entre autres par la surveillance électronique, les comptes de comprimés et les déclarations des patients eux mêmes.

Dans l'ensemble, les interventions axées sur le soutien et la sensibilisation des patients se sont révélées efficaces pour améliorer la conformité au traitement antirétroviral. Les interventions associées à une conformité accrue étaient notamment celles qui visaient les habiletés pratiques de gestion des médicaments, celles qui s'adressaient à des personnes en particulier plutôt qu'à des groupes et celles qui s'étendaient sur 12 semaines ou plus.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les auteurs de la revue ont signalé que l'efficacité des interventions ciblant les femmes pour améliorer la conformité n'avait pu être prouvée. Quinze des études considérées avaient des participants des deux sexes, deux n'avaient que des participantes, et dans deux autres, le sexe des participants n'était pas précisé. Les auteurs n'ont pas prévu ni réalisé d'analyses par sous groupes pour les hommes ou les femmes séparément. Des deux études menées auprès de femmes seulement, une n'a pas permis de constater d'amélioration de la conformité après l'intervention, et l'autre n'a pas fait état de différences entre les personnes qui avaient bénéficié de l'intervention et celles qui n'en avaient pas bénéficié.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'approche à l'égard des facteurs de genre et de sexe?

La revue est limitée par les données provenant d'études primaires. Les essais cliniques ont rendu compte de l'efficacité des stratégies de soutien et de sensibilisation des patients pour améliorer la conformité au TAHA. Aucune analyse par sous groupes, pour chaque sexe, n'a été effectuée. Toutefois, les auteurs ont pris en considération des études d'intervention auprès des femmes. Il n'est pas encore clair si les stratégies de soutien et de sensibilisation des patients sont aussi efficaces chez les hommes que chez les femmes, y compris lorsqu'elles sont appliquées en milieu mixte.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Implications pour les politiques et la pratique :
Les données existantes confirment l'efficacité de certaines interventions axées sur le soutien et la sensibilisation des patients pour améliorer la conformité au traitement antirétroviral. Cependant, les données recueillies ne démontrent pas le succès des interventions ciblant les femmes quant à l'amélioration de la conformité au traitement. Des études plus approfondies devraient porter sur ces approches.

Implications pour la recherche :
Selon les auteurs, il est nécessaire d'uniformiser la méthodologie des essais visant à mesurer la conformité et d'en améliorer la rigueur. Dans cette revue, l'hétérogénéité des études a rendu toute méta analyse impossible.

RUEDA, S., L.Y. PARK-WYLLIE, A. BAYOUMI, A.-M. TYNAN, T. ANTONIOU, S. ROURKE, R. GLAZIER. « Patient support and education for promoting adherence to highly active antiretroviral therapy for HIV/AIDS » (en anglais seulement), Cochrane Database of Systemic Reviews, 2009, no 1, article no CD001442. [DOI: 10.1002/14651858.CD001442.pub2].

Les interventions brèves concernant la consommation d'alcool sont-elles efficaces dans les soins de première ligne?

(Nouveau)

Résumé simplifié

En plus d'être la source de problèmes sociaux, la consommation excessive d'alcool peut nuire à la santé physique et au bien-être psychologique. Les interventions brèves en soins de première ligne peuvent aider à réduire la consommation d'alcool. Sous la conduite de travailleurs de la santé, ces consultations comportent de nombreux éléments, dont la rétroaction des patients sur leur consommation personnelle, la transmission d'information sur les conséquences de la consommation excessive d'alcool et l'établissement d'une stratégie personnelle de réduction de cette consommation.

Dans leur revue intitulée Efficacité des interventions brèves concernant la consommation d'alcool qui sont menées en soins de première ligne (en anglais seulement), Kaner et al. ont évalué l'efficacité d'interventions brèves visant à réduire la consommation d'alcool. Les auteurs ont tenu compte des différences possibles entre les essais en environnement de recherche et les essais en environnement clinique normal. Les participants se composaient de patients dont la consommation d'alcool était jugée excessive, ou de patients ayant subi les conséquences fâcheuses de leur consommation. Dans les 22 études examinées, seulement 499 (ou 6,5 %) des 7619 sujets étaient des femmes.

Les interventions brèves dans les soins de première ligne se sont avérées efficaces pour réduire la consommation d'alcool chez les hommes, mais pas chez les femmes. Peu de différences ont été décelées entre les essais en environnement de recherche et les essais en environnement clinique normal.

Comment a-t-on tenu compte du sexe et du genre?

Les auteurs ont résumé l'information sur le genre, la situation socio-économique et le groupe ethnique des sujets, afin d'évaluer l'applicabilité des interventions brèves pour les patients en général. Ce faisant, ils ont constaté que les interventions brèves visant à réduire la consommation d'alcool étaient efficaces chez les hommes, mais pas chez les femmes. Les auteurs recommandent donc que les futurs essais mettent l'accent sur les femmes.

Forces et faiblesses de l'approche à l'égard du sexe et du genre

Cet examen est limité par la disponibilité des données d'études primaires. Au total, huit essais – dont seulement cinq incluaient des femmes – ont rapporté suffisamment d'information pour permettre une analyse des résultats par genre. Dans ces essais, les interventions brèves ont amené une réduction notable de la consommation d'alcool hebdomadaire chez les hommes, mais pas chez les femmes. Les auteurs estiment que cela peut s'expliquer en partie par la faible efficacité statistique, puisque les résultats sont basés sur un échantillon de seulement 499 femmes.

Que savons-nous du sexe et du genre à partir de cette revue?

Répercussions sur les politiques et la pratique
Les interventions brèves s'avèrent efficaces pour réduire de six consommations standard en moyenne la quantité d'alcool prise chaque semaine par les hommes. Cependant, aucune réduction notable n'a été observée chez les femmes.

Des doutes subsistent quant à la valeur des interventions brèves dans le « monde réel » des soins de première ligne, étant donné que la plupart des essais ont été réalisés dans des conditions étroitement contrôlées. Cela dit, les auteurs notent que les essais contrôlés randomisés demeurent la méthode de choix pour l'évaluation des interventions en santé.

Répercussions sur la recherche
Il faut davantage de recherche pour déterminer l'efficacité des interventions brèves auprès des femmes, des jeunes adultes et des minorités culturelles.

Kaner EFS, Dickinson HO, Beyer FR, Campbell F, Schlesinger C, Heather N, Saunders JB, Burnand, B, Pienaar, E. Efficacité des interventions brèves concernant la consommation d'alcool qui sont menées en soins de première ligne (en anglais seulement). Base de données d'examens systématiques Cochrane 2009, no 4. art. : CD004148. DOI: 10.1002/14651858.CD004148.pub3.


  1. ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, Rapport mondial sur la violence et la santé : résumé, Genève, 2002, p. 4.

Coordonnées

Erin Ueffing
Courriel : erin.ueffing@uottawa.ca
Campbell & Cochrane Equity Methods Group

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