Impacts de la recherche financée par les IRSC : Accidents vasculaires cérébraux
Cibler l'hémisphère droit du cerveau
Aider les victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC) à surmonter leurs troubles de la communication
Aperçu
Au cours des vingt dernières années, on a découvert que les troubles de la communication survenant après un AVC, notamment les troubles touchant la capacité de transmettre de l'émotion par la parole, d'adapter la communication aux situations sociales, de s'exprimer de façon cohérente et cohésive et de saisir le sens des mots, peuvent résulter d'une lésion à l'hémisphère droit (LHD) du cerveau. Les Drs Yves Joanette et Bernadette Ska de Montréal tentent depuis près de deux décennies de comprendre les troubles de la communication consécutifs à une LHD du cerveau. Ils ont mis au point un outil d'évaluation, le Protocole Montréal d'Évaluation de la Communication (Protocole MEC) pour évaluer les capacités de communication chez les personnes qui ont subi une LHD lors d'un AVC.
Impact
Le Protocole MEC a été distribué à des cliniciens francophones au Québec et dans des pays européens francophones. Les Drs Joanette et Ska ont conçu un atelier de formation continue d'une journée qui décrit les dernières découvertes scientifiques sur les troubles de la communication découlant d'une LHD et les façons de les dépister, de les évaluer et de les traiter. Cette formation a été offerte à plus de 300 orthophonistes au Canada et en France, et le Protocole a été traduit en espagnol, en portugais, en italien et en anglais. Selon un sondage réalisé en 2007, 82 % des 46 répondants ont déclaré que le Protocole ou le cours avaient amélioré leur capacité d'évaluer les troubles de la communication, 91 % étaient d'avis que leurs patients aux prises avec ces troubles à la suite d'une LHD recevaient de meilleurs services et 80 % disaient avoir l'impression que, dans leur milieu de travail, les professionnels en réadaptation étaient plus sensibilisés aux troubles de la communication attribuables à une LHD causée par un AVC.
Publication initiale
Bulletin de l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC, été 2008
Dans le traitement d'un d'AVC, chaque seconde compte
Un traitement rapide pour prévenir les risques d'invalidité liés à un AVC
Aperçu
Chaque seconde compte. En effet, il est reconnu que dans le cas d'un AVC, plus on intervient rapidement, meilleurs sont les résultats. En fait, un traitement rapide à l'aide de médicaments thrombolytiques peut ramener le patient à son état de santé antérieur. Toutefois, selon une recherche menée par le Dr Michael Hill de l'Université de Calgary, seulement 1,4 % des patients victimes d'un AVC causé par un caillot, la forme la plus courante d'AVC, reçoivent un tel médicament. Les urgentologues hésitent à administrer des médicaments thrombolytiques par crainte de provoquer une hémorragie cérébrale. Cependant, cette étude a démontré que ce type d'hémorragie ne se produit que dans 5 % des cas.
Impact
Les travaux du Dr Hill s'inscrivent dans une vaste recherche sur les AVC qui fait ressortir la nécessité d'améliorer le rendement des hôpitaux lorsque des patients se présentent à l'urgence et que l'on suspecte un AVC. Des protocoles de traitement ont été mis au point pour aider le personnel des salles d'urgence à reconnaître, à évaluer et à traiter les AVC et, à partir de 2009, le traitement des AVC sera mesuré par Agrément Canada, dans le cadre du processus d'agrément des hôpitaux. Des essais pilotes seront menés dans huit hôpitaux en 2009 et le processus de mesure sera en vigueur partout au Canada en 2010.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009
Recouvrer la santé après un AVC grâce à l'exercice
L'accélération des réflexes apporte de multiples bienfaits
Aperçu
Les accidents vasculaires cérébraux sont la principale cause d'invalidité chez les personnes âgées. Lors de ses travaux de recherche précédents, la Dre Janice Eng de l'Université de la Colombie-Britannique a constaté que les personnes ayant souffert d'un AVC ont des réflexes beaucoup plus lents. Elle a donc entrepris d'améliorer leurs réflexes à l'aide d'un programme qui inclut des étirements, des exercices de mise en charge et de la marche – et, pour une partie du groupe, une série d'exercices exigeants faisant appel à la rapidité des réflexes tels que faire des pas rapides de côté ou réagir à une poussée légère. Au bout de dix semaines, la Dre Eng a découvert que la rapidité des réflexes du groupe soumis aux exercices avait augmenté de près de 30 % depuis le début, alors que les réflexes du groupe témoin demeuraient inchangés. De plus, chez le « groupe d'agilité » comme on l'avait désigné, on a observé des gains plus substantiels en ce qui a trait à la force musculaire et à la santé cardiovasculaire ainsi qu'une diminution des chutes. Les sujets de ce groupe ont également maintenu leur densité osseuse, contrairement aux membres du groupe témoin.
Impact
Le programme Fitness and Mobility Exercise (FAME) est actuellement utilisé par au moins 50 centres dans sept pays, dont les États-Unis et le Canada. Chez nous, le programme est mis en oeuvre dans plusieurs villes, notamment à Vancouver et à Toronto.
Publication initiale
Profil de recherche, juin 2008
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