Impacts de la recherche financée par les IRSC : Santé mentale et toxicomanies
La clé pour cesser de fumer pourrait se trouver dans le foie
La facilité à arrêter de fumer dépend d'une enzyme produite par le foie
Aperçu
Les personnes qui ont de faibles taux de CYP2A6, une enzyme produite par le foie, métabolisent la nicotine beaucoup plus lentement que les personnes qui ont des taux élevés de cette enzyme. Plus la nicotine s'élimine rapidement de l'organisme, plus tôt le fumeur ressent le besoin d'allumer sa prochaine cigarette. Par conséquent, les personnes dont le taux d'enzyme est faible ont moins de difficulté à arrêter de fumer et réagissent même différemment aux médicaments pour les aider à renoncer au tabac. La Dre Rachel Tyndale du Centre de toxicomanie et de santé mentale affirme que la quantité de cette enzyme hépatique est déterminée génétiquement et varie beaucoup d'une personne à l'autre.
Impact
La découverte de cette enzyme est une étape cruciale dans la lutte contre le tabagisme. D'une part, l'utilisation de médicaments pour inhiber l'enzyme CYP2A6 pourrait être un moyen efficace pour aider les fumeurs à renoncer au tabac, et d'autre part, un test pour déterminer les taux d'enzyme serait utile pour savoir si un fumeur profitera ou non d'un traitement à base de nicotine. La Dre Tyndale poursuit maintenant ses travaux afin de trouver les candidats-médicaments pour bloquer l'enzyme, ainsi que des tests pour déterminer les taux d'enzyme chez différents fumeurs et ainsi être en mesure de mieux prévoir le traitement qui leur convient.
Publication initiale
Profil de recherche, janvier 2008; mise à jour en 2009
Traitement de l'état de stress post-traumatique
La thérapie d'exposition serait des plus efficaces
Aperçu
L'état de stress post-traumatique (ESPT) se manifeste à la suite d'une expérience terrifiante au cours de laquelle l'intégrité physique est menacée ou effectivement atteinte comme dans les cas d'agression, de catastrophes naturelles, d'accidents ou de conflits armés. L'état de stress post-traumatique est difficile à traiter. Toutefois, le Dr Gordon Asmundson de l'Université de Regina a découvert qu'une thérapie d'exposition – au cours de laquelle les patients sont exposés à des images prolongées et répétées d'expériences traumatisantes jusqu'à ce que ces images ne causent plus d'anxiété – pourrait se révéler une méthode plus efficace que les autres pour traiter l'ESPT.
Impact
Le Dr Asmundson et son équipe poursuivent leurs travaux sur la thérapie d'exposition pour l'ESPT, y compris la prestation du traitement au moyen d'Internet.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009
Effacer les souvenirs pour combattre la toxicomanie
Une découverte empêche le cerveau de se souvenir du plaisir associé aux drogues
Aperçu
L'accoutumance aux drogues fait intervenir de puissantes forces dans le cerveau. Les Drs Anthony Phillips et Yu Tian Wang de l'Université de la Colombie-Britannique ont démontré comment empêcher le cerveau de se souvenir des réactions plaisantes éprouvées à la suite d'une consommation de drogues stimulantes comme la cocaïne. Ils ont créé un fragment protéique (un peptide) pour bloquer les communications chimiques entre les cellules cérébrales qui sont nécessaires pour évoquer ces souvenirs.
Impact
Les Drs Wang et Phillips continuent leurs travaux afin de mieux comprendre la biologie fondamentale de la fonction et du mécanisme du peptide dans les modèles animaux.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2005-2006; mise à jour en 2009
De meilleurs soins grâce à une approche concertée
Les médecins de famille qui collaborent avec les professionnels en santé mentale obtiennent de meilleurs résultats
Aperçu
Les personnes atteintes d'une maladie mentale bénéficient de meilleurs soins lorsque leur médecin de famille collabore avec les professionnels de la santé mentale au lieu de travailler seul. C'est ce qui ressort des travaux menés par le Dr James Irvine du Conseil sur la qualité de la santé de la Saskatchewan. Il a constaté que les patients qui bénéficient de ce type de collaboration éprouvent moins de symptômes et ont plus de chances de se rétablir ou d'être en rémission, lors du suivi. De plus, les patients disent préférer ce type de traitement.
Impact
Les travaux du Dr Irvine ont mené à la publication et à la diffusion d'un rapport qui propose des moyens d'améliorer les soins en santé mentale en favorisant la collaboration entre les médecins, les professionnels en santé mentale, les infirmières et les autres intervenants. À la lumière de ce rapport, les autorités ont étudié la possibilité d'intégrer des soins en santé mentale à une approche élargie de soins primaires; ainsi, certaines régions sanitaires incorporent des aspects d'une approche concertée en santé mentale dans leurs plans de soins primaires régionaux.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009
Reconnaître la détresse mentale chez les aînés
Un guide permet d'évaluer le risque suicidaire et de prévenir le suicide chez les personnes âgées
Aperçu
En 2005, le Dr Marnin Heisel de l'Université Western Ontario et la Dre Sharon Moore de l'Université de Rochester ont travaillé avec la Coalition canadienne pour la santé mentale des personnes âgées (CCSMPA) afin d'élaborer les toutes premières lignes directrices canadiennes − multidisciplinaires et fondées sur des données probantes − pour l'évaluation du risque suicidaire et la prévention du suicide chez les personnes âgées.
Impact
Ces lignes directrices sont appuyées par de nombreuses organisations et sont inscrites dans le registre des pratiques exemplaires du Suicide Prevention Resource Centre des États-Unis. Ces lignes directrices ont mené à la publication de Suicide Risk and Prevention of Suicide in Older Adults, une brochure couramment utilisée par les praticiens pour mieux évaluer le risque suicidaire, et à la création d'outils permettant aux familles de reconnaître les membres suicidaires. Des milliers d'exemplaires des lignes directrices et des outils connexes ont été distribués en version électronique ou en version imprimée.
Publication initiale
Bien vieillir, bulletin de l'Institut du vieillissement des IRSC, octobre 2008; mise à jour en 2009
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