Impacts de la recherche financée par les IRSC : Santé du coeur
Protéger le coeur des patients durant une intervention chirurgicale
Des médicaments recommandés depuis longtemps pourraient s'avérer dangereux
Aperçu
Le plus vaste essai randomisé au monde afin de déterminer si les bêtabloquants protègent le coeur au cours d'une intervention chirurgicale a produit des résultats étonnants : ces médicaments, prescrits systématiquement depuis plus de dix ans aux patients devant subir une intervention chirurgicale non cardiaque, pourraient aider à prévenir la crise cardiaque, mais ils augmentent aussi les risques d'accident vasculaire cérébral grave et de décès. En effet, selon l'étude dirigée par les Drs P.J. Devereaux de l'Université McMaster et Homer Yang de l'Université d'Ottawa, sur 1000 patients qui reçoivent un bêtabloquant, le médicament permet de prévenir la crise cardiaque chez 15 patients, la nécessité de recourir à une angioplastie ou a un pontage coronarien chez 3 patients et l'apparition de fibrillation auriculaire nouvelle (arythmie cardiaque) chez 7 patients. Cependant, le médicament causerait aussi le décès de 8 patients, un accident vasculaire cérébral chez 5 patients, une hypotension nécessitant un traitement chez 53 patients et un ralentissement du rythme cardiaque nécessitant un traitement chez 42 patients.
Impact
Cette étude fournit des données scientifiques sur des médicaments utilisés couramment. Ces résultats amèneront les médecins à changer la façon de traiter les patients après une intervention chirurgicale et à se demander s'il existe de meilleures solutions de rechange.
Publication initiale
Bulletin de l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC, été 2008
Une intervention chirurgicale augmente les chances de survie des patients atteints d'insuffisance cardiaque
Une étude fournit des données indispensables pour appuyer le traitement de choix
Aperçu
Pontage? Angioplastie? Les deux interventions sont souvent recommandées aux patients atteints d'insuffisance cardiaque. À juste titre, les patients souhaitent savoir si l'une ou l'autre de ces interventions est nécessaire. Le Dr Ross Tsuyuki de l'Université de l'Alberta a rassemblé les données requises pour rassurer les patients : l'intervention chirurgicale se justifie parfaitement. Il a étudié le cas de patients atteints d'insuffisance cardiaque en Alberta afin de comparer les résultats obtenus chez ceux qui avaient subi soit un pontage, soit une angioplastie, ou aucune de ces interventions. Il a constaté que les taux de mortalité chez ceux qui avaient subi une intervention chirurgicale étaient inférieurs de moitié par rapport à l'autre groupe de patients qui avaient préféré, à la chirurgie, prendre des médicaments et changer de mode de vie.
Impact
Les médecins peuvent maintenant appuyer leurs recommandations sur des données plus solides, et les patients peuvent prendre leur décision avec moins d'anxiété quant au choix à faire.
Publication initiale
Profil de recherche, février 2007
La ménopause et la santé cardiovasculaire
Le traitement hormonal substitutif a-t-il sa place?
Aperçu
Si la ménopause est surtout connue pour les bouffées de chaleur et les sautes d'humeur qui l'accompagnent, elle produit aussi des effets directs sur la santé cardiovasculaire. La ménopause marque la fin de la production d'hormones bénéfiques pour le coeur. Un traitement hormonal substitutif (THS) peut compenser le manque d'hormones naturelles, mais on s'inquiète des effets d'un tel traitement sur la santé en général. La Dre Sandra Davidge de l'Université de l'Alberta a découvert qu'un THS peut être efficace s'il est administré dès l'apparition de la ménopause, parce qu'il aide à prévenir la détérioration des vaisseaux sanguins. Plus tard, lorsque les vaisseaux sanguins sont déjà détériorés, ce traitement n'est pas aussi bénéfique.
Impact
Les risques et/ou les avantages du THS sont encore controversés. Les travaux de la Dre Davidge fournissent des preuves que le THS peut s'avérer bénéfique et qu'il peut guider le choix des femmes et de leur médecin.
Publication initiale
Profil de recherche, février 2008
Calculer les risques
Munir les urgentologues de meilleurs outils pour prendre des décisions
Aperçu
Lorsqu'une personne se présente à l'urgence en raison de douleurs thoraciques, les médecins interviennent rapidement. Ils sont guidés par des lignes directrices qui précisent les symptômes à observer, les tests à effectuer et les traitements à essayer, et les aident à décider s'ils doivent hospitaliser un patient ou le retourner à la maison. Cependant, lorsqu'un patient présente des symptômes graves d'insuffisance cardiaque aiguë comme de la difficulté à respirer, les étapes à suivre sont moins évidentes, et la décision de l'hospitaliser ou non revient essentiellement au médecin. Généralement, les patients répondent rapidement au traitement, et l'hospitalisation n'est pas une option pour la totalité des malades, étant donné que 40 000 patients se présentent chaque année dans cet état dans les salles d'urgence en Ontario. Le Dr Douglas Lee de l'Institut de recherche en services de santé travaille actuellement à la rédaction de lignes directrices afin d'aider les urgentologues à prendre des décisions.
Impact
Des lignes directrices peuvent permettre de sauver des centaines de vies et d'économiser des millions de dollars en soins de santé, chaque année.
Publication initiale
Profil de recherche, février 2009
Un suivi productif
Un simple appel téléphonique peut donner d'excellents résultats
Aperçu
Les patients souffrant d'insuffisance cardiaque congestive ont souvent besoin d'une attention particulière. Puisque leur coeur n'arrive pas à pomper le sang efficacement, ils présentent des essoufflements, des étourdissements et de l'oedème aux chevilles. Ne sachant pas quoi faire, ils se retrouvent souvent chez leur médecin ou à la salle d'urgence. Le Dr Alan Katz de l'Université du Manitoba a mis sur pied un programme de suivi auprès de ces patients, qui consiste à leur téléphoner régulièrement afin de les encourager à prendre des mesures pour améliorer leur santé : surveiller les quantités de liquides qu'ils absorbent, prendre leurs médicaments et faire de l'exercice dans la mesure de leurs capacités. Les patients qui ont bénéficié de ce soutien téléphonique ont perdu beaucoup de poids, ont dit se sentir mieux et sont allés moins souvent chez leur médecin de famille ou à la salle d'urgence.
Impact
Le programme a permis d'améliorer la santé des patients et d'alléger la lourde tâche des médecins de premier recours. Les autorités sanitaires du Manitoba désirent élargir ce programme en l'appliquant à d'autres maladies chroniques.
Publication initiale
Profil de recherche, février 2009
Le choix d'un stimulateur cardiaque peut faire économiser des millions de dollars au système de soins de santé
Aucune différence sur le plan de l'efficacité
Aperçu
En 1950, John Hopps, un ingénieur électricien canadien a conçu et fabriqué le premier stimulateur cardiaque externe. Les stimulateurs cardiaques sont désormais couramment utilisés pour réguler le rythme cardiaque, et il en existe différents modèles. Le Dr Stuart Connolly de l'Université McMaster a examiné certains de ces modèles et a conclu que les stimulateurs cardiaques double chambre ne sont pas plus efficaces que les stimulateurs simple chambre, mais ils coûtent environ 2500 $ de plus. Au Canada, plus de 40 % des 10 000 stimulateurs implantés chaque année sont des stimulateurs double chambre.
Impact
Passer aux stimulateurs cardiaques simple chambre pourrait permettre au système de soins de santé d'économiser jusqu'à 10 millions de dollars par année. Bien que le Dr Connolly n'ait pas tenté d'évaluer dans quelle mesure ce changement s'est produit, il est d'avis que la recherche a permis de ralentir l'utilisation des stimulateurs double chambre. La recommandation d'utiliser des stimulateurs simple chambre est maintenant intégrée aux lignes directrices.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009
Reconstruire un coeur endommagé
Mise au point de nanostructures fonctionnelles pouvant favoriser la régénération du tissu cardiaque
Aperçu
L'angioplastie pour dilater des veines ou des artères obstruées et l'insertion d'endoprothèses vasculaires pour maintenir le calibre des vaisseaux sanguins ont grandement réduit le nombre de décès par maladie cardiaque. La Dre Maryam Tabrizian de l'Université McGill cherche des moyens d'améliorer cette façon de faire; elle travaille au niveau inframicroscopique pour mettre au point des nanostructures fonctionnelles qui peuvent être utilisées pour administrer des médicaments directement où ils sont requis. Les nanostructures peuvent adhérer à la surface des endoprothèses ou être acheminées directement par cathéter à la surface des parois artérielles.
Impact
L'efficacité des endoprothèses enduites a été démontrée chez des modèles animaux. La prochaine étape consiste à trouver un partenaire (un fabricant d'endoprothèses) prêt à adapter ses endoprothèses pour effectuer des tests chez les humains. L'administration de médicaments directement par cathéter n'a pas été aussi concluante, mais la Dre Tabrizian et son équipe continuent de trouver des solutions aux difficultés : mise au point d'une sonde, utilisation de points quantiques, techniques d'imagerie pour suivre le cheminement des médicaments dans les artères.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2006-2007; Médecine régénératrice et nanomédecine : Investir aujourd'hui dans la promesse de demain, deuxième édition, 2009; mise à jour en 2009
Des solutions simples pour la santé du coeur
L'intervention chirurgicale n'est peut-être pas la solution
Aperçu
L'angioplastie est une intervention courante pour débloquer des artères obstruées. En effet, au Canada, en 2003-2004, les médecins ont pratiqué 167 angioplasties par tranche de 100 000 personnes âgées de plus de 20 ans. Cependant, une étude menée pendant sept ans auprès de patients souffrant d'obstruction coronarienne par les Drs Koon Teo et William Boden de l'Université McMaster a révélé que l'angioplastie n'était pas plus efficace que la médication et l'adoption d'habitudes de vie saines comme le renoncement au tabac, l'exercice et de bonnes habitudes alimentaires, pour prévenir les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. L'étude Clinical Outcomes Utilizing Revascularization and Aggressive DruG Evaluation (COURAGE) a permis d'évaluer plus de 2000 patients dans 50 hôpitaux aux États Unis et au Canada.
Impact
Les résultats de cette étude ont des répercussions importantes sur la pratique médicale; en effet, on signale une diminution du nombre de cathétérismes cardiaques (procédure utilisée dans l'angioplastie) dans un grand nombre d'hôpitaux. Dans de nombreux cas, les résultats ont confirmé la pratique habituelle, et les cardiologues se disent heureux d'avoir des données qui appuient leur pratique.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2006-2007, Bulletin de l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC, été 2007; mise à jour en 2009
Les canneberges ont-elles un effet bénéfique sur les artères?
Un composé pourrait prévenir le durcissement des artères
Aperçu
Le durcissement des artères, ou athérosclérose, se produit lorsqu'il y a une altération de la croissance et du comportement des cellules musculaires tapissant les artères, ce qui entraîne la formation de plaques pouvant entraver la circulation sanguine et causer de l'hypertension, une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Le Dr Robert Hurta de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard tente de déterminer si les canneberges peuvent prévenir l'athérosclérose. Il est d'avis que les composés « bioactifs » présents dans les canneberges peuvent prévenir ou ralentir l'évolution de l'athérosclérose en modulant les processus moléculaires sous-jacents qui contribuent à l'apparition et à la progression de la maladie.
Impact
Les résultats de cette étude donnent à penser que l'ajout de canneberges au régime alimentaire peut apporter une protection contre les maladies cardiovasculaires et peut-être aussi contre les atteintes hépatiques.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2006-2007; mise à jour en 2009
Gagner du temps pour sauver des vies
À Edmonton, on entreprend le traitement dès l'arrivée des ambulanciers paramédicaux
Aperçu
Les crises cardiaques peuvent sérieusement endommager le coeur en quelques heures seulement. Généralement, il s'écoule de deux à trois heures entre le début des symptômes et l'arrivée du patient à l'hôpital – du temps qui peut faire une différence énorme dans l'issue de la situation. Le Dr Paul Armstrong de l'Université de l'Alberta s'est inspiré de l'Europe pour faire en sorte que les personnes subissant une crise cardiaque reçoivent des soins dans les plus brefs délais – même avant leur arrivée à la salle d'urgence. En s'appuyant sur un système qui existe en France depuis de nombreuses années, le Dr Armstrong a mis au point un moyen de former les ambulanciers paramédicaux pour faire un électrocardiogramme (ECG) à 12 dérivations et de transmettre les résultats au cardiologue de garde. Puisque le diagnostic est posé plus tôt, les ambulanciers paramédicaux peuvent administrer des médicaments anticoagulants afin de rétablir la fonction normale du coeur chez les patients qui présentent le type le plus mortel de crise cardiaque, soit l'infarctus aigu du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI).
Impact
L'innovation du Dr Armstrong a permis d'accélérer d'une heure le délai de traitement normal, ce qui permet à certains patients d'être traités dans l'heure qui suit le début des symptômes et de n'avoir aucune séquelle permanente pour le muscle cardiaque.
Publication initiale
Prix IRSC-JAMC pour les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé, 2009
Le coeur... plus qu'un gros muscle
Percer les mystères du coeur
Aperçu
Le coeur travaille sans relâche, pompant des milliers de litres de sang dans tout notre organisme, chaque jour de notre vie. On a cru pendant de nombreuses années qu'il s'agissait là de son unique fonction, jusqu'à ce que le Dr Adolfo de Bold de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa découvre que le coeur en fait bien plus. Il a découvert des granules de stockage situés dans les cellules du muscle cardiaque en apparence très semblables aux granules qui produisent l'insuline dans le pancréas. En poursuivant ses recherches, il a découvert que ces granules libèrent une hormone appelée « facteur natriurétique auriculaire » (FNA), lequel régule les quantités d'eau et de sel dans l'organisme. Sous l'effet d'un stress, le muscle cardiaque sécrète l'hormone FNA qui commande aux reins d'éliminer des sels et de réduire la quantité de liquides que le coeur surmené doit pomper. La découverte de l'hormone FNA a révélé une nouvelle fonction du muscle cardiaque, une fonction que les médecins peuvent utiliser pour augmenter ou diminuer la charge pour le coeur, réduire l'hypertension et aider le coeur à compenser dans les cas d'insuffisance cardiaque. Les médecins peuvent aussi mesurer les taux de FNA pour évaluer la santé du coeur.
Impact
La découverte de la fonction endocrine du coeur donne aux médecins un nouveau moyen de réduire la charge pour un coeur surmené et un test pour diagnostiquer l'insuffisance cardiaque et évaluer l'efficacité du traitement.
Publication initiale
Prix IRSC-JAMC pour les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé, 2009
Comment répare-t-on un coeur brisé?
En agissant rapidement!
Aperçu
Les infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI) sont les crises cardiaques les plus graves. Il est essentiel d'intervenir rapidement pour prévenir les lésions du muscle cardiaque. Aujourd'hui, grâce à un programme conçu par le Dr Michel Le May de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, les patients de l'Est ontarien peuvent bénéficier d'une intervention rapide. Dans le cadre de ce programme, on forme les ambulanciers paramédicaux à faire un électrocardiogramme. Si les résultats indiquent qu'il s'agit d'un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST, les ambulanciers changent d'itinéraire pour amener le patient directement à l'Institut de cardiologie où des soins optimaux sont administrés le plus rapidement possible.
Impact
Une évaluation du programme publiée dans le New England Journal of Medicine a révélé que les risques de mourir d'une crise cardiaque étaient réduits de 50 % : moins de 5 % des patients traités à l'Institut de cardiologie selon le protocole sont décédés, par comparaison à 10 % des patients qui ont reçu le traitement classique, soit l'administration de médicaments thrombolytiques et la surveillance. Le protocole permet aussi de réduire l'engorgement des salles d'urgence en diminuant d'environ 40 % le volume de circulation des ambulanciers paramédicaux et en réduisant les temps d'attente pour tous les patients. Le programme, qui a commencé en 2001 en tant que projet pilote, a permis de traiter 2000 patients jusqu'à maintenant et a servi de modèle pour des programmes similaires mis en oeuvre dans d'autres villes, dont Kingston, Hamilton, Québec et Vancouver. Le programme s'étend maintenant à 16 hôpitaux du Réseau local d'intégration des services de santé de Champlain, dans l'Est ontarien. Ainsi, des patients demeurant aussi loin que Barrie's Bay, soit à une distance de 183 kilomètres, peuvent profiter du protocole, moyennant des adaptations mineures dont un arrêt pour l'administration d'un médicament thrombolytique avant le transport par hélicoptère à l'Institut de cardiologie.
Publication initiale
Prix IRSC-JAMC pour les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé, 2009
L'hypothèse du liquide
Une simple marche pourrait être une solution à l'apnée du sommeil
Aperçu
L'apnée obstructive du sommeil (AOS) prive les Nord Américains de 10 à 15 % de leur sommeil et les rend vulnérables aux maladies du coeur. Le Dr Douglas Bradley de l'Université de Toronto a découvert que l'AOS est liée à la rétention de liquide dans les jambes résultant d'un mode de vie sédentaire. Il a ainsi trouvé la cause et le traitement de l'AOS. Il a aussi constaté que la gravité de l'AOS était étroitement liée à la quantité de liquide qui s'écoule des jambes vers le cou lorsque le sujet est en position couchée durant le sommeil. La quantité de liquide écoulé est directement liée au temps passé en position assise durant la journée. Prévenir la rétention de liquide pourrait être un traitement viable contre l'AOS qui soit aussi simple que de faire une marche au cours de la journée. À l'heure actuelle, le meilleur traitement disponible contre l'AOS est la ventilation spontanée en pression positive continue (VSPPC) au moyen d'un masque nasal. À l'inverse d'un aspirateur, ce traitement permet de souffler de l'air dans la gorge pour l'empêcher de s'obstruer.
Impact
Le traitement prescrit pour traiter l'apnée du sommeil pourrait être une simple marche – et pourrait éviter aux patients d'avoir recours à la VSPPC, toutes les nuits.
Publication initiale
Profil de recherche, février 2009
Découvrir la racine du mal
L'apnée du sommeil, dangereuse à court et à long terme
Aperçu
Les personnes atteintes d'apnée du sommeil cessent de respirer brièvement – des dizaines ou même des centaines de fois — chaque nuit. À court terme, ces personnes ressentent les effets du manque de sommeil. À long terme, l'apnée du sommeil peut mener à la crise cardiaque, à l'accident vasculaire cérébral et à l'hypertension artérielle. Le Dr John Remmers de l'Université de Calgary est le co-inventeur de l'enregistreur de sommeil Remmers, un outil qui peut être utilisé à la maison pour détecter l'apnée du sommeil, et ce, sans l'aide d'un technicien ou d'un intervenant. Le Dr Remmers a fondé l'entreprise SagaTech Electronics qui fabrique et commercialise cet appareil.
Impact
La mise au point de l'enregistreur de sommeil a mené à la révision des lignes directrices en vigueur aux États-Unis et au Canada en ce qui concerne les examens à faire subir aux patients pour diagnostiquer l'apnée du sommeil. Ces lignes directrices prévoient maintenant l'utilisation d'un appareil de surveillance portable qui est valable comme méthode d'examen. À Calgary, chaque nuit, de 50 à 60 patients utilisent un enregistreur de sommeil, tout en étant à la maison. Cette nouvelle technologie change les façons de faire : les médecins de premier recours peuvent prescrire cet examen peu coûteux dont les résultats sont ensuite interprétés par un spécialiste du sommeil.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009
Détecter une maladie cardiaque imminente
Un test plus efficace que la mesure du taux de cholestérol sanguin
Aperçu
La mesure du taux de cholestérol sanguin est le moyen habituellement utilisé pour dépister une maladie cardiaque imminente. Toutefois, un autre test pourrait s'avérer plus efficace. Selon une recherche effectuée par le Dr Benoit Lamarche de l'Université Laval, les personnes ayant des taux sanguins élevés de protéine C-réactive (CRP) ont plus de risques de maladie cardiaque. Des études plus poussées ont montré que l'on pouvait réduire considérablement les risques d'une première crise cardiaque en traitant des personnes qui ont des taux de cholestérol normaux, mais des taux élevés de CRP. Le Dr Lamarche a aussi découvert que des concentrations élevées de CRP associées à de l'obésité abdominale et au syndrome métabolique étaient surtout attribuables à une production accrue de CRP par le foie, plutôt qu'à une incapacité de l'organisme d'éliminer la CRP.
Impact
Grâce en partie à cette importante découverte, les plus récentes lignes directrices canadiennes pour le diagnostic et le traitement de l'hypercholestérolémie suggèrent maintenant que la mesure du taux de CRP est un meilleur moyen d'évaluer le risque de maladie cardiaque chez les patients.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009
Administration de médicaments d'importance vitale à la salle d'urgence
L'engorgement en grande partie responsable du problème
Aperçu
Des médicaments pourraient sauver la vie des victimes de crises cardiaques, si seulement ils étaient administrés dans les 30 minutes qui suivent l'arrivée de ces dernières à la salle d'urgence. Cependant, moins de la moitié de ces patients reçoivent les médicaments en question; c'est ce qui ressort d'une étude menée par l'équipe de recherche du Dr Jack Tu et l'équipe canadienne d'analyse de résultats en matière de maladies cardiovasculaires (Canadian Cardiovascular Outcomes Research Team [CCORT]). L'engorgement des salles d'urgence pourrait expliquer en partie pourquoi les médicaments ne sont pas administrés. Une meilleure organisation des salles d'urgence, une surveillance systématique des temps de traitement et un système de triage permettant de traiter immédiatement les malades présentant des douleurs thoraciques pourraient permettre d'atteindre l'objectif, soit l'administration des médicaments dans les 30 minutes qui suivent l'arrivée des patients.
Impact
De nombreux hôpitaux ontariens ont utilisé ces résultats de recherche pour réorganiser leurs salles d'urgence et améliorer les temps de traitement. Parmi les changements effectués, on compte des initiatives pour améliorer les temps entre « l'arrivée du patient et l'injection » et des changements de politique pour permettre aux urgentologues d'administrer directement le médicament s'ils le jugent nécessaire plutôt que de transférer le patient à l'unité des soins intensifs ou des soins coronariens ou de demander une consultation en cardiologie. La recherche a également exercé un impact sur la planification provinciale. « Au cours des dernières années, le Ministère a mis plus de données à la disposition du public sur le rendement de chaque hôpital de la province. Les données portent notamment sur l'accès et la sécurité. La CCORT a fourni les données pour éclairer les politiques et a renforcé la confiance des décideurs », affirme Adelsteinn Brown, sous-ministre adjoint de la Division de la stratégie du système de santé, du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2010
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