Impacts de la recherche financée par les IRSC : Cancer

[ Table des matières ]

Allez-y, osez un changement
Les colorants capillaires ne causent aucun risque de cancer

Aperçu

Une longue controverse concernant l'utilisation de colorants capillaires permanents et leur lien possible avec le cancer a été résolue par le Dr Mahyar Etminan affilié au Centre universitaire de santé McGill à Montréal et au Vancouver Coastal Health Research Institute. Le Dr Etminan a analysé les données de 79 études scientifiques et a constaté qu'il n'y avait pas d'augmentation marquée du risque de cancer lié à l'utilisation personnelle de colorants capillaires.

Impact

Le Dr Etminan a dissipé une source d'inquiétude pour les nombreuses personnes qui teignent leurs cheveux.

Publication initiale

Rapport annuel de l'Institut du cancer des IRSC, 2005-2006


Dépistage des mélanomes
Facile et rapide grâce à un nouvel appareil

Aperçu

La plupart des cancers de la peau sont guérissables, s'ils sont détectés à temps. Cependant, la majorité des mélanomes, l'un des cancers de la peau les plus mortels, apparaissent spontanément et non à partir d'un grain de beauté; ainsi, ils peuvent facilement passer inaperçus au cours d'un examen visuel. Les Drs Harvey Lui et Haishan Zeng, de l'Université de la Colombie-Britannique et du Vancouver Coastal Health Research Institute ont mis au point un appareil optique, le spectromètre Raman, qui peut faciliter et accélérer le dépistage non invasif des mélanomes.

Impact

L'appareil a été soumis à des essais cliniques, et l'Université l'a fait breveter. Les chercheurs tentent de trouver des partenaires du milieu industriel afin d'accélérer le transfert de technologies et faire en sorte que l'appareil soit utilisé en milieu clinique.

Publication initiale

Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite des IRSC, L'IALA en action, vol. 5, no 2, été 2007


Le cancer pourrait en prendre pour son rhume...
Les virus du rhume seraient capables de tuer des cellules cancéreuses

Aperçu

Les virus du rhume banal sont omniprésents dans l'environnement, ils y restent pendant de longues périodes et ils peuvent envahir tous les types de cellules dans l'organisme. Ces propriétés rendent les virus du rhume très efficaces pour infecter les humains, mais aussi pour lutter contre le cancer. La Dre Mary Hitt de l'Université de l'Alberta utilise les virus du rhume pour cibler les cellules cancéreuses sans toucher aux cellules saines. Les résultats préliminaires de ses études ont montré que le virus qu'elle utilise est capable de cibler les cellules du cancer du sein chez la femme. Un autre pourrait amener les cellules cancéreuses à s'autodétruire. La Dre Hitt étudie aussi la possibilité d'utiliser la tomographie par émission de positons (TEP) pour suivre le virus une fois qu'il est administré.

Impact

Bien qu'on ne soit pas encore prêt à faire des tests chez l'humain, cette recherche pourrait mener à un traitement efficace et non toxique du cancer du sein si elle s'avérait concluante.

Publication initiale

Profil de recherche, octobre 2007; mise à jour en 2009


Cancer de l'ovaire : trouver un système de détection rapide
À la recherche de marqueurs génétiques

Aperçu

En Amérique du Nord, le cancer de l'ovaire se classe au deuxième rang des cancers gynécologiques en ce qui a trait à la fréquence. Puisqu'il existe peu de signes avant-coureurs, la plupart des cas sont diagnostiqués lorsque le cancer est assez avancé, ce qui explique les taux de mortalité élevés. Depuis 1991, la Dre Anne-Marie Mes-Masson de l'Université de Montréal cherche un moyen de diagnostiquer le cancer de l'ovaire; elle porte une attention particulière aux marqueurs génétiques qui pourraient être détectés dans le sang. Plus la Dre Mes-Masson et son équipe approchent du but, soit trouver un marqueur ou un groupe de marqueurs qui permettrait de mettre au point un test sanguin, plus le monde des affaires s'intéresse à leurs travaux.

Impact

La Dre Mes-Masson et son équipe ont présenté des demandes de brevets pour deux des candidats de marqueurs les plus prometteurs et poursuivent leur recherche pour évaluer d'autres candidats. L'équipe de recherche prévoit valider les marqueurs au moyen d'une vaste étude de cohorte de femmes préménopausées et de femmes postménopausées, incluant des femmes qui n'ont aucun cancer, des femmes qui ont une maladie bénigne des ovaires, des femmes qui ont le cancer, des femmes qui présentent un risque élevé de cancer des ovaires et des femmes qui ont d'autres types de cancer comme le cancer du sein. Cette technologie a un potentiel commercial élevé, mais sa capacité de sauver des vies est encore plus importante.

Publication initiale

Profil de recherche, septembre 2008; mise à jour en 2009


Bouger pour survivre
L'activité physique joue un rôle important pour recouvrer la santé après un cancer du sein

Aperçu

Le taux de survie au cancer du sein oscille maintenant autour de 85 %; voilà une bonne nouvelle. Par contre, les survivantes du cancer du sein risquent d'avoir d'autres maladies chroniques parfois mortelles, surtout si elles répondent au profil typique d'une survivante du cancer du sein : une femme de plus de 50 ans qui présente un excès de poids. La pratique régulière d'exercice fait partie du régime prescrit pour rester en santé, mais cela peut s'avérer difficile pour ces femmes. La Dre Catherine Sabiston de l'Université McGill cherche des moyens d'aider les survivantes du cancer du sein à intégrer l'exercice dans leur quotidien, ce qui leur redonne un sentiment qu'elles ont perdu lorsque leur cancer a été diagnostiqué : le sentiment de maîtriser leur vie.

Impact

Aider les femmes à intégrer l'exercice dans leur vie quotidienne réduit leur risque d'autres problèmes de santé à long terme tels que les maladies du coeur et l'ostéoporose.

Publication initiale

Profil de recherche, avril 2009


Éviter les traitements non nécessaires... et les effets secondaires
Les cancers de la prostate ne nécessitent pas tous un traitement

Aperçu

La majorité des hommes atteints d'un cancer de la prostate vont mourir avec leur cancer, et non à cause de leur cancer. Encore faut-il savoir quel cancer progressera lentement sans causer de problème et quel cancer sera plus agressif et devra être traité. Le prix d'un traitement non nécessaire est élevé – à la fois pour le système de santé et pour le patient, qui peut souffrir d'effets secondaires tels que l'impuissance et l'incontinence. La Dre Marianne Sadar de la British Columbia Cancer Agency a découvert de nouvelles séquences de gènes qui sont associées à une forme agressive de cancer de la prostate; elle poursuit ses recherches afin de déterminer si la présence de ces séquences de gènes commande un traitement. Ses travaux permettent d'espérer qu'il existe des marqueurs de pronostic permettant de distinguer les cancers agressifs. Si c'est le cas, les marqueurs pourraient être détectés par une simple analyse de sang ou d'urine. Il serait alors facile de les dépister et de les suivre.

Impact

La découverte de marqueurs spécifiques pour le cancer agressif de la prostate pourrait mener à la mise au point d'une nouvelle technologie de test, ce qui représente un potentiel commercial.

Publication initiale

Profil de recherche, septembre 2008; mise à jour en 2009


L'âge n'est pas un obstacle
Le traitement du cancer de la prostate est bénéfique pour les hommes de tous les âges

Aperçu

Au Canada, le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus répandue chez les hommes. Le Dr Shabbir Alibhai du Réseau universitaire de santé et de l'Université de Toronto a mené une étude importante révélant qu'il n'y a aucune raison de contre-indiquer un traitement agressif pour les hommes de plus de 65 ans qui sont atteints d'un cancer de la prostate, sur la base de leur âge. Cette étude vient infirmer les perceptions selon lesquelles les hommes âgés ne profiteraient pas de traitements tels que la prostatectomie radicale ou la radiothérapie.

Impact

Des études précédentes ont montré qu'il arrive souvent que les patients âgés ne reçoivent pas de traitements susceptibles de prolonger leur vie, comme une intervention chirurgicale ou la radiothérapie. Maintenant, les médecins peuvent recommander que ces patients soient traités, sachant qu'ils peuvent en profiter.

Publication initiale

Institut du cancer des IRSC, Rapport annuel, 2003-2004


Certains sont plus malins que d'autres
Distinguer un cancer ovarien d'un autre

Aperçu

Le cancer de l'ovaire touche environ une Canadienne sur 70 et, parce qu'il est habituellement détecté à des stades avancés, il est particulièrement mortel. Sous la direction du Dr Mario Filion, une équipe a identifié des gènes dont la présence pourrait indiquer si le cancer est agressif ou non et faire la distinction entre le tissu ovarien normal et le tissu cancéreux. Il utilise ces gènes « candidats » , comme on les appelle, afin d'étudier des médicaments qui pourraient être utilisés pour le traitement de ce cancer. Le Dr Filion et son équipe ont mis au point des anticorps monoclonaux thérapeutiques dirigés contre les meilleures cibles et ils les testent sur des modèles animaux.

Impact

Les travaux du Dr Filion pourraient mener à de nouvelles stratégies de traitement contre le cancer de l'ovaire. Des essais cliniques devraient commencer d'ici 2011 pour les anticorps monoclonaux thérapeutiques les plus avancés en combinaison avec la chimiothérapie. Le Dr Filion a fondé Alethia Biotherapeutics, une entreprise de Montréal qui oriente ses activités sur la mise au point d'anticorps monoclonaux thérapeutiques pour traiter le cancer de l'ovaire, ainsi que les cancers métastatiques et la perte osseuse qui accompagne les cancers métastatiques.

Publication initiale

Institut du cancer des IRSC, Rapport annuel, 2004-2005; mise à jour en 2009.


Nouvel outil de dépistage du cancer du col de l'utérus
Un outil diagnostique simple qui permet de différencier les souches du papillomavirus

Aperçu

Le papillomavirus humain (PVH) est responsable de la majorité des cancers du col de l'utérus. Toutefois, seulement certaines souches du virus peuvent causer le cancer. Le Dr Damian Labuda, chercheur à l'Université de Montréal et au Centre de recherche de l'Hôpital Sainte-Justine, a mis au point une trousse de diagnostic pratique et peu coûteuse qui peut distinguer 39 types différents de papillomavirus.

Impact

Univalor, l'organisme de transfert de technologie de l'Université de Montréal et de ses écoles et hôpitaux affiliés, a entrepris le processus de concession de licence à un partenaire qui commercialisera la technologie du Dr Labuda.

Publication initiale

Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC, bulletin Microcosme IMII, hiver 2008


Nouvelles utilisations d'un médicament courant
Un antibiotique peut combattre le cancer

Aperçu

Dans 90 % des cas, les victimes du cancer meurent en raison de la dissémination de leur cancer au-delà du foyer primitif. C'est pourquoi les chercheurs tentent de trouver des moyens pour empêcher le cancer de s'étendre. Le Dr Gurmit Singh de l'Université McMaster a découvert que la tétracycline – antibiotique peu coûteux et couramment utilisé pour traiter l'acné – peut prévenir la dissémination du cancer du sein et du cancer de la prostate dans les os. Le médicament empêche une enzyme appelée métalloprotéinase matricielle d'attaquer le tissu osseux et de permettre aux tumeurs de se disséminer.

Impact

Le Dr Singh a entrepris un petit essai clinique, à Hamilton. Les patients ne présentent aucun effet secondaire, et les marqueurs de métastases osseuses sont effectivement abaissés. Toutefois, un essai clinique à grande échelle est nécessaire avant que le médicament puisse être adopté pour cette utilisation clinique. Le Dr Singh espère diriger un essai dans un pays en développement, où il est plus difficile d'avoir accès à des médicaments coûteux.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


Nouvel espoir dans le traitement de la leucémie
Un gène est essentiel à la prolifération des cellules souches

Aperçu

Depuis quelques années, on porte une attention grandissante au rôle des cellules souches dans la prolifération des cellules cancéreuses. Le Dr Guy Sauvageau de l'Université de Montréal a identifié un gène, appelé Bmi-1, qui est indispensable à la multiplication des cellules souches en jeu dans la leucémie.

Impact

Le Dr Sauvageau et son équipe mettent la dernière main à un essai, ou test, qui leur permettra de chercher des composés qui inhibent le gène Bmi-1.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


S'attaquer au cancer à l'aide d'un virus
Une technique qui ne nuit pas aux tissus sains

Aperçu

Les traitements contre le cancer peuvent être efficaces, mais leurs effets secondaires peuvent être difficiles à supporter, surtout parce que la chimiothérapie et la radiothérapie s'attaquent à tous les tissus, et non seulement aux cellules tumorales. Depuis plusieurs années, le Dr John Bell de l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa fait de la recherche sur des virus qui s'attaquent aux cellules cancéreuses en se développant à l'intérieur de celles-ci et en les détruisant, tout en épargnant les cellules saines. Ces virus expriment aussi des gènes additionnels qui stimulent le système immunitaire de l'organisme pour combattre les cellules cancéreuses. Le principal défi à relever réside dans la mise au point d'un processus manufacturier pour assurer la production de virus d'une très grande pureté pouvant être injectés à des patients.

Impact

Le Dr Bell collabore avec Jennerex, une société de biotechnologie d'Ottawa dont il est le cofondateur, pour tester des virus chez les humains, une étape nécessaire avant que les virus puissent être utilisés en milieu clinique pour traiter diverses formes de cancer. L'équipe du Dr Bell a mis au point un processus manufacturier qui peut être appliqué commercialement et prépare actuellement des virus qui pourront être utilisés pour traiter des patients. Il a aussi fondé le Canadian Oncolytic Virus Consortium, un consortium regroupant des chercheurs de partout au Canada qui mettent au point des virus oncolytiques, c'est-à-dire capables de tuer les cellules cancéreuses.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; Rapport annuel des IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


Combattre la multirésistance aux médicaments
La résistance : un obstacle important aux traitements contre le cancer

Aperçu

Certaines tumeurs cancéreuses présentent une résistance inhérente aux traitements médicamenteux, et ce, dès le départ ou uniquement après le traitement initial. Souvent, cette résistance est causée par une famille de protéines, appelées protéines de résistance multiple aux médicaments, qui sont capables de pomper les agents chimiothérapeutiques hors des cellules cancéreuses. La première de ces protéines a été découverte par une équipe dirigée par les Drs Roger Deeley et Susan Cole de l'Université Queen's. Le Dr Deeley a depuis mis au point des anticorps qui inhibent l'activité des protéines de résistance multiple aux médicaments ainsi que des produits issus de ces protéines qui peuvent servir au développement de médicaments capables de neutraliser la multirésistance aux médicaments.

Impact

Il est possible d'acheter ces anticorps et ces tests ou d'obtenir une autorisation par l'entremise du bureau du transfert de technologies de l'Université Queen's.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


Combiner des médicaments lorsqu'un seul ne suffit pas
Un chercheur de Montréal combine des produits chimiothérapeutiques à des antibiotiques

Aperçu

La chimiothérapie peut être efficace, mais jusqu'à un certain point. Chez de nombreux patients, les tumeurs arrêtent de répondre à la chimiothérapie standard après le début du traitement. Le Dr Jerry Pelletier de l'Université McGill a découvert qu'en combinant un antibiotique et un produit chimiothérapeutique, dans un composé appelé Silvestrol, on pouvait provoquer une rémission à long terme chez des souris présentant une tumeur.

Impact

L'efficacité du Silvestrol a été démontrée dans différents types de cancer, notamment les cancers du sein et de la prostate, ainsi que la leucémie. Le Dr Pelletier travaille avec ses collègues pour créer une version synthétique du composé, afin qu'il y ait des quantités suffisantes pour effectuer des tests chez les humains. Il a aussi fait une demande de protection de brevet pour le composé et travaille avec le gouvernement de la Malaisie, qui détient le principal brevet pour le composé. Tout en poursuivant la recherche fondamentale, le Dr Pelletier aimerait faire appel à une entreprise de biotechnologie pour aider à commercialiser le composé.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009


Nouvel espoir pour les patients atteints d'une tumeur cérébrale grave
Une première percée en 30 ans

Aperçu

Les glioblastomes constituent le type le plus courant et le plus mortel de tumeur cérébrale. Chaque année, on diagnostique ce type de cancer chez plus de 1100 Canadiens; pour la plupart d'entre eux, le décès survient de 9 à 12 mois après le diagnostic. Le Dr Greg Cairncross de l'Université de Calgary a dirigé le volet canadien d'une étude internationale qui a mené à la découverte du témozolomide, un nouveau médicament qui peut prolonger la vie des patients atteints, leur survie étant maintenant de 15 mois en moyenne.

Impact

La découverte des avantages du témozolomide est la première percée en 30 ans dans le traitement des glioblastomes. En 2006, Santé Canada a approuvé l'utilisation du médicament, sous le nom de TEMODALMD, en combinaison avec la radiothérapie pour les adultes chez qui le diagnostic vient d'être posé. Le médicament est maintenant utilisé mondialement pour le traitement initial des glioblastomes chez les patients âgés de 18 à 70 ans. Des études cliniques de suivi se poursuivent afin d'explorer les possibilités d'utiliser le médicament pour traiter des formes moins graves de cancer du cerveau et des patients âgés ayant un glioblastome. Des essais cliniques chez des patients âgés, combinant l'utilisation du témozolomide et la radiothérapie, se déroulent actuellement sous la direction de chercheurs canadiens.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009


Nouvelles données sur le développement du cancer
On découvre qu'une fonction d'une protéine connue joue un rôle dans le développement du cancer

Aperçu

On sait depuis un certain temps que la surproduction d'une protéine appelée c-Myc joue un rôle clé dans l'apparition du cancer. Les travaux de la Dre Sabine Mai de l'Université du Manitoba ont permis d'en découvrir un peu plus à ce sujet. En effet, la chercheuse a démontré que lorsque c-Myc est présente à un certain niveau, les extrémités des chromosomes deviennent « collantes » et se joignent ensemble. Lorsque la cellule se divise, ces chromosomes joints se séparent, mais en un point différent. Ce cycle se poursuit : les chromosomes modifiés continuent d'attirer de nouveaux chromosomes avec qui ils se joignent, et ils se brisent ensuite à de nouveaux points lorsque les cellules se divisent, ce qui crée une instabilité génétique et entraîne une multiplication incontrôlée des cellules – en d'autres mots, le cancer.

Impact

La Dre Mai et son équipe ont découvert qu'une partie de la protéine, Myc box II, semble être nécessaire à l'évolution de ce cycle d'instabilité génétique et de croissance tumorale. La chercheuse et son équipe poursuivent leurs travaux en s'appuyant sur la compréhension de l'initiation de la croissance tumorale et en tentant de l'inhiber. L'équipe espère que la recherche mènera à la mise au point d'un outil diagnostique pour déterminer qui est à risque de cancer et pour surveiller l'évolution de la maladie.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2005-2006; mise à jour en 2009


Un médicament sûr et peu coûteux pourrait être efficace contre le cancer
Il attaque les cellules cancéreuses du poumon, du sein et du cerveau, sans affecter les cellules saines

Aperçu

On a découvert qu'un médicament utilisé depuis des décennies pour le traitement de troubles métaboliques pouvait tuer les cellules cancéreuses du poumon, du sein et du cerveau — sans affecter les cellules saines. Le Dr Evangelos Michelakis de l'Université de l'Alberta a démontré que le dichloroacétate (DCA) réduisait la taille des tumeurs dans les tissus humains et les tissus animaux. Le DCA présente de multiples avantages : il peut atteindre des régions de l'organisme que d'autres médicaments ne peuvent atteindre, et il sera probablement bon marché puisqu'il n'est pas breveté.

Impact

Bien qu'il soit trop tôt pour affirmer que le DCA est un traitement contre le cancer, le Dr Michelakis continue d'évaluer son innocuité et son efficacité dans le traitement du cancer; deux essais cliniques sont actuellement à la phase préliminaire.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2006-2007; mise à jour en 2009


Empêcher la mort prématurée des cellules
Une protéine peut à la fois favoriser et inhiber l'apoptose

Aperçu

La mort cellulaire programmée, aussi appelée apoptose, est une fonction importante de l'organisme, une fonction commune à toutes les cellules. L'apoptose est fort utile pour éliminer les cellules cancéreuses, mais elle peut aussi entraîner la mort prématurée de cellules, comme dans le cas de la maladie d'Alzheimer. Le Dr Peter Greer de l'Université Queen's a découvert une protéine, appelée calpaïne, qui peut à la fois favoriser et inhiber l'apoptose. Il a découvert que le blocage de la calpaïne nuisait à la croissance des cellules du cancer du sein. Le Dr Greer et son équipe poursuivent leur recherche afin de savoir si une déficience en calpaïne peut réduire les métastases, qui, le plus souvent, causent le décès des patientes atteintes d'un cancer du sein. D'autres chercheurs ont aussi découvert que les souris modifiées qui n'ont pas de calpaïne résistent à la mort des neurones dans des conditions qui imitent celles de la maladie de Parkinson et de la maladie d'Alzheimer (Dr F. David Park, Université d'Ottawa) et que ces souris « neutralisées » sont incapables de libérer les parasites infectieux de la malaria, ce qui en fait de nouvelles cibles intéressantes dans la recherche sur la malaria.

Impact

Le Dr Greer et son équipe ont découvert que les produits chimiothérapeutiques sont plus efficaces lorsque la calpaïne est absente des tumeurs, ce qui laisse présager que la combinaison d'inhibiteurs de la calpaïne avec les produits chimiothérapeutiques actuellement utilisés pourrait donner des résultats intéressants.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2005-2006; mise à jour en 2009


L'activité physique réduit les risques de cancer du sein
Une réduction de 30 à 40 % chez les femmes postménopausées

Aperçu

L'activité physique peut réduire de 30 à 40 % le risque de cancer du sein chez les femmes postménopausées, selon une recherche menée par la Dre Christine Friedenreich des Alberta Health Services. En poursuivant ses travaux sur le sujet, la Dre Friedenreich a découvert que l'exercice influait sur le risque de cancer en abaissant les taux d'oestrogènes endogènes, en diminuant les taux de graisse corporelle et améliorant l'insulinorésistance. Elle continue sa recherche afin de savoir exactement quelle est la quantité d'exercice nécessaire pour avoir le plus d'effet sur ces mécanismes.

Impact

Les résultats de cette recherche ont été utilisés pour l'élaboration de lignes directrices sur l'activité physique afin de prévenir le cancer, publiées en 2007 par l'American Institute of Cancer Research et le Fonds mondial de recherche contre le cancer.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


Un virus cible des cellules cancéreuses
Des essais cliniques sont effectués aux É. U. et au R. U.

Aperçu

La possibilité que des virus ciblent des cellules cancéreuses sans nuire aux cellules saines permet d'espérer trouver de nouveaux traitements innovateurs contre le cancer. Le Dr Patrick Lee de l'Université Dalhousie a produit un type de virus appelé réovirus qui réduit les tumeurs cancéreuses. Il a mis au point un médicament appelé Reolysin qui peut être utilisé pour traiter des cancers chez les humains, tout en évitant de provoquer les effets secondaires traumatisants de la chimiothérapie. Selon des études récentes, le réovirus est efficace contre les cellules souches du cancer du sein.

Impact

À l'heure actuelle, Oncolytics Biotech Inc., une entreprise de Calgary, teste Reolysin au moyen de sept essais cliniques de phase I/II et de phase II menés aux États-Unis et au Royaume-Uni, et s'apprêteraient à lancer des essais cliniques de phase III.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009

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