Impacts de la recherche financée par les IRSC : Os, articulations, nerfs et peau

[ Table des matières ]

Continuer malgré tout
Travailler en faisant face à l'arthrite

Aperçu

L'arthrite est la principale cause d'invalidité au Canada et, avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes devrait augmenter. Cependant, l'arthrite ne touche pas uniquement les personnes âgées. Elle frappe généralement entre 45 et 65 ans, dans la fleur de l'âge. La Dre Monique Gignac de l'Université de Toronto a suivi près de 500 employés souffrant d'arthrite pendant une période de cinq ou six ans. Cette recherche a permis de constater que le coût économique moyen d'une invalidité causée par l'arthrite est de 11 500 $ par personne, par année. Ce montant se répartit entre la perte de productivité (41 %), l'arrêt de travail ou le changement d'emploi (37 %) et la réduction des heures de travail et/ou l'absentéisme (22 %). Les travailleurs ont apporté certains changements pour gérer leur invalidité : prolongation de la journée de travail afin d'inclure plus de périodes de repos; réorganisation des espaces de travail afin de réduire ou d'éviter les levées; utilisation d'une chaise plus confortable; utilisation d'un banc pour soulever les jambes; remplacement de la souris d'ordinateur.

Impact

Les travaux de la Dre Gignac ont mené à l'élaboration de présentations et d'ateliers pour les personnes souffrant d'arthrite, qui sont offerts au Canada et en Europe. Ils ont aussi inspiré la Société de l'arthrite du Canada qui prépare un guide visant à fournir des stratégies pour aider les personnes atteintes à gérer leur maladie et leur emploi. Ses travaux ont aussi mené à une autre recherche qui s'est concrétisée par la création et l'essai d'une intervention en milieu de travail pour les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde.

Publication initiale

Profil de recherche, septembre 2007; mise à jour en 2009


Un récepteur de la douleur pourrait être lié à l'arthrite
L'identification de ce récepteur pourrait mener à la mise au point de nouveaux médicaments contre l'arthrite

Aperçu

La douleur chronique ainsi qu'une réduction de la mobilité et de la fonction des articulations sont les symptômes les plus courants de l'arthrite. Le Dr John Wallace de l'Université McMaster a identifié un récepteur de la douleur, le récepteur PAR2, qui serait lié aux maladies inflammatoires comme l'arthrite. Des études chez l'humain ont aussi démontré que ce récepteur joue un rôle dans le syndrome du côlon irritable.

Impact

Plusieurs compagnies pharmaceutiques ont maintenant en place des programmes de recherche pour mettre au point des moyens de bloquer le récepteur PAR2.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


« Se mouiller » pour sa santé
Accroître la mobilité des personnes souffrant d'arthrite

Aperçu

L'exercice peut améliorer l'équilibre, la force et la mobilité et prévenir les chutes; toutefois, les personnes âgées qui souffrent d'arthrose de la hanche ont souvent de la difficulté à faire de l'exercice en raison de la douleur. La Dre Catherine Arnold de l'Université de la Saskatchewan a mené un essai clinique de deux ans pour étudier l'effet de l'aquaforme seule et l'effet de ce type d'exercice combiné à un programme d'éducation sur la réduction des risques de chute chez les personnes âgées souffrant d'arthrose de la hanche. Elle a découvert que les sujets qui avaient participé au programme d'éducation et d'exercice avaient davantage confiance qu'ils pouvaient prévenir les chutes et présentaient une plus grande amélioration fonctionnelle que les personnes qui avaient fait uniquement de l'exercice ou celles qui n'avaient participé à aucun de ces programmes.

Impact

L'étude a mené à l'établissement d'un programme communautaire combinant aquaforme et éducation à l'intention des personnes âgées dont la mobilité est réduite et/ou qui risquent de faire une chute.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2005-2006; mise à jour en 2009


Y réfléchir à deux fois avant d'opérer
Et si la chirurgie n'améliorait pas l'arthrite du genou?

Aperçu

Environ la moitié des Canadiens souffrent d'arthrite du genou à un moment ou l'autre de leur vie, soit à cause de l'âge ou d'une blessure. L'arthroscopie du genou, qui permet d'enlever les fragments de cartilage ou de lisser les aspérités de la surface articulaire, est depuis longtemps le traitement standard pour ce problème. Toutefois, le Dr Bob Litchfield de l'Université Western Ontario a dirigé un essai au cours duquel tous les participants ont reçu un traitement et de l'éducation, mais seulement la moitié ont subi une intervention chirurgicale. Il a suivi les patients pendant plus de deux ans et n'a découvert aucune différence entre les patients qui avaient été opérés et ceux qui ne l'avaient pas été.

Impact

La publication des résultats de la recherche du Dr Litchfield a suscité un débat dans le milieu de la chirurgie orthopédique. Bien qu'il y ait des cas où l'intervention chirurgicale est justifiée, le Dr Litchfield espère que les résultats de ses travaux encourageront les chirurgiens orthopédistes à envisager des traitements non chirurgicaux avant d'opérer. Le Dr Litchfield prévoit explorer à fond les applications de ses résultats dans une étude d'application des connaissances.

Publication initiale

Prix IRSC-JAMC pour les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé, 2009; mise à jour en 2009

Catégorie

Pratique clinique – traitement


Soulager les douleurs arthritiques en toute sécurité
Une recherche ontarienne permet de trouver une nouvelle solution de rechange

Aperçu

Depuis que de nombreux analgésiques prescrits contre l'arthrite ont été retirés du marché il y a quelques années, les personnes souffrant de cette maladie disposent de peu d'options de traitement. Pour soulager la douleur, plusieurs prennent déjà de la glucosamine, une substance extraite de carapaces de crabes. Le Dr Tassos Anastassiades de l'Université Queen's a mis au point une série de nouveaux composés synthétiques à base de glucosamine qui se sont révélés efficaces pour réduire l'inflammation et prévenir la perte osseuse chez des modèles animaux.

Impact

Les composés ont une faible toxicité et ils offrent des possibilités en tant que produit pharmaceutique et nutraceutique. Ils sont protégés par un brevet, et le Dr Anastassiades travaille actuellement avec le Réseau canadien de l'arthrite afin de trouver un partenaire pour étudier les applications chez l'humain.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005


Attention!
Les antidépresseurs peuvent nuire à la santé des os

Aperçu

Des doses quotidiennes d'antidépresseurs peuvent aider le fonctionnement de l'esprit. Toutefois, chez les personnes de plus de 50 ans, ces médicaments peuvent fragiliser les os et accroître les risques de fracture. Le Dr David Goltzman de l'Université McGill a examiné les os de plus de 5000 personnes prenant une forme commune d'antidépresseurs appelés « inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine » (ISRS). Il a découvert que celles qui prenaient des ISRS quotidiennement étaient deux fois plus susceptibles de présenter une fragilité des os de la hanche et des vertèbres, les exposant ainsi à un risque accru de fracture.

Impact

La Food and Drug Administration des États-Unis songe à réviser ses lignes directrices afin de tenir compte de ces nouvelles connaissances concernant les effets des ISRS sur la santé des os. D'ici là, on convient généralement que le traitement de la dépression à l'aide des ISRS chez les personnes de plus de 50 ans devrait inclure aussi des stratégies pour prévenir l'ostéoporose. Il faudrait notamment procéder régulièrement à des tests de la teneur minérale de l'os et recommander de saines habitudes de vie, soit l'apport suffisant de calcium et de vitamine D dans le régime alimentaire, l'exercice, le renoncement au tabac et la consommation modérée d'alcool.

Publication initiale

Profil de recherche, novembre 2007; mise à jour en 2009


Combattre les maladies des os par la guérison cellulaire
Amener les cellules à produire du nouveau tissu osseux

Aperçu

Les os fragilisés ou fracturés à cause d'une blessure ou de maladies telles que l'ostéoporose et le cancer pourraient guérir grâce à une nouvelle thérapie cellulaire. La Dre Laurie McDuffee de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard s'emploie à mettre au point un moyen de prélever, chez des donneurs adultes, des cellules d'os et de tissus paraosseux et de les stimuler pour qu'elles deviennent des ostéoblates, soit des cellules matures qui forment le tissu osseux. Ces cellules peuvent ensuite être greffées dans l'os malade.

Impact

La technologie a été mise à l'essai en laboratoire et chez des animaux, sur des chevaux en particulier. Les résultats initiaux sont prometteurs, et les essais devraient être terminés au milieu de l'année 2010. À ce moment-là, si les résultats continuent d'être concluants, la technologie aura franchi un pas de plus en vue de son utilisation chez les humains; elle permettrait alors d'aider les orthopédistes à traiter les patients et d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d'une maladie des os.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


La réadaptation à la maison
Après un remplacement de la hanche ou du genou, les patients se rétablissent mieux à la maison

Aperçu

Le nombre de Canadiens qui attendent une intervention pour le remplacement d'une hanche ou d'un genou demeure élevé. Souvent, ces attentes sont attribuables au manque de lits d'hôpitaux nécessaires pour la réadaptation après l'intervention chirurgicale. Le Dr Nizar Mahomed de l'hôpital Toronto Western du Réseau universitaire de santé a dirigé un groupe appelé le Total Joint Network, qui a mis au point un programme pour réduire les temps d'attente, réduire la période de rétablissement pour les patients, et faire économiser les contribuables. Le groupe a étudié deux groupes de patients : un groupe passait cinq jours dans un hôpital de soins actifs, puis rentrait à la maison et recevait la visite d'un spécialiste en réadaptation, et l'autre groupe recevait des soins actifs pendant trois jours, et restait hospitalisé pendant sept jours de plus pour la réadaptation. Les chercheurs ont constaté avec étonnement que les patients traités à la maison avaient de meilleurs résultats et étaient tout aussi satisfaits de leur traitement. L'équipe de recherche s'est ensuite intéressée aux patients ayant subi une fracture de la hanche; ce qui a permis de diminuer les temps d'attente avant l'intervention à moins de deux jours, et de réduire le séjour total en réadaptation à 29 jours.

Impact

Cette approche de soins à domicile pour la réadaptation après un remplacement de la hanche ou du genou a fait économiser plus de 10 millions de dollars à la région du Grand Toronto, au chapitre des soins de santé. On a constaté qu'un plus grand nombre de patients ayant subi une fracture de la hanche, soit 20 % de plus, ont recouvré l'état de santé qu'ils avaient avant leur blessure. Leur retour à la santé permet à la province d'épargner environ 17 millions de dollars par année, puisque ces personnes n'ont pas à être hospitalisées dans des centres de soins de longue durée. Les deux modèles de soins ont été intégrés à l'initiative du réseau Ontario Bone and Joint Health Network pour les faire connaître dans l'ensemble de l'Ontario.

Publication initiale

Prix IRSC-JAMC pour les plus grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé, 2009; mise à jour en 2009


Régénérer le mouvement
Traitement des lésions médullaires

Aperçu

Les neurones sont essentiels à l'envoi des messages du système nerveux dans tout l'organisme. Cependant, lorsqu'ils sont endommagés, ils ne se régénèrent normalement pas, confinant dans un fauteuil roulant les personnes ayant des lésions à la moelle épinière. Le Dr Timothy O'Connor de l'Université de la Colombie-Britannique dirige une équipe qui tente de trouver des composés chimiques qui favorisent la croissance des neurones. Les chercheurs ont recours à une technologie appelée « criblage à haut débit » qui emploie une combinaison de procédés robotisés et de technologies informatiques à haute vitesse pour tester des milliers de composés chimiques par jour. Lorsque le Dr O'Connor et son équipe auront trouvé un composé qui favorisera la croissance des neurones, ils entreprendront des essais sur des animaux dans l'espoir de mettre au point un traitement pour les personnes ayant subi une lésion médullaire.

Impact

Les travaux du Dr O'Connor ont mené à la découverte d'un composé qui améliore la croissance des neurites (prolongement d'un neurone, soit un axone ou une dendrite, qui favorise les connexions entre les neurones). Lorsque le composé a été mis à l'essai sur des modèles animaux, il n'a pas favorisé la régénération des nerfs coupés, mais il a stimulé le bourgeonnement de nerfs intacts dans la moelle épinière. Ce résultat est prometteur, car le bourgeonnement compensatoire peut être un moyen plus viable pour stimuler la récupération fonctionnelle dans un système nerveux central endommagé.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2006-2007; mise à jour en 2009


Réduire les cicatrices causées par les brûlures
Une protéine sert de cible pour le traitement

Aperçu

Il est possible de traiter les brûlures graves, mais les cicatrices qu'elles laissent peuvent être débilitantes, en raison de la mobilité réduite et de l'atteinte des nerfs. Le Dr Aziz Ghahary, qui travaille maintenant à l'Université de la Colombie-Britannique, mais qui était à l'Université de l'Alberta lorsqu'il a mené cette recherche, a découvert une protéine pouvant être ciblée pour ralentir ou même prévenir la formation de cicatrices en interférant dans les processus biologiques qui en sont responsables. Les cicatrices se forment lorsqu'il y une surproduction de protéines de la matrice extracellulaire et absence de signaux de dégradation. La protéine découverte par le Dr Ghahary, appelée facteur anti-fibrosant dérivé des kératinocytes (ou KDAF), renforce les substances qui envoient les signaux de dégradation.

Impact

Le brevet pour cette découverte a été concédé à une firme de Vancouver, Augurex Life Sciences Co., en 2007, et le produit devrait être commercialisé en tant que méthode de diagnostic précoce de l'arthrite et comme moyen de traitement.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009


Activité physique sur roues
Lignes directrices pour améliorer la vie des personnes en fauteuil roulant

Aperçu

Les athlètes paralympiques sont parmi les athlètes les plus exceptionnels au monde. Toutes les personnes ayant subi une lésion médullaire, et non seulement celles qui poursuivent un rêve olympique, peuvent constater d'importantes améliorations dans leur vie si elles y ajoutent un peu d'activité physique. Une plus grande force des bras peut aider une personne à passer de son fauteuil roulant au siège d'une auto; une plus grande force des jambes lui permet d'enlever elle-même son pantalon avant d'aller au lit. La Dre Kathleen Martin Ginis de l'Université McMaster a fait une recherche afin de déterminer quelle est la quantité d'exercice suffisante pour une personne en fauteuil roulant. Par exemple, la recommandation qui s'applique au grand public, soit de 30 à 60 minutes d'activité jour, est excessive pour une personne en fauteuil roulant, car il est beaucoup plus exigeant de se déplacer en fauteuil roulant que de marcher. En s'appuyant sur ses travaux de recherche, la Dre Martin Ginis élabore actuellement des lignes directrices et un guide en matière d'activité physique pour les personnes ayant subi une lésion médullaire.

Impact

Ces lignes directrices s'adressent aux personnes qui ont subi une lésion de la moelle épinière, ainsi qu'aux intervenants, notamment en réadaptation ou en entraînement physique, et visent à aider les personnes atteintes dans leurs activités quotidiennes, à favoriser leur bien être psychologique et à prévenir les maladies chroniques.

Publication initiale

Profil de recherche, août 2008; mise à jour en 2009


Faire de l'exercice… à la course
Garder la forme malgré un horaire chargé

Aperçu

Il est difficile de trouver le temps de faire de l'exercice, surtout si l'on veut en faire 60 minutes par jour, tel qu'il est recommandé. Le Dr Martin Gibala de l'Université McMaster a de bonnes nouvelles : un entraînement constitué de très brèves périodes d'exercice intense peut se révéler aussi bénéfique qu'un entraînement plus prolongé d'intensité modérée. Le Dr Gibala a examiné les effets d'un entraînement par intervalles : brèves périodes d'exercices rapides – disons 30 secondes – suivies d'un ralentissement ou d'un arrêt complet de quelques minutes, et répétition de ce cycle plusieurs fois. Il a comparé deux groupes de personnes; le premier faisait deux heures et demie d'exercice intense sur bicyclette au cours d'une période de deux semaines, tandis que l'autre faisait dix heures et demie d'exercice modéré sur bicyclette au cours de la même période. À la fin de l'étude, les deux groupes présentaient des augmentations similaires des taux d'enzymes produites dans les muscles des cuisses. Ces enzymes sont des composés chimiques qui brûlent les graisses et les glucides pour produire de l'énergie. Le Dr Gibala étudie maintenant les effets à long terme de l'entraînement par intervalles chez des personnes de condition physique et de groupes d'âge différents.

Impact

Les résultats de cette étude offriront aux personnes qui n'ont pas le temps de faire des exercices soutenus une stratégie différente pour améliorer leur santé et leur mieux-être grâce à l'activité physique. Le Dr Gibala effectue actuellement un suivi de ses travaux de recherche afin d'étoffer ses résultats.

Publication initiale

Profil de recherche, janvier 2008; mise à jour en 2009


Diagnostic précoce de l'arthrite
Un outil aide à diagnostiquer l'arthrose du genou

Aperçu

L'arthrose est la forme d'arthrite la plus répandue au Canada, touchant trois millions de personnes, soit une sur dix. Un diagnostic précoce peut améliorer les possibilités de traitement et ralentir la progression de l'incapacité. La Dre Jolanda Cibere du Centre for Hip Health and Mobility de l'Université de la Colombie-Britannique a mis au point un outil qui aide les médecins à diagnostiquer l'arthrose du genou, à un stade précoce. L'outil a recours à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), à la radiographie, aux biomarqueurs, à l'évaluation clinique et à des questionnaires pour évaluer à fond les patients présentant une douleur au genou. La Dre Cibere et son équipe ont créé une vidéo pour offrir de l'information sur l'utilisation de cet outil aux médecins de famille, aux étudiants en médecine, aux étudiants en physiothérapie ainsi qu'aux chercheurs.

Impact

Les National Institutes of Health des États-Unis utilisent cet outil dans le cadre d'une initiative sur l'arthrose afin d'assurer la fiabilité et la normalisation des données. Des chercheurs l'utilisent aussi dans le cadre de leurs travaux sur l'arthrose; et des chercheurs des États-Unis et du Royaume-Uni ont communiqué avec la Dre Cibere pour avoir des renseignements sur l'utilisation de l'outil. La vidéo éducative et d'autres outils d'application des connaissances seront prêts à la fin de 2009.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009


Comment réparer un os brisé?
En recollant les morceaux, voyons!

Aperçu

Près de 1,5 million de Canadiens souffrent d'ostéoporose, ce qui les rend vulnérables aux fractures lorsqu'ils s'adonnent à leurs activités quotidiennes. Si les causes semblent simples, les conséquences, elles, sont importantes – longs séjours à l'hôpital et difficulté à se mouvoir. Une équipe de chercheurs canadiens dirigée par le Dr Gamal Baroud de l'Université de Sherbrooke aide les patients souffrant d'une fracture vertébrale à rester moins longtemps à l'hôpital et à reprendre une vie active plus rapidement, en utilisant une super colle dans le cadre d'une procédure appelée vertébroplastie. Au cours de cette procédure, une aiguille est insérée dans la colonne vertébrale et une petite quantité de colle liquide est injectée dans la fracture. La colle durcit en 20 minutes seulement, renforçant ainsi l'os. Selon le Dr Baroud, jusqu'à 90 % des patients peuvent marcher sans éprouver de douleur après ce traitement. Au lieu de passer des semaines à l'hôpital, ils repartent après quelques heures. En utilisant de nouvelles colles à base de minéraux qui ressemblent étroitement à la substance osseuse, le Dr Baroud tente de réduire les risques de la procédure, notamment la fuite de colle liquide à l'extérieur de l'os.

Impact

Les travaux du Dr Baroud ont mené à la création d'un dispositif simple pour doser la colle avec précision, de contrôles de sécurité moins coûteux que ceux qui existent déjà et de dispositifs additionnels qui améliorent la sécurité des patients en réduisant les risques de fuite et les lésions intra-vertébrales. La première génération de produits devait être approuvée en 2009, aux États-Unis et au Canada, et la deuxième génération devrait l'être au début de 2010.

Publication initiale

Profil de recherche, novembre 2007; mise à jour en 2009


À vos marques!
Nouvelle méthode pour prédire l'évolution de l'arthrose

Aperçu

L'arthrose touche un Canadien sur dix. Les personnes atteintes ne savent pas quand la maladie s'aggravera – c'est l'inconnu. Une équipe de recherche dirigée par le Dr Robin Poole de l'Université McGill a trouvé un nouveau moyen pour suivre exactement la progression de l'arthrose. Elle a découvert que la présence de biomarqueurs dans le sang permettait de prédire la gravité de la progression de la maladie en mesurant la dégradation du collagène.

Impact

Des compagnies pharmaceutiques utilisent la technologie servant à détecter les biomarqueurs pour mettre au point un traitement de fond et participent à des études précliniques et à des essais cliniques. Les tests pour détecter les biomarqueurs sont produits et mis en marché par IBEX Technologies, une firme de Montréal. M. Paul Baehr, président et chef de la direction d'IBEX, estime que les tests représentent le quart du revenu de l'entreprise et contribuent à sa rentabilité. « Le produit du Dr Poole nous a beaucoup aidés » , affirme-t-il.

Publication initiale

Recherche canadienne, impact international, IRSC, 2007; mise à jour en 2009


Des prothèses de la hanche qui durent plus longtemps
Combattre la perte osseuse autour de l'implant

Aperçu

Les médecins constatent que de plus en plus de jeunes patients ont besoin d'un remplacement de la hanche, mais ils hésitent souvent à procéder à l'intervention chirurgicale en partie parce que les prothèses peuvent devenir non fonctionnelles après 20 ans ou plus, et ce en raison de la perte osseuse importante autour de la nouvelle articulation. Les Drs Helen Burt et Tim Durance, de l'Université de la Colombie-Britannique, ont mis au point une minuscule éponge faite d'un matériau biodégradable et remplie de cellules souches qui fabriquent de l'os humain. Cette éponge peut être implantée avec la nouvelle prothèse afin de prévenir la perte osseuse qui rend parfois nécessaire une deuxième intervention chirurgicale. Des recherches plus poussées ont démontré que l'éponge était efficace en laboratoire et chez des animaux.

Impact

La mise au point de cette éponge est une percée importante pour les patients ayant besoin d'un remplacement de la hanche. Les chercheurs ont présenté deux demandes de brevet pour le procédé afin d'obtenir la protection d'un brevet national dans les principaux pays du monde. L'Université de la Colombie-Britannique a concédé une licence d'exploitation des deux brevets à une entreprise canadienne qui réalise des applications commerciales.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009


Donner un coup de main au cartilage
Un nouveau polymère favorise la régénération du cartilage

Aperçu

Lorsque le cartilage des articulations est détruit, que ce soit en raison d'une blessure ou de l'arthrite, le remplacement de l'articulation est souvent nécessaire. Mais, il pourrait y avoir une autre solution. Le Dr Michael Buschmann et son équipe de scientifiques et d'ingénieurs de l'École Polytechnique de Montréal ont mis au point un polymère gélifiant appelé BST CarGelMD qui peut stimuler la régénération du cartilage. Lorsqu'il est appliqué à une articulation, le produit forme, au sein du cartilage endommagé, un support adhésif sur lequel les cellules de l'organisme peuvent alors produire du nouveau cartilage.

Impact

BioSyntech, une entreprise québécoise, commercialise la découverte et effectue actuellement des essais cliniques du BST CarGelMD au Canada, en Espagne et en Corée du Sud. Les résultats préliminaires des essais montrent des améliorations statistiquement significatives de la qualité de la réparation tissulaire, 12 mois après un traitement au BST CarGelMD. Les résultats finals devraient être connus en 2010.

Publication initiale

Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009


Des chercheurs veulent faire disparaître la douleur chronique
La recherche fondamentale porte ses fruits

Aperçu

Les personnes souffrant de douleur chronique peuvent vous dire à quel point cet état est débilitant. Pourtant, il n'y a actuellement aucun médicament sur le marché pouvant traiter la douleur intense. Pendant plusieurs années, le Dr Terrence Snutch de l'Université de la Colombie-Britannique a fait de la recherche afin de découvrir comment les canaux calciques de type N contribuent à la douleur chronique et à d'autres troubles neurologiques, et afin de comprendre comment ces canaux médient la transmission de la douleur. Le Dr Snutch a été le premier scientifique au monde à décrire la base moléculaire des canaux calciques ayant une importance sur le plan clinique dans les systèmes cardiovasculaire, endocrinien et nerveux.

Impact

En mars 2006, Neuromed, une entreprise pharmaceutique de Vancouver, a signé avec Merck & Co le plus important contrat de licence jamais conclu au Canada, d'une valeur pouvant atteindre 475 millions de dollars, afin de mettre au point le NMED-160, médicament que le Dr Snutch a élaboré dans le cadre de ses recherches. Neuromed et Merck & Co. ont interrompu les travaux sur le NMED-160 en août 2007, mais poursuivent leur collaboration afin de mettre au point d'autres traitements fondés sur les canaux calciques de type N.

Publication initiale

Profil de recherche, juillet 2006; La recherche en santé, ça rapporte, printemps 2006; mise à jour en 2009


Rincez et crachez
Un rince-bouche peut aider à détecter une infection

Aperçu

Un des moyens habituels pour déceler une infection consiste à vérifier les taux sanguins d'un type de globules blancs appelés neutrophiles. Des taux élevés de neutrophiles protègent l'organisme contre l'infection, alors que de faibles taux indiquent une diminution de la résistance à l'infection. Les taux de neutrophiles sont habituellement mesurés au moyen d'une analyse de sang, mais le Dr Michael Glogauer de l'Université de Toronto a mis au point un rince-bouche permettant de détecter les taux de neutrophiles et de surveiller la prédisposition d'une personne à l'infection. Le rince-bouche a été mis à l'essai chez des enfants qui ont reçu une greffe de moelle osseuse. En surveillant les taux de neutrophiles à l'aide du rince-bouche, l'équipe pouvait prédire avec précision si le patient risquait de faire une infection, et ce, jusqu'à une semaine plus tôt qu'avec l'analyse de sang habituelle. Le rince-bouche peut aussi être utilisé chez les patients recevant de la chimiothérapie. Les médicaments utilisés en chimiothérapie ont tendance à éliminer les neutrophiles. Toutefois, si le rince-bouche permet de déceler des taux élevés de neutrophiles, cela signifie que les patients courent un moindre risque d'infection. Ils peuvent alors rester moins longtemps à l'hôpital, ce qui représente des économies pour le système de santé.

Impact

Le Dr Glogauer a fait breveter le test aux États-Unis (brevet en instance au Canada), et il travaille avec une société canadienne, CHX Technologies, pour commercialiser son invention. La prochaine étape est un essai clinique en 2010, financé en partie par les IRSC, pour démontrer que le test permet de pronostiquer l'apparition de la maladie parodontale (MP). Pour Ross Perry, propriétaire de CHX Technologies, la génération du baby-boom constitue le plus important marché potentiel du test de rinçage pour la MP. « La commercialisation du test nous réjouit parce que nous savons que ces personnes s'intéressent beaucoup à la médecine préventive et veulent garder leurs dents intactes le plus longtemps possible. »

Publication initiale

Profil de recherche, octobre 2006; mise à jour en 2009

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