Impacts de la recherche financée par les IRSC : Vieillissement
Dissiper les mythes concernant les soins palliatifs
Le rôle d'aidant naturel ne plaît pas à tout le monde
Aperçu
Certains patients considèrent que mourir à la maison est la solution idéale des soins en fin de vie. Selon la recherche effectuée par la Dre Kelli Stajduhar de l'Université de Victoria, les membres de la famille qui prennent soin de ces patients ne sont pas nécessairement de cet avis.
Impact
Lorsque la Dre Stajduhar a communiqué les résultats de sa recherche à l'autorité locale de la santé, les responsables ont commencé à parler publiquement des difficultés éprouvées par les familles qui prennent soin d'un mourant à la maison et ont ouvert 10 lits de plus en soins palliatifs pour soulager la pression subie par les aidants naturels.
Publication initiale
Institut du vieillissement des IRSC, publication à paraître sur les répercussions du financement d'équipes émergentes.
De nouvelles cellules dans de vieux cerveaux
L'exercice physique favorise la santé du cerveau
Aperçu
Une marche de 20 minutes avec votre chien ne fera peut-être pas de vous un athlète olympique, mais elle pourrait vous aider à garder votre cerveau à un niveau olympique à mesure que vous vieillissez. Le Dr Brian Christie de l'Université de Victoria a été l'un des premiers chercheurs à démontrer que l'exercice physique peut entraîner la création de nouvelles cellules cérébrales, une notion généralement admise de nos jours, et que celles-ci peuvent améliorer les habiletés d'apprentissage et de mémoire chez les personnes âgées. Ces effets s'avèrent pour tous les types d'exercices, même s'ils ne sont pas intenses. Le Dr Christie a découvert qu'en plus de créer de nouveaux neurones, l'exercice améliore la communication entre les cellules cérébrales qui existent déjà, probablement en raison de l'augmentation du flux sanguin attribuable à l'exercice.
Impact
Cette recherche démontre une fois de plus l'importance de demeurer actif physiquement au cours du vieillissement.
Publication initiale
Profil de recherche, août 2008
Le cerveau s'adapte
Les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer peuvent faire appel à d'autres parties de leur cerveau
Aperçu
Au Canada, près d'un quart de million de personnes souffrent de la maladie d'Alzheimer et, d'ici 2030, on s'attend à ce que la maladie touche près de 500 000 personnes. Dans le cadre de sa recherche, la Dre Cheryl Grady de l'hôpital Baycrest de Toronto, a découvert que les gens qui sont en phase initiale de la maladie d'Alzheimer peuvent faire appel à d'autres parties du cerveau pour exécuter des tâches de mémoire. Aujourd'hui, la Dre Grady et ses collègues étudient le cerveau des personnes âgées avant et après un entraînement de la mémoire pour voir quelles parties du cerveau sont exercées par l'entraînement.
Impact
La majeure partie des travaux de la Dre Grady relèvent de la recherche fondamentale; elle essaie de comprendre les circonstances qui peuvent amener d'autres parties du cerveau à « prendre le relais » pour effectuer des tâches nécessitant de la mémoire. Toutefois, la Dre Grady cherche aussi à mettre en application les résultats de ses travaux afin de favoriser de tels changements dans le cerveau des personnes âgées.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2003-2004; mise à jour en 2009
Eh bien! Dansez maintenant...
Apprendre le tango permet d'améliorer l'équilibre et la mémoire
Aperçu
Au cours d'une recherche menée par la Dre Patricia McKinley de l'Université McGill, on a observé que 9 des 14 personnes âgées (de 62 à 90 ans) inscrites à des leçons de tango étaient parvenues à réduire considérablement leurs risques de chute grave, comparativement à seulement trois parmi le groupe de dix personnes âgées faisant de la marche deux fois par semaine. Toutes les personnes âgées qui ont participé à l'étude avaient fait une chute au cours de la dernière année et, depuis ce moment, elles avaient peur de tomber — un des principaux facteurs qui limite l'autonomie des personnes âgées. La danse a permis d'améliorer leur coordination et leur équilibre et, de plus, elle leur a permis d'améliorer leur « mémoire de travail » – nécessaire pour exécuter des tâches comme classer des lettres ou des numéros dans une séquence logique – une amélioration qui a duré plusieurs semaines après la fin des leçons. La Dre McKinley a commencé à comparer les avantages du tango avec ceux de la méditation chez les personnes souffrant d'une dépression légère ou modérée. Elle espère aussi entreprendre une étude internationale sur l'utilisation du tango pour les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l'âge, afin de produire un programme clés en main qui pourra être utilisé dans les milieux communautaires.
Impact
Au cours d'une recherche menée par la Dre Patricia McKinley de l'Université McGill, on a observé que 9 des 14 personnes âgées (de 62 à 90 ans) inscrites à des leçons de tango étaient parvenues à réduire considérablement leurs risques de chute grave, comparativement à seulement trois parmi le groupe de dix personnes âgées faisant de la marche deux fois par semaine. Toutes les personnes âgées qui ont participé à l'étude avaient fait une chute au cours de la dernière année et, depuis ce moment, elles avaient peur de tomber — un des principaux facteurs qui limite l'autonomie des personnes âgées. La danse a permis d'améliorer leur coordination et leur équilibre et, de plus, elle leur a permis d'améliorer leur « mémoire de travail » – nécessaire pour exécuter des tâches comme classer des lettres ou des numéros dans une séquence logique – une amélioration qui a duré plusieurs semaines après la fin des leçons. La Dre McKinley a commencé à comparer les avantages du tango avec ceux de la méditation chez les personnes souffrant d'une dépression légère ou modérée. Elle espère aussi entreprendre une étude internationale sur l'utilisation du tango pour les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l'âge, afin de produire un programme clés en main qui pourra être utilisé dans les milieux communautaires.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2004-2005; mise à jour en 2009
Dre Scott à la rescousse
La prévention des chutes chez les personnes âgées
Aperçu
Chaque année, la moitié des Canadiens âgés de 70 ans et plus font une chute. Sur les milliers de personnes qui se fracturent une hanche, un cinquième d'entre elles mourront dans l'année qui suit. Par sa recherche, la Dre Vicki Scott de l'Université de la Colombie-Britannique encourage les aides de maintien à domicile et les personnes âgées à assumer un rôle actif dans la prévention des chutes. Elle a créé une liste de contrôle interactive et un plan d'action en matière de prévention des chutes afin de reconnaître et de réduire les risques. La Dre Scott mentionne aussi qu'il est important d'adapter les codes du bâtiment et de construire des milieux, qu'il s'agisse de trottoirs ou d'escaliers, qui permettent de prévenir les chutes chez les personnes âgées.
Impact
En 2006, grâce aux travaux de la Dre Scott, on a constaté une diminution de 43 % des chutes au sein du groupe à l'étude, sur une période de six mois. Ses travaux ont mené à la publication du Programme canadien de prévention des chutes, en 2008. Ce programme complète les connaissances et les aptitudes des professionnels de la santé et des dirigeants communautaires qui travaillent dans le domaine de la prévention des chutes, en donnant à ces intervenants les outils nécessaires pour choisir et intégrer des programmes et des politiques efficaces.
Publication initiale
Profil de recherche, décembre 2007; mise à jour en 2009
Mettre l'accent sur une saine nutrition
Des outils pour s'assurer que les aînés reçoivent tous les nutriments nécessaires
Aperçu
La Dre Heather Keller de l'Université Guelph, en Ontario, a mis au point un outil facile à utiliser pour aider les médecins et les autres professionnels de la santé à dépister les facteurs de risque possibles d'une nutrition déficiente chez leurs patients âgés. Cet outil appelé SCREEN© (Seniors in the Community Risk Evaluation for Eating and Nutrition) et la trousse d'outils associés permettent d'obtenir de l'information du patient au sujet de facteurs physiques tels que des difficultés à mastiquer ou à avaler, ou des facteurs sociaux comme le fait de manger seul ou d'avoir de la difficulté à faire les courses ou la cuisine.
Impact
En utilisant l'outil SCREEN©, les professionnels de la santé peuvent déceler, retarder ou même prévenir les problèmes de santé à long terme associés à une mauvaise nutrition. SCREEN© et son successeur, SCREEN© II, sont utilisés par plus d'une centaine de praticiens partout au Canada. Des pays comme la France, l'Espagne, le Japon et la Suède souhaitent traduire l'outil et l'adapter à leurs propres besoins. La Dre Keller s'est vu décerner le prix Betty-Havens de l'application des connaissances dans le domaine du vieillissement pour ses travaux.
Publication initiale
Bien vieillir, bulletin de l'Institut du vieillissement des IRSC, novembre 2007; mise à jour en 2009
Aider les personnes âgées à prendre correctement leurs médicaments
Le rôle élargi des pharmaciens : un élément clé
Aperçu
En 2006, au Canada, les personnes âgées de 60 à 79 ans avaient en moyenne 35 ordonnances par année, tandis que celles de 80 ans et plus en obtenaient environ 74 – cela, sans compter les médicaments en vente libre et les herbes médicinales. La Dre Lisa Dolovich de l'Université McMaster a produit des résultats de recherche fiables qui aident les personnes âgées à gérer toutes leurs ordonnances, à éviter des problèmes courants comme les effets indésirables, et à se rappeler de prendre leurs médicaments conformément à la dose prescrite et au moment indiqué. Sa recherche a montré que la présence d'un pharmacien dans les bureaux de médecin permet d'optimiser les traitements médicamenteux et de mieux surveiller la médication.
Impact
À la lumière des résultats de cette étude, le ministère de la Santé de l'Ontario finance maintenant des postes de pharmacien à temps plein au sein d'équipes de soins primaires et, depuis 2009, on compte 90 pharmaciens occupant des postes subventionnés par le ministère de la Santé.
Publication initiale
Rapport biennal de l'Institut du vieillissement des IRSC, 2005-2007; mise à jour en 2009
Permettre aux personnes âgées de conduire en toute sécurité
La recherche guide les politiques
Aperçu
CanDRIVE, un programme de recherche interdisciplinaire financé par les IRSC et visant à améliorer la sécurité des conducteurs âgés, est dirigé par le Dr Malcolm Man-Son-Hing de l'Institut de recherche en santé d'Ottawa et le Dr Shawn Marshall de l'Institut de recherche Élisabeth-Bruyère. Ce programme est maintenant la référence en ce qui concerne les conducteurs âgés au Canada.
Impact
Les responsables de CanDRIVE ont écrit des politiques sur la conduite automobile et la démence pour le Conseil canadien des administrateurs du transport motorisé (CCATM), l'Association médicale canadienne et la Conférence canadienne de consensus sur la démence. Ils ont a également participé à l'élaboration de la 7e édition du guide Évaluation médicale de l'aptitude à conduire : Guide du médecin, publication de l'Association médicale canadienne qui constitue le principal outil dont se servent les médecins pour décider à quel moment leurs patients devraient cesser de conduire.
Publication initiale
Rapport biennal de l'Institut du vieillissement des IRSC, 2005-2007
Une meilleure détection des risques
Mesurer les risques de la fragilité
Aperçu
Les personnes âgées fragiles – jusqu'à 20 % des aînés au Canada – courent un plus grand risque de maladies aiguës et chroniques, d'invalidité et de décès. L'incapacité de mesurer la fragilité chez les personnes âgées retarde les efforts pour prévenir ces risques. Le Dr Kenneth Rockwood de l'Université Dalhousie a conçu et essayé une échelle clinique de la fragilité en sept points qui est un outil de prévision facile à utiliser pour mesurer la fragilité chez les personnes âgées.
Impact
La nouvelle échelle est utilisée en milieu clinique au centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II de Halifax. Cet outil aide les médecins à mesurer rapidement et précisément la fragilité des patients et leur permet de mieux traiter cet état et de réduire les risques de troubles graves. L'échelle fait également l'objet d'un essai pilote par Providence Health Care, en Colombie-Britannique. La Dre Janet McElhaney, MD, directrice de programme pour Elder Care Acute Services de l'organisme Providence Health Care et chef de la Division de gériatrie à l'Université de la Colombie-Britannique, estime que l'indice et l'échelle de fragilité pourraient permettre des économies de 4 milliards de dollars dans le budget de soins actifs du Canada, actuellement de 17 milliards de dollars, en améliorant l'efficacité des soins aux personnes âgées. L'échelle, dans une version légèrement élargie, est aussi utilisée dans un grand nombre d'études, dont REALISTIC-80 réalisée à l'Université Queen's.
Publication initiale
Aperçu de la recherche en santé au Canada, IRSC, 2007; mise à jour en 2009
Prévention des décès liés à la prise de médicaments chez les personnes âgées souffrant de démence
Selon une étude, les médicaments antipsychotiques accroissent le risque
Aperçu
Les médicaments antipsychotiques sont approuvés pour traiter des maladies psychiatriques comme la schizophrénie et la manie. Toutefois, ils sont souvent prescrits pour traiter les symptômes comportementaux de la démence tels que l'agitation, l'agressivité verbale ou physique, les délires, les hallucinations ou la paranoïa. Selon les recherches du Dr Sudeep Gill, il existe un lien entre l'utilisation de médicaments antipsychotiques et le risque accru de décès chez les patients âgés atteints de démence. Le Dr Gill a suivi des personnes âgées souffrant de démence pendant les 180 jours qui ont suivi le début d'un traitement aux antipsychotiques. Il affirme que, compte tenu de la courte durée du suivi, même une faible augmentation du taux de mortalité est importante, surtout si, pour de nombreuses personnes âgées atteintes de démence, ces médicaments pourraient ne pas être bénéfiques.
Impact
Aux États-Unis, la Food and Drug Administration a récemment cité l'étude du Dr Gill et, s'appuyant sur cette étude, elle a décidé d'émettre un avertissement au sujet des médicaments antipsychotiques et prévoit imposer l'impression de cet avertissement dans un encadré sur l'étiquette de ces médicaments.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2007-2008
Diagnostic des troubles urinaires
Nouvelle technique indolore et non invasive
Aperçu
Les troubles urinaires deviennent de plus en plus fréquents à mesure que les gens vieillissent, et ils minent considérablement leur qualité de vie. L'examen diagnostique des troubles urinaires nécessite la mise en place d'un cathéter, un procédé désagréable pour un grand nombre de personnes – c'est pourquoi de 20 à 30 % des patients refusent l'examen et ont directement recours à la médication ou à la chirurgie. Le Dr Andrew Macnab de l'Université de la Colombie-Britannique a mis au point une technique indolore et non invasive pour diagnostiquer les troubles urinaires. La technique, qui utilise la lumière proche infrarouge, a fait l'objet d'essais cliniques approfondis au Canada et aux États-Unis. Urodynamix, une entreprise de Vancouver, a fait breveter la technologie et explore les nouvelles applications possibles, notamment la surveillance de la pression excessive exercée sur les organes des patients hospitalisés dans les unités de soins intensifs.
Impact
L'utilisation de l'instrument a été approuvée au Canada et aux États Unis. L'instrument est sur le marché, mais l'absence d'un code d'honoraires pour l'utilisation de ce dernier ralentit son adoption à grande échelle. Le Dr Macnab poursuit ses travaux : il étudie notamment la possibilité d'utiliser la lumière proche infrarouge sur une sonde vaginale afin de diagnostiquer l'incontinence à l'effort chez les femmes présentant une faiblesse du plancher pelvien (souvent attribuable à un accouchement). Il étudie aussi la possibilité de créer une version sans fil de l'instrument qui pourrait faciliter le diagnostic chez les enfants, en particulier.
Publication initiale
Résultats de la recherche en santé, IRSC, 2006-2007; mise à jour en 2009
Garder les aînés sur leurs pieds
Rétablir la stabilité
Aperçu
Un chercheur financé par les IRSC, le Dr Stephen Perry de l'Université Wilfred Laurier, a passé 15 ans à étudier les moyens de prévenir les chutes chez les personnes âgées. Les travaux du Dr Perry l'ont amené à créer une nouvelle semelle qui, placée à l'intérieur de la chaussure, améliore l'équilibre et aide à prévenir les chutes chez les personnes âgées. Il y a un mince repli qui s'étend sur le côté et à l'arrière de la semelle. Lorsqu'une personne portant la semelle perd l'équilibre, elle sent le repli et peut rééquilibrer son poids. Normalement, nous avons sur la plante des pieds des capteurs de pression qui fournissent l'information nous permettant de nous tenir debout. En vieillissant, toutefois, nous perdons cette sensibilité; il est alors plus difficile de garder notre équilibre et nous sommes plus sujets aux chutes.
Impact
Un groupe de 20 personnes âgées ont porté les semelles Sole Sensor pendant deux semaines; chez ce groupe, on a constaté deux fois moins de chutes que dans un groupe de personnes du même âge qui ne les portaient pas. La semelle Sole Sensor est commercialisée par Hart Mobility, une entreprise ontarienne, et devrait être sur le marché en 2009.
Publication initiale
Bien vieillir, bulletin de l'Institut du vieillissement des IRSC, mars 2007; mise à jour en 2009
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