Construire un meilleur genou
Toutefois, il faut attendre qu'un genou dégénère pour justifier son remplacement, et il y a toujours le risque que l'organisme rejette le corps étranger. La Dre Rita Kandel et son équipe mettent au point un nouveau genou artificiel qui combine du cartilage fabriqué en laboratoire et un biomatériau poreux dégradable qui se comporte comme l'os. Après l'implantation, l'os croît graduellement à travers les pores. Parallèlement, le biomatériau subit une biodégradation, laissant en place une articulation naturelle et fonctionnelle.
Les avantages sont multiples. Cette approche peut être utilisée pour traiter des lésions localisées dès qu'un défaut est constaté ou pour remplacer le genou lorsque les lésions sont plus diffuses. Le remplacement est naturel plutôt qu'artificiel. Et la Dre Kandel affirme que le biomatériau peut être façonné et adapté en fonction du genou de chaque receveur, ce qui est plus pratique qu'une prothèse « toute faite ». Une fois perfectionnée, la technique pourra être appliquée à d'autres articulations, comme la hanche, l'épaule et le coude. Moins de gens auront alors à attendre des remplacements d'articulations traditionnels, ce qui réduira les listes d'attente.
La nouvelle technique est encore loin d'être au point. Trouver des sources cellulaires pour former le tissu et mettre au point des techniques de façonnage et d'usinage pour adapter l'articulation de remplacement ne sont que deux exemples de tâches auxquelles travaille l'équipe de la Dre Kandel, formée d'ingénieurs, de biologistes cellulaires, de chirurgiens, de radiologistes et de vétérinaires.
« Il est si important d'avoir toutes ces perspectives différentes pour faciliter la transformation de cette approche en un traitement clinique », dit la Dre Kandel.
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