Membres du CCI (au 1er septembre 2011) - Biographies

Dre Joan L. Bottorff

Présidente :
Joan L. Bottorff, Ph.D., IA., FCAHS

Professeure et chaire de la promotion de la santé et de la prévention du cancer
Université de la Colombie Britannique Okanagan

La Dre Bottorff est professeure à l'École des sciences infirmières et directrice de la Faculté de la santé et du développement social de l'Institute for Healthy Living and Chronic Disease Prevention à l'Université de la Colombie-Britannique Okanagan, à Kelowna. Son programme de recherche est axé sur la promotion de la santé et la modification des comportements de santé dans le contexte de la lutte contre le cancer, et principalement sur les influences liées au genre. Ses projets actuels portent entre autres sur les questions relationnelles qui font partie intégrante de la réduction du tabagisme et sur des interventions de réduction du tabagisme adaptées au genre, tant chez les femmes que chez les hommes. Ses projets bénéficient de subventions nationales et donnent lieu à des partenariats avec des profes;sionnels de la santé et d'autres intervenants dans la collectivité.

La Dre Bottorff supervise des étudiants à la maîtrise et au doctorat en sciences infirmières et en études interdisciplinaires. Elle est codirectrice du Programme en oncologie psychosociale pour la recherche transdisciplinaire (PORT), ainsi que mentor au sein du programme Intersections of Mental Health Perspectives in Addiction Research Training (IMPART), et du programme de formation pour des interventions auprès des populations pour la prévention des maladies chroniques (PICDP). La Dre Bottorff est scientifique affiliée de la BC Cancer Agency.


Dre Elizabeth Banister

Elizabeth Banister, IA, Ph.D., R.Psych.
Professeure titulaire
Faculté des sciences infirmières
Université de Victoria

Elizabeth Banister est professeure à l'École des sciences infirmières de l'Université de Victoria (Canada) et chercheuse universitaire à l'École des sciences infirmières, Sage-femme et santé, à l'Université de Victoria, Wellington (Nouvelle-Zélande).

La recherche de la Dre Banister porte notamment sur l'application des connaissances, l'éducation à la santé et les compétences informationnelles en santé. Elle est la rédactrice principale de Knowledge translation in context: Indigenous, policy, and community settings, publié en 2011 par la University of Toronto Press. La Dre Banister a écrit de nombreux documents sur les connaissances en santé et sur l'éducation en santé sexuelle des adolescents chez les peuples autochtones et non autochtones. Elle a établi des collaborations de recherche au Canada et en Nouvelle-Zélande sur des sujets liés aux connaissances en santé génésique des adolescents.

La Dre Banister est récipiendaire de plusieurs prix, dont le Anselm Strauss Award for Best Paper in Qualitative Family Research, décerné par le US National Council on Family Relations en 2000, de même que le Prix de nouveau chercheur exceptionnel de l'Association canadienne pour la recherche infirmière en 2001.

Elizabeth Banister est membre du comité d'éthique de la recherche avec des sujets humains de l'Université de Victoria et membre fondatrice du Centre des jeunes et de la société de cette même université. Elle a assumé les fonctions de négociatrice en chef lors des négociations tenues en 2007 par l'association des professeurs de l'Université de Victoria dans le but de mettre un terme à sa politique de retraite obligatoire. La Dre Banister est infirmière autorisée et psychologue agréée en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Zélande. Elle est évaluatrice pour plusieurs organismes fédéraux de financement.


Françoise Baylis, Ph.D.

Françoise Baylis, Ph.D.
Professeure
Chaire de recherche du Canada en bioéthique et philosophie
Faculté de médecine
Université Dalhousie

Françoise Baylis est professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en bioéthique et en philosophie à l'Université Dalhousie, à Halifax. Elle publie de nombreux articles sur les enjeux éthiques touchant la santé génésique de la femme, la recherche sur des sujets humains et les nouvelles technologies. Sa recherche actuelle porte sur une bioéthique innovatrice, responsable et imputable, en vue d'élaborer et de promouvoir une politique en éthique dans les domaines de la santé, de la science et de la biotechnologie.

Dre Baylis participe au processus d'élaboration de politiques sur la procréation assistée à l'échelle nationale à titre de chercheuse indépendante, ainsi que dans le cadre de contrats de recherche du gouvernement, de sa participation à un comité national et de son travail de sensibilisation du public. Ce travail remonte à 1991 quand elle était consultante auprès de la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction. Plus récemment, de 2007 à 2010, Dre Baylis a été membre du conseil d'administration de Procréation assistée Canada. En se fondant sur ses travaux de recherche universitaire de grande envergure et sur sa vaste expérience en matière de politiques nationales, Mme Baylis a préparé un rapport d'expert en éthique pour le compte du gouvernement du Canada en réponse à la contestation judiciaire par le Québec concernant la Loi sur la procréation assistée. La Cour suprême du Canada a rendu sa décision en décembre 2010. Le rapport d'expert de la pofesseure Baylis est cité dans la décision.

Françoise Baylis est membre élue de la Société royale du Canada et de l'Académie canadienne des sciences de la santé. Elle a rendu de précieux services aux IRSC à divers titres : membre du conseil consultatif de l'Institut de la santé des femmes et des hommes, 2009-2012; membre du conseil d'administration, 2001-2004; co-pésidente du comité permanent de l'éthique, 2001-2004; membre d'office du comité des priorités de recherche et de la planification, Génétique et éthique, loi et société de l'Institut de génétique, 2002-2004; membre du comité consultatif de l'Institut de génétique en 2001; membre du groupe de travail spécial sur la recherche avec les cellules souches, 2000-2001.


Dr Guylain Boissonneault

Guylain Boissonneault, Ph.D.
Professeur titulaire
Département de biochimie, Faculté de médecine
Université de Sherbrooke

Le Dr Guylain Boissonneault est biologiste moléculaire et professeur titulaire au Département de biochimie de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. Il possède une maîtrise en biologie médicale de l'Université du Québec à Trois-Rivières, et un doctorat en biologie moléculaire et cellulaire de l'Université Laval, qu'il a obtenu en 1990. Après avoir fait des études postdoctorales en génétique du développement à l'Université de Californie à San Francisco, il a été nommé à un poste de professeur en 1993.

Au cours des cinq dernières années, le Dr Boissonneault a étudié la spermiogenèse comme déterminant majeur de l'intégrité génétique des gamètes mâles. L'une de ses principales contributions au domaine a été de démontrer que les cassures bicaténaires endogènes de l'ADN faisaient partie du développement normal du spermatide. Ces cassures de l'ADN doivent être réparées par un mécanisme sujet à l'erreur, ce qui fait de cette transition une étape très délicate de la transmission des mutations d'une génération à l'autre sans facteurs génotoxiques exogènes. De nouveaux outils de biologie moléculaire ont été créés pour ces études. Le Dr Guylain Boissonneault consacre aussi une bonne partie de son temps à l'enseignement (au premier cycle et aux cycles supérieurs) en biologie moléculaire et cellulaire, et il est membre de nombreux comités de gestion à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. Il est également commissaire pour l'évaluation des programmes universitaires soumis à la CRÉPUQ (Québec).

Le Dr Boissonneault a reçu des bourses de stagiaire de recherche, des bourses de recherche et des bourses d'études du Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies (FQRNT), du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ). Il est actuellement titulaire de subventions de recherche du CRSNG et des IRSC pour son travail en biologie de la reproduction, et il est régulièrement sollicité par différents organismes de financement pour faire fonction d'examinateur externe ou interne.


Sally Brown

Sally Brown, M.Sc.S.

Avant de prendre sa retraite, Sally Brown a été chef de la direction de la Fondation des maladies du cœur du Canada d'octobre 2001 à septembre 2010. Auparavant, elle a passé dix ans à l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC) comme vice-présidente chargée des politiques nationales et internationales.

De 1989 à 1991, Mme Brown a occupé le poste de conseillère spéciale au cabinet du premier ministre. De 1984 à 1989, elle a travaillé comme administratrice au Toronto General Hospital, où elle a été promue vice-présidente adjointe, Services diagnostiques, en 1987.

Mme Brown est titulaire d'un diplôme en sciences infirmières de l'école des sciences infirmières du Toronto General Hospital ainsi que d'un baccalauréat ès arts et d'une maîtrise en sciences de la santé de l'Université de Toronto.

Mme Brown a fait partie de nombreux conseils au sein de la collectivité et des organismes, dont celui de l'Hôpital Royal Ottawa, celui de la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé et celui du Conseil de la recherche en santé sociale du Canada, recevant le prix du mérite de ce dernier en 2005. Elle a été présidente de la Coalition canadienne des organismes bénévoles en santé et a été membre du conseil du Réseau canadien contre les accidents vasculaires. En 2006, elle a été nommée coprésidente, par Santé Canada, du Groupe d'étude sur les gras trans du gouvernement fédéral, ce qui lui a valu le Prix d'excellence du SMD de Santé Canada pour le leadership collaboratif. Mme Brown siège actuellement au conseil consultatif de l'Institut de la santé des femmes et des hommes des IRSC. Elle a récemment été nommée au conseil de l'InterAmerican Heart Foundation.


Gillian Einstein

Gillian Einstein Ph.D.
Professeure agrégée de psychologie et de santé publique
Université de Toronto

Neuroscientifique de formation, Gillian Einstein a publié des résultats de recherche sur la vision, la maladie d'Alzheimer et le vieillissement, les différences entre les sexes et la santé des femmes. Elle a également édité et annoté une série d'articles fondateurs sur les hormones et le comportement dans un recueil intitulé Sex and the Brain (MIT Press, 2007).

La Dre Einstein est professeure agrégée au département de psychologie de la Dalla Lana School of Public Health à l'Université de Toronto, scientifique principale au Women's College Research Institute, membre du personnel scientifique de l'unité d'obstétrique-gynécologie au Sunnybrook Health Sciences Centre, agrégée supérieure du University College, et membre de l'Institute for Life Course and Aging ainsi que du Bonham Centre for Sexual Diversity Studies à l'Université de Toronto.

Par ailleurs, l'on doit à la Dre Einstein d'avoir créé le Collaborative Graduate Program in Women's Health à l'Université de Toronto et d'en assumer la direction. Elle est également membre fondatrice de la Organization for the Study of Sex Differences et conseillère temporaire à l'Organisation mondiale de la Santé sur les effets psychologiques de la mutilation génitale des femmes. Elle a fait partie du corps professoral du département de neurobiologie à l'Université Duke, où elle a créé et dirigé le programme de première année Exploring the Mind et s'est vu décerner un Alumni Undergraduate Teaching Award. La Dre Einstein a également exercé ses compétences en sa qualité d'agente d'examen scientifique aux National Institutes of Health (É.-U.) et à titre de codirectrice du Centre de recherche sur la santé des femmes à l'Université de Toronto. Enfin, elle a servi de mentor lors d'ateliers d'été tenus à l'Institut de la santé des femmes et des hommes (2009, 2010) et, au trimestre du printemps 2010, a été professeure invitée au Committee for Degrees in Women, Gender and Sexuality à l'Université Harvard.

La Dre Einstein s'intéresse à la mémoire, aux représentations du sexe et du genre dans le système nerveux, aux méthodes mixtes ainsi qu'aux rapprochements entre notre compréhension scientifique du système nerveux et les questions plus vastes touchant au soi, à l'identité, au féminisme et à la nature de la science. Son programme de recherche comporte trois grands axes : 1) les effets neurobiologiques de pratiques culturelles telles que la mutilation génitale des femmes; 2) les effets du cycle ovarien sur l'humeur et la mémoire; 3) la représentation du corps féminin dans le cerveau. La question essentielle qui sous-tend ces trois axes de recherche a trait aux modalités d'instanciation du genre dans le corps.

On peut consulter son site Web à l'adresse suivante : http://psych.utoronto.ca/users/einstein


Dr Gary Garber

Gary Garber, Ph.D.
Professeur de médecine
Université d'Ottawa

Le Dr Gary Garber est professeur de médecine à l'Université d'Ottawa et vice-président du Département de médecine à l'Université ainsi qu'à l'Hôpital d'Ottawa. Natif de Montréal, le Dr Garber a fréquenté l'Université McGill (B.Sc.) et a obtenu son doctorat en médecine de l'Université de Calgary (1980). Il a ensuite été formé en médecine interne à l'Université de Toronto (1980-1983) et en infectiologie à l'Université de la Colombie-Britannique (1983-1986).

Membre du corps professoral de l'Université d'Ottawa depuis 1986, il a participé à la création du programme local de formation du Collège royal en infectiologie et a établi un modèle de soins régionaux, bilingues et multidisciplinaires pour le VIH/sida dans l'Est de l'Ontario et l'Ouest du Québec. Certains de ses projets actuels incluent l'établissement d'une clinique multidisciplinaire pour la prise en charge et le soin des patients qui présentent une hépatite virale et un modèle de services régionaux de lutte contre les infections.

Les intérêts de recherche du Dr Garber portent sur l'usage approprié des antibiotiques, les nouveaux traitements antimicrobiens, particulièrement chez l'hôte dont le système immunitaire est compromis, et la prise en charge de la septicémie et du choc septique. L'équipe de son laboratoire étudie la pathogenèse de Trichomonas vaginalis, un pathogène transmis par voie sexuelle qui cause la vaginite chez les femmes et double leur risque de contracter le VIH. Ce travail en sciences fondamentales est axé sur le développement de vaccins et la prévention des maladies, ainsi que sur la mise en évidence de marqueurs de maladies.


Carol Hiscock

Carol Hiscock
Directrice exécutive
La Société d'arthrite, Division du Manitoba et du Nunavut

Carol Hiscock en est à sa quatrième année en tant que directrice exécutive de la division du Manitoba et du Nunavut et de la division de la Saskatchewan de la Société de l'arthrite.

Physiothérapeute et administratrice de soins de santé de profession, Mme Hiscock possède une longue expérience des soins de santé et de l'administration des organismes sans but lucratif. Elle a précédemment occupé les postes de directrice générale de l'Association canadienne pour la santé mentale – division du Manitoba, dont le bureau se trouve à Winnipeg – et de présidente-directrice générale du YWCA de Thompson. Pendant 30 ans, elle a vécu dans le Nord du Manitoba, en a parcouru une grande partie, et a offert des services de physiothérapie et des soins aux résidents de Thompson et des régions périphériques.

Mme Hiscock possède en outre une longue expérience de travail bénévole dans des postes de haute direction. En effet, elle a été présidente-fondatrice de la Chronic Disease Alliance du Manitoba et a aussi passé plus de 22 ans à la Société canadienne du cancer, où elle a exercé en dernier lieu un mandat de deux ans à titre de présidente du conseil d'administration national.

Lauréate de prix de mérite dans son domaine, Carol Hiscock est une directrice financière efficace, reconnue pour sa perspicacité de même que sa grande habileté pour la communication et le renforcement de l'esprit d'équipe. Elle est une dirigeante chaleureuse et compatissante qui se passionne pour les enjeux liés aux soins de santé.


Abby Hoffman
Sous-ministre adjointe déléguée
La politique stratégique
Santé Canada

Abby Hoffman est Coordonnatrice exécutive, Stratégie de gestion des produits pharmaceutiques, Direction générale de la politique de la santé, Santé Canada. À ce titre, elle supervise l'élaboration et la mise en oeuvre de la Stratégie d'accès aux produits thérapeutiques de Santé Canada (SAPT). Cette stratégie vise à rehausser la santé des Canadiennes et Canadiens en améliorant l'accès à des produits thérapeutiques efficaces, sécuritaires et abordables. Elle appuie des initiatives qui visent : à accroître la transparence et le caractère opportun de la prise de décisions en matière de réglementation; à renforcer l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité thérapeutique; à mieux gérer et à mieux utiliser les produits thérapeutiques dans le régime des soins de santé canadien.

Abby Hoffman a occupé un certain nombre de postes de direction supérieurs chez Santé Canada, y compris ceux de première directrice générale du Bureau pour la santé des femmes et de directrice générale, lequel relève de la Direction des politiques et des stratégies en matière de soins de santé. Avant de se joindre à Santé Canada, elle a durant dix ans été directrice générale de Sport Canada, l'organisme des sports du gouvernement fédéral.


Dre Olga Kovalchuk

Olga Kovalchuk, M.D., Ph.D.
Professeure, Département de sciences biologiques, Université de Lethbridge
Titulaire d'une chaire des IRSC sur le genre et la santé
Titulaire d'une chaire de recherche du conseil des gouverneurs

La Dre Olga Kovalchuk est professeure et titulaire d'une chaire de recherche du conseil des gouverneurs en radiobiologie au Département de sciences biologiques de l'Université de Lethbridge. Elle est aussi titulaire d'une chaire des IRSC sur le genre et la santé.

Les recherches de la Dre Kovalchuk se concentrent sur les effets de l'exposition à long terme au rayonnement et sur la façon dont cette exposition modifie les structures cellulaires et moléculaires chez les animaux et les humains. Ses champs d'intérêt comprennent : les réactions au rayonnement et la carcinogenèse selon le sexe, l'épigénétique du rayonnement et le rôle des modifications épigénétiques dans la stabilité du génome et la carcinogenèse, l'épigénétique de la carcinogenèse, la régulation épigénétique des réactions aux traitements anticancéreux et les lésions, les réparations et les recombinaisons radio-induites de l'ADN.

En 2010, la Dre Kovalchuk a été élue au « Canada's Top 40 under 40 ».


John Oliffe

John Oliffe, IA, M.Ed., Ph.D.
Directeur associé de recherche
École des sciences infirmières
Université de la Colombie-Britannique

Infirmier autorisé ayant de l'expérience en salle d'urgence et en pédiatrie, le Dr John Oliffe a obtenu une maîtrise en éducation en 1999 et un doctorat en sciences de la santé en 2004; il a effectué une formation postdoctorale de chercheur en oncologie psychosociale de 2004 à 2006. En 2006, il a obtenu une bourse de nouveau chercheur des IRSC et une bourse de la fondation Michael-Smith pour la recherche en santé. Le programme de recherche du Dr Oliffe est axé sur la santé des hommes et aborde des sujets comme le cancer de la prostate, la dépression, l'abandon du tabac et l'immigration. Le Dr Oliffe tente de mieux comprendre les comportements des hommes en ce qui a trait à la santé et à la maladie, et de tirer parti de ces connaissances pour mettre au point des programmes et des interventions de promotion de la santé qui tiennent compte du sexe. Il poursuit actuellement des travaux de recherche financés par les IRSC sur le rôle des groupes de soutien aux victimes du cancer de la prostate dans la promotion de la santé, le tabagisme chez les nouveaux pères, les effets de la dépression chez les hommes sur les relations entre les deux sexes ainsi que les habitudes en matière de santé des hommes d'Asie du Sud émigrés au Canada. Il est aussi cochercheur dans une étude explorant la santé sexuelle des hommes et les comportements des jeunes hommes vulnérables lorsqu'il s'agit de demander de l'aide. Le Dr Oliffe a été président du comité d'élaboration du cours interprofessionnel sur le VIH-sida, offert par le collège des disciplines de la santé à l'Université de la Colombie-Britannique, et il est agent scientifique pour l'Institut national du cancer du Canada. Le Dr Oliffe est régulièrement invité à prononcer des conférences sur la santé des hommes (en anglais seulement) et il a publié de nombreux articles sur le sujet.


Dr Jens Pruessner

Jens Pruessner, Ph.D.
Directeur, McGill Centre McGill d'études sur le vieillissement
Directeur, Axe de la recherche sur le vieillissement et la maladie d'Alzheimer, Institut Douglas

Le Dr Jens Pruessner fait ses études supérieures en psychoneuroendocrinologie à l'Université Trier, en Allemagne, où il obtient son doctorat en 1997. Il effectue ensuite ses études postdoctorales à l'Université McGill (Institut universitaire en santé mentale Douglas et Institut neurologique de Montréal), pour se spécialiser en techniques de neuro-imagerie.

Portant son attention sur l'étude du stress, le Dr Pruessner met au point et valide, avec l'aide de son équipe, une tâche de calcul mental pour induire du stress, le Montreal Imaging Stress Task (MIST). Par la suite, lui et son équipe emploient la tâche dans des études réalisées au moyen de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle et de la tomographie par émission de positons afin d'évaluer, en temps réel, les effets du stress sur les changements au chapitre de l'activité cérébrale.

Nommé professeur adjoint à l'Université McGill en 2002, le Dr Pruessner est membre des départements de psychologie, de psychiatrie et de neurobiologie et neurochirurgie. En 2004, le Dr Pruessner se voit nommé directeur de l'axe de la recherche sur le vieillissement et la maladie d'Alzhemer de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas. En 2008, il est nommé directeur du Centre McGill d'études sur le vieillissement et, en 2009, il est promu au rang de professeur agrégé.

Il est membre de l'International Society of Psychoneuroendocrinology depuis 2004, de l'International Society of Behavioral Neuroscience depuis 2002 et de la Society for Neuroscience depuis 2001.

Le centre de recherche psychobiologique et psychosomatique de Trier, en Allemagne, lui décerne le prix de l'innovation en 1997. L'année suivante, après avoir obtenu la bourse d'études doctorale du groupe des anciens de l'Université Trier, le Dr Pruessner reçoit une bourse de recherche postdoctorale et une allocation. Il obtient ensuite des bourses d'aide individuelles de la NARSAD (jeune chercheur 2000), du FRSQ (chercheur-boursier junior 2002), des IRSC (bourse de nouveau chercheur 2005) et du FRSQ (Chercheur nationaux 2011).

Enfin, le Dr Pruessner se mérite la Curt Richter Young Investigator Award 2008 de l'International Society of Psychoneuroendocrinology et la bourse de jeune chercheur 2009 du Collège canadien de neuropsychopharmacologie.


Donna E. Stewart

Donna E. Stewart, MD
Directrice, Département de la santé des femmes
Réseau de santé universitaire et Université de Toronto

La Dre Donna E. Stewart est directrice, Département de la santé des femmes, au Réseau de santé universitaire et à l'Université de Toronto, où elle est responsable de la recherche, de l'éducation, des politiques et de la prestation de services en matière de santé des femmes. Elle est professeure à l'Université de Toronto, nommée aux départements de psychiatrie, d'obstétrique-gynécologie, de médecine, d'anesthésie, de médecine familiale et communautaires et de chirurgie à la Faculté de médecine. Elle a été la première titulaire de la chaire Lillian-Love en santé des femmes de 1995 à 2011, laquelle constitue la première chaire en santé des femmes au monde.

Les intérêts de recherche de la Dre Stewart sont la santé des femmes, l'éducation sanitaire des femmes, la santé mentale des femmes, la violence interpersonnelle, les aspects psychologiques de la santé reproductive, la réaction psychologique à la maladie physique et la santé internationale. Elle a publié plus de 300 articles scientifiques évalués par les pairs. Elle est la rédactrice de Menopause: A Mental Health Practitioner's Guide, ainsi que des deux premières éditions de Psychological Aspects of Women's Health Care. Elle a été directrice scientifique du groupe d'examen par les pairs sur le genre, le sexe et la santé des IRSC (2002-2006).

La Dre Stewart est active dans l'éducation médicale et le développement professionnel des femmes dans le domaine des soins de santé. Elle est rédactrice adjointe d'American Psychiatric Publishers Inc. (APPI), le plus important éditeur de livres et de périodiques sur la santé mentale au monde. Elle évalue des articles pour une quarantaine de revues scientifiques. Elle a été présidente de l'International Association for Women's Mental Health. Elle est la représentante de l'Association des psychiatres du Canada auprès de l'Association mondiale de psychiatrie et co-préside leur comité d'examen sur les conduites contraires à l'éthique.

La Dre Stewart a fait fonction de consultante pour Santé Canada, les National Institutes of Health (NIMH, NICHD), le Population Health Council, le Public Health Service des États-Unis et le Conseil économique et social des Nations Unies. Elle a été professeure invitée à des universités partout dans le monde, et elle a présenté des communications à nombre de conférences professionnelles de recherche sur la santé des femmes au niveau national et international.


Bilkis Vissandjée

Bilkis Vissandjée, Ph.D., FCAHS
Professeure
Faculté des sciences infirmières
Université de Montréal

Bilkis Vissandjée est professeure à la Faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal. Elle est l'une des cofondatrices du Centre de recherche et de formation du CSSS de la Montagne, un centre de recherche établi dans une organisation de services de santé communautaire de première ligne. Son principal intérêt en recherche réside dans les défis que pose la prestation de soins de qualité dans un contexte multiethnique, selon une perspective tenant compte du genre, de l'appartenance ethnique, des expériences d'immigration et de l'équité.

Entre 1996 et 2002, elle fut la directrice scientifique du Centre d'excellence pour la santé des femmes, financé par Santé Canada, qui réunissait des chercheurs, des cliniciens et des travailleurs de première ligne préoccupés par la santé des femmes autochtones et immigrantes. Le Centre visait à contribuer aux connaissances visant des programmes de prévention et de gestion de conditions de santé sensibles aux déterminants sociaux de la santé.

Parmi ses nombreuses actions reliées aux questions sur le genre et la migration, elle a contribué, en collaboration avec diverses ONG, à l'élaboration et l'implantation de programmes destinés aux nouveaux arrivants au Canada présentant des conditions comme la tuberculose et le diabète de type 2, et adaptés à leur contexte.

En 2005, le Ministre de la Santé du Québec l'a nommée au Comité consultatif responsable de l'adaptation des programmes et des politiques de santé aux communautés culturelles du Québec, et ce, principalement pour ses travaux qui tiennent compte de l'importance du genre et de la diversité. Par ailleurs, elle travaille avec divers partenaires, dont l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, à contribuer aux meilleures pratiques dans le domaine de la santé dans un contexte interculturel et linguistiquement diversifié.

Professeure Vissandjée siège au Conseil exécutif de l'Institut Indo-canadien Shastri depuis 2011, une organisation dans laquelle elle s'implique depuis de nombreuses années, principalement par le programme de stages pour les jeunes financé conjointement par l'Agence canadienne de développement international et la Fondation Aga Khan. Parmi ses contributions à l'échelle internationale, elle a dirigé deux programmes de partenariat en sciences infirmières (formation des formateurs), au Liban (de 1996 à 2002) et au Maroc (de 2003 à 2009).

Ses contributions au milieu scientifique, en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux, font ressortir l'importance du sexe, du genre, de la migration et de l'ethnicité dans l'élaboration de stratégies visant à promouvoir une meilleure santé dans un contexte socioculturel diversifié.