Cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche
Juin 2009
Table des matières
Résumé
Introduction
La vérification interne du cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche fait partie du Plan de vérification interne axée sur les risques pour 2008-2009 approuvé par le conseil d'administration (CA) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
Mandat global et organisation des IRSC
Le mandat des IRSC est d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Pour y parvenir, les IRSC offrent une gamme de programmes et d'activités qui visent à soutenir la recherche exceptionnelle – ouverte (c'est-à-dire entreprise par un chercheur) et stratégique –, à renforcer la capacité de recherche en santé, et à favoriser l'application des connaissances. Les IRSC financent plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans des universités, des centres hospitaliers universitaires, d'autres organismes de santé et des centres de recherche partout au Canada.
Les IRSC intègrent la recherche par une structure interdisciplinaire de 13 instituts « virtuels ». Les instituts ne sont pas des immeubles ni des centres de recherche, mais des réseaux de chercheurs réunis pour se pencher sur d'importants problèmes de santé. Chaque institut est dirigé par un directeur scientifique (DS), lui-même soutenu par un conseil consultatif. Les DS et les conseils consultatifs sont guidés par le CA. Dirigé par le président des IRSC, le CA est responsable de la gestion des IRSC (ce qui comprend la définition de leurs orientations stratégiques, buts et politiques), de l'évaluation de leur rendement global (y compris l'atteinte de leur objectif), et de l'approbation de leur budget.
Mandat en matière d'éthique de la recherche
Selon la Loi sur les IRSC, le mandat des IRSC englobe les responsabilités suivantes en matière d'éthique de la recherche :
- Promouvoir et exécuter des projets de recherche — ainsi qu'aider à leur réalisation — qui satisfont aux normes internationales les plus élevées d'excellence et d'éthique scientifiques et qui portent sur tous les aspects du domaine de la santé, notamment la recherche biomédicale, la recherche clinique et la recherche sur les services et systèmes de santé, sur la santé des populations, sur les dimensions sociales et culturelles de la santé et sur les effets de l'environnement sur la santé;
- Favoriser les échanges sur les principes d'ordre éthique et sur l'application de ces principes à la recherche en matière de santé;
- Surveiller, analyser et évaluer les questions liées à la santé ou à la recherche en matière de santé, y compris celles d'ordre éthique.
Gouvernance de l'éthique de la recherche
Deux comités permanents aident le CA pour ce qui est des aspects relatifs à l'éthique dans le mandat des IRSC. Le Comité permanent de l'éthique (CPE)1 a pour mandat de déterminer pour le CA les questions éthiques émergentes présentant un intérêt stratégique du point de vue de la santé et de la recherche en santé, et de fournir au CA des avis stratégiques sur les dimensions éthiques, juridiques et socioculturelles du mandat des IRSC – de sa propre initiative ou à la demande du CA ou du président – et en particulier sur :
- l'exercice du leadership en éthique;
- l'élaboration de politiques respectueuses de l'éthique de la recherche en santé;
- l'élaboration des normes les plus rigoureuses d'éthique pour les IRSC et la recherche subventionnée par les IRSC;
- l'avancement de la recherche en éthique et la formation
- la liaison et la comparaison entre les activités des IRSC dans le domaine de l'éthique et les normes communautaires et d'autres organisations, normes et événements nationaux et internationaux afin de faire en sorte que les IRSC soient à l'avant-garde de l'excellence dans ces domaines.
Le rôle du Comité de surveillance de la recherche sur les cellules souches (CSRCS) est d'examiner les demandes de financement pour des projets de recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines ou d'autres projets sur les cellules souches humaines délicats du point de vue éthique, afin de s'assurer de leur conformité avec les Lignes directrices en matière de recherche sur les cellules souches2. Le CSRCS revoit également les Lignes directrices et les met à jour à mesure que la science et le discours public connexe évoluent.
Bureau de l'éthique
Le Bureau de l'éthique (BE) est le centre de liaison pour la réalisation du mandat en matière d'éthique des IRSC. Il joue un rôle particulièrement important dans les domaines suivants :
- Éthique de la recherche : Le BE est responsable de l'élaboration et de la mise en oeuvre de politiques et de lignes directrices pour que les IRSC s'acquittent de leurs responsabilités éthiques et juridiques en tant que commanditaire de la recherche. Le BE travaille avec les directeurs scientifiques, les représentants en matière d'éthique des conseils consultatifs des instituts (RECCI), qui conseillent les instituts relativement aux questions éthiques, le CPE, et d'autres partenaires clés pour s'assurer que les plus hautes normes éthiques sont respectées dans toute l'organisation. Le BE coordonne également des groupes de travail ou d'étude, tient des consultations publiques, et dirige de nouvelles initiatives stratégiques dans des domaines prioritaires.
- Possibilités de financement en éthique : Le BE travaille avec les portefeuilles de la recherche ainsi que de l'application des connaissances et des initiatives principales pour renforcer la capacité en matière d'éthique, appuyer l'élaboration et la coordination d'initiatives stratégiques, et financer la recherche en éthique.
- Avis en matière d'éthique sur les politiques publiques et élaboration de la législation : Le BE coordonne la participation des IRSC à l'élaboration ou à l'orientation des politiques publiques et des mesures législatives dans les domaines prioritaires.
Comité de l'intégrité de la recherche (CIR)
Le BE sert de secrétariat au Comité de l'intégrité de la recherche (CIR) des IRSC, dont le président ne fait pas partie des IRSC et est nommé sous l'autorité du président des IRSC. Le CRI a pour mandat de recevoir et d'étudier les allégations de non-conformité aux politiques de recherche des IRSC, et de recommander des actions conformes à la Procédure des IRSC pour l'examen des allégations de non-conformité avec les politiques en matière de recherche, y compris, s'il y a lieu, la prise de mesures de règlement ou de correction.
Risques examinés pendant la vérification
La vérification porte sur le risque que le cadre de contrôle de gestion ne contribue pas à la réalisation du mandat des IRSC en matière d'éthique de la recherche. Ce risque est lié aux éléments Régie et orientation stratégique, Politiques et programmes, et Responsabilisation du Cadre de responsabilisation de gestion3 du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT).
Objectif
L'objectif de la vérification est d'évaluer le caractère adéquat du cadre de contrôle de gestion des IRSC pour leurs activités en éthique de la recherche.
Portée
La vérification englobe la gouvernance, la planification et l'organisation, la gestion, et la reddition de comptes pour ce qui est du mandat des IRSC en éthique de la recherche.
Opinion générale des vérificateurs
La vérification a permis de conclure que le cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche comporte des problèmes modérés : il y a des faiblesses sur le plan du contrôle, mais l'exposition globale au risque est limitée parce que la probabilité du risque ou de son effet n'est pas élevée.
Énoncé d'assurance
J'estime, en tant que dirigeant de la vérification, que le nombre et la pertinence des procédures de vérification suivies et des éléments probants recueillis attestent l'exactitude de l'opinion exprimée dans le présent rapport. La vérification du cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche a été effectuée conformément à la Politique sur la vérification interne du gouvernement fédéral et des normes professionnelles connexes. L'opinion émise s'appuie sur une comparaison des conditions qui existaient au moment de la vérification avec les critères de vérification convenus avec la direction. Les données factuelles recueillies sont suffisantes pour justifier cette opinion à la haute direction.
Résumé des points forts des contrôles internes
Les IRSC ont mis en oeuvre les éléments clés suivants du cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche :
- Les IRSC ont fait du poste de directeur du Bureau de l'éthique un poste de direction à temps plein relevant fonctionnellement du président des IRSC et administrativement du vice-président exécutif (V.-P.-E.) du Portefeuille des affaires générales. Le directeur est chargé de la constitution et de la direction d'une équipe qui entreprend des activités visant à promouvoir l'éthique de la recherche, la recherche en éthique et l'intégrité de la recherche en santé, et qui joue un rôle consultatif auprès des IRSC relativement à ces activités. Il contribue aussi à l'élaboration de la politique publique en matière de santé et de recherche en santé d'un point de vue éthique.
- Le BE est une source de formation et d'information pour le personnel et les autres intervenants, pour veiller à ce que les responsabilités en matière d'éthique de la recherche soient comprises et assumées, et que les compétences nécessaires soient acquises et appliquées. Le BE organise régulièrement des infolunchs où des experts prennent la parole sur des sujets relatifs à l'éthique de la recherche devant des employés des IRSC et des partenaires externes intéressés. Le BE participe à la téléconférence mensuelle des délégués universitaires et communique au groupe d'importantes mises à jour au sujet de l'éthique. Les membres du BE, en collaboration avec la Direction des processus et de la planification des programmes du Portefeuille de la recherche, tiennent des séances de formation semestrielles à l'intention du personnel des IRSC sur les aspects relatifs à l'éthique des politiques de financement des IRSC.
- Les IRSC communiquent leur mandat en matière d'éthique de la recherche par leur site Web : À propos de l'éthique aux IRSC, le Bureau de l'éthique, le Guide de subventions et bourses (GSB), et le Protocole d'entente sur les rôles et responsabilités en matière de gestion des subventions et des bourses fédérales. Le GSB énonce les politiques régissant le financement de la recherche, y compris les exigences en matière d'éthique. Le protocole d'entente est établi entre les IRSC et l'établissement qui administre les fonds accordés par les IRSC aux détenteurs de subventions et de bourses. Il énonce les responsabilités des IRSC, des détenteurs de subventions et de bourses, et de l'établissement hôte. Les responsabilités de l'établissement comprennent la conformité aux normes éthiques, notamment pour la recherche avec des êtres humains, la recherche sur des animaux, l'intégrité dans la recherche et les travaux d'érudition, les conflits d'intérêts, et l'examen et la résolution des cas d'inobservation des politiques des IRSC.
- Le BE communique régulièrement avec les principaux intervenants (CPE, Conseil scientifique (CS), chercheurs, DS, RECCI et personnel) au sujet de questions éthiques nouvelles et émergentes qui se dégagent de l'Examen préliminaire en bioéthique (PROBE), le mécanisme utilisé pour déterminer les priorités stratégiques. Le conseil scientifique (CS) est mandaté par le CA pour élaborer et mettre en oeuvre la stratégie de recherche et d'application des connaissances des IRSC, et d'en rendre compte, en conformité avec la Loi sur les IRSC et les orientations stratégiques globales du CA. L'éthique est un point qui revient régulièrement à l'ordre du jour du CS. Le BE lance aussi des appels de demandes et fait des annonces de priorités sur les questions émergentes. Une fois les orientations stratégiques définies et l'élaboration des politiques entreprise, le BE se met en contact avec ses partenaires et l'ensemble du milieu de l'éthique pour obtenir une rétroaction par des consultations, des réunions, des ateliers, des préconférences, des conférences [ PDF (740 Ko) | Aide ], des sondages, et le Web. Le BE présente aussi des idées et des plans d'action à divers comités et groupes comme le CS, les délégués universitaires et le Comité de la haute direction des IRSC (CHD). Le BE communique ses politiques et lignes directrices à la communauté de recherche par divers moyens comme les cyberalertes des IRSC, des présentations et des affiches à des conférences annuelles en éthique, le site Web du BE, et des outils comme des foires aux questions et des bulletins d'information [ PDF (257 Ko) | Aide ].
- Les IRSC surveillent constamment l'efficacité des activités en éthique de la recherche de leur BE.
Résumé des points faibles des contrôles internes
Les aspects suivants du cadre de contrôle de gestion demandent l'attention de la direction :
- Le mandat officiel du directeur du BE n'inclut pas l'obligation globale de rendre compte, la responsabilité et les pouvoirs requis pour la coordination efficace et efficiente des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC.
- Par conséquent, il n'y a pas de véritable mécanisme pour surveiller de façon continue l'efficacité globale des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC.
- Le BE a reçu l'appui du CA pour ses priorités stratégiques et il est en train d'élaborer un plan stratégique pour juin 2009. Pour aider le CA dans son rôle de gouvernance, le plan devra incorporer les activités et les priorités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC, et prévoir des buts et des objectifs mesurables.
- Pour que les questions d'éthique appropriées en recherche soient abordées en temps utile dans le plan stratégique, le BE doit établir un profil de risque de ces questions à la grandeur des IRSC, utiliser le profil de risque pour valider et modifier au besoin les priorités stratégiques dégagées jusqu'ici, prioriser les questions pour la prise de mesures d'atténuation, et planifier la stratégie d'atténuation (par exemple, élaborer et mettre en oeuvre des politiques et/ou des lignes directrices additionnelles).
- Le plan opérationnel du BE pour 2008-2009 définit les priorités en éthique de la recherche, avec les besoins en ressources qui s'y rattachent. Au cours des années à venir, ces priorités devront être revues dans le contexte du plan stratégique afin que la charge de travail, les rôles et les responsabilités, et les questions de ressources connexes puissent être analysés sur un horizon plus étendu, que les priorités pour lesquelles les ressources sont inexistantes ou insuffisantes soient déterminées, et que les risques découlant du report de priorités soient évalués et présentés au CA, par l'entremise du CPE, pour qu'une décision soit prise.
- En plus de mises à jour semestrielles sur les initiatives, le directeur du BE doit présenter au CA, par l'entremise du CPE, un rapport annuel rendant compte de l'état des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC.
Les vérificateurs remercient les employés et le personnel-cadre pour leur coopération sans réserve dans la réalisation de cette vérification.
Dev Loyola-Nazareth
Dirigeant principal de la vérification
Instituts de recherche en santé du Canada
Rapport circonstancié
Méthodologie et critères
L'évaluation du cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche a pris la forme d'entrevues avec la direction et le personnel au Bureau de l'éthique et d'un échange avec le vice-président exécutif du Portefeuille des affaires générales, d'un examen de la documentation pertinente, et d'une analyse des contrôles par rapport aux critères de la vérification. Les contrôles ont été jugés adéquats s'ils étaient suffisants pour minimiser les risques qui menaçaient l'atteinte des objectifs.
La vérification se fonde sur des critères tirés du Cadre de pratique professionnelle de l'Institut des vérificateurs internes (en anglais seulement) et du Cadre de responsabilisation de gestion (CRG) du SCT. Les critères détaillés et les conclusions sont présentés à l'annexe A du présent rapport.
La vérification s'est déroulée entre les mois de décembre 2008 et février 2009.
Observations, recommandations et plan d'action de la direction
Suivent les observations de la vérification, les recommandations et le plan d'action de la direction pour remédier aux faiblesses dans le cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche.
| Observation | Recommandation | Plan d'action de la direction |
|---|---|---|
| 1. Le mandat officiel du directeur du BE n'inclut pas l'obligation globale de rendre compte, la responsabilité et les pouvoirs requis pour la coordination efficace et efficiente des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC4. | ||
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Responsabilités partagées en matière d'éthique Le mandat des IRSC en éthique est soutenu par le Comité permanent de l'éthique (CPE), qui détermine pour le CA les questions éthiques émergentes d'intérêt stratégique en matière de santé et de recherche en santé. Le CPE fournit au CA des conseils stratégiques d'expert sur les dimensions éthiques, juridiques et socioculturelles du mandat des IRSC, en conformité avec la Loi sur les IRSC, sur sa propre initiative ou à la demande du CA ou du président des IRSC. La fonction d'éthique aux IRSC est également soutenue par :
Le Bureau de l'éthique (BE) des IRSC élabore et met en oeuvre des politiques sur l'éthique dans la recherche, renforce les capacités et soutient la recherche sur l'éthique. Il dispense également des conseils à la communauté de la recherche sur les questions relatives à l'éthique, à la politique publique et à la législation. Le BE doit aussi guider par ses avis et soutenir l'élaboration de la politique des IRSC sur les cellules souches, y compris les procédures suivies par le CSRCS. Dans son travail, le BE interagit avec d'autres portefeuilles et les instituts. Par exemple, le BE assiste régulièrement aux réunions des CCI, siège au Comité consultatif du Portefeuille de l'application des connaissances, et est membre votant de la Table ronde des instituts. Le BE fait le point deux fois par année sur les activités et initiatives particulières à l'intention du CPE. Mandat du directeur du BE Selon le profil de rôle, le directeur du BE favorise la recherche en éthique, entre autres :
Le directeur favorise l'éthique en recherche :
Le directeur contribue aux fonctions centrales des IRSC, entre autres :
Conformément au profil de rôle, le directeur a le mandat de travailler « en étroite collaboration avec la haute direction, le personnel et les intervenants de l'extérieur des IRSC pour assurer la réalisation efficiente et efficace » [traduction] du mandat du BE. Les éléments suivants sont omis du profil de rôle :
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Il est recommandé :
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Responsabilité :
Suivi :
Échéancier :
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| 2. Il faut un véritable mécanisme pour surveiller de façon continue l'efficacité globale des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC. | ||
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L'efficacité des activités en éthique de la recherche du BE est constamment surveillée. Les progrès par rapport au plan opérationnel du BE font l'objet d'une surveillance continue prenant la forme :
En outre, les chartes de projet du BE sont revues et révisées chaque année sur la base des faits nouveaux et des résultats de l'année précédente. Des réunions du personnel et des entretiens particuliers ont lieu régulièrement pour déterminer les mesures à prendre, au besoin, si des activités et des priorités sont incomplètes. Le plan de recommandations du BE est présenté à titre officieux au V.-P.-E. des IRSC pour être approuvé aux réunions bilatérales du directeur. Le BE encourage la responsabilité sur le plan financier en évaluant systématiquement les livrables des entrepreneurs auxquels il a recours avant d'approuver le paiement final. Il n'existe pas de processus systématique pour la surveillance globale des activités entreprises par les divers autres groupes qui partagent la responsabilité en matière d'éthique aux IRSC. |
Il est recommandé que le vice-président exécutif des IRSC s'assure que le profil de rôle du directeur du BE inclut la surveillance de l'efficacité globale des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC. |
Responsabilité : Suivi :
Considération : Des ressources humaines expressément affectées à cette fin peuvent être nécessaires pour répondre à cette exigence. Échéancier :
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| 3. Le BE a reçu l'appui du CA pour ses priorités stratégiques est il est en train d'élaborer un plan stratégique pour juin 2009. Pour aider le CA dans son rôle de gouvernance, le plan devra incorporer les activités et les priorités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC, et prévoir des buts et des objectifs mesurables. | ||
|
Dans le plan opérationnel du centre de responsabilité pour 2008-2009, le directeur du BE a énoncé les buts et les objectifs suivants :
Des progrès partiels ont été réalisés par rapport au premier de ces buts et de ces objectifs. Le président du CPE a présenté au CA en novembre 2008 les priorités stratégiques en matière d'éthique aux IRSC pour la période de 2009 à 2014. Elles étaient les suivantes :
Le CA a confirmé ces priorités et a soulevé le besoin d'assurer la qualité et la fiabilité de l'éthique en recherche, ainsi que la nécessité d'examens éthiques coordonnés, en particulier pour les initiatives multicentres. Les priorités stratégiques doivent être incorporées dans un plan stratégique. Le BE a élaboré un projet de modèle logique qu'il s'attend à présenter au CPE pour obtenir ses commentaires et son approbation au printemps 2009. Le modèle logique anticipe le plan stratégique. Une fois approuvé par le CPE, le modèle logique sera présenté au conseil scientifique. Le BE prévoit avoir un projet de plan stratégique prêt à l'été 2009. Le projet de modèle logique spécifie des impacts, des résultats, des extrants, des activités et des objectifs à moyen et à long terme, qui sont liés au mandat en matière d'éthique de la recherche dans la Loi sur les IRSC. Toutefois, ce modèle est axé surtout sur le BE. Il n'incorpore pas les activités en éthique de la recherche à la grandeur des IRSC. De plus, il doit être étayé sur des indicateurs et des mesures à utiliser pour surveiller de façon continue les extrants, les résultats et les impacts. |
Il est recommandé que le directeur du Bureau de l'éthique (BE) :
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Responsabilité :
Suivi :
Échéancier :
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| 4. Pour que les questions d'éthique appropriées en recherche soient abordées en temps utile dans le plan stratégique, le BE doit établir un profil de risque de ces questions à la grandeur des IRSC, utiliser le profil de risque pour valider et modifier au besoin les priorités stratégiques dégagées jusqu'ici, prioriser les questions pour la prise de mesures d'atténuation, et planifier la stratégie d'atténuation (par exemple, élaborer et mettre en oeuvre des politiques et/ou des lignes directrices). | ||
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Le BE a mis en oeuvre la plupart, mais pas la totalité des éléments clés d'un processus visant à faire en sorte qu'il s'attaque, en temps utile, aux questions d'éthique appropriées en recherche. Les éléments mis en oeuvre sont l'analyse de l'environnement de recherche, l'examen de la recherche en éthique de la recherche, le réseautage avec les organismes de même nature, la consultation des intervenants et des praticiens, et la compilation de l'information, des plaintes et des questions signalées. Cette partie du processus a débouché sur les priorités stratégiques en matière d'éthique aux IRSC pour la période de 2009 à 2014. Suivent des exemples d'activités entreprises par le BE dans le cadre de ce processus :
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Il est recommandé que le directeur du BE fasse reposer le plan stratégique en éthique de la recherche des IRSC sur une analyse détaillée des risques posés par les questions. |
Responsabilité : Suivi :
Échéancier : |
| 5. Le plan opérationnel du BE pour 2008-2009 définit les priorités en éthique de la recherche, avec les besoins en ressources qui s'y rattachent. Au cours des années à venir, ces priorités devront être revues dans le contexte du plan stratégique afin que la charge de travail, les rôles et les responsabilités, et les questions de ressources connexes puissent être analysés sur un horizon plus étendu, que les priorités pour lesquelles les ressources sont inexistantes ou insuffisantes soient déterminées, et que les risques découlant du report de priorités soient évalués et présentés au CA, par l'entremise du CPE, pour qu'une décision soit prise. | ||
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Le BE a entrepris un certain nombre d'initiatives pour gérer sa charge de travail de façon plus efficace et efficiente. En mars 2006, le BE a procédé à un examen de sa charge de travail afin d'établir une compréhension commune de questions connexes et de prendre des mesures pour s'y attaquer. Deux outils qui pourraient aider à la gérer sont mentionnés dans le rapport sommaire de la réunion d'examen de la charge de travail. Le premier est une « liste de contrôle de la demande de travail », pour aider à filtrer les demandes de travail provenant d'en dehors du BE. Le deuxième est une « matrice de responsabilité », qui pourrait être utilisée pour cataloguer l'expertise des membres du personnel, les projets particuliers et les responsabilités permanentes. En juin 2008, le BE a établi une matrice de responsabilité qui répartit les tâches du BE selon les grandes lignes de la réorganisation du Bureau. Le document répartit dans l'ensemble du BE les responsabilités pour les rôles de chef de projet et d'assistant/collaborateur, la participation aux comités (comme membre, collaborateur, partisan, observateur), et les rôles divers. Des exemples de comités sont le CA, le CPE, le CS, le CEHD, le Groupe de travail des IRSC sur l'engagement communautaire, les RECCI, les Comités d'éthique de la recherche communautaire, le Groupe inter-organismes en bioéthique et l'UNESCO. Des exemples de rôles divers sont la représentation des IRSC dans le protocole d'entente entre les trois organismes, ainsi qu'auprès de Génome Canada, de la Clinical Trials Action Coalition, de l'Agence de recherche européenne et d'International Education on Research Ethics. Dans le plan opérationnel de 2008-2009, le directeur du BE avait défini des activités opérationnelles continues et des projets individuels pour la fonction. Pour chaque projet, le directeur a indiqué les principaux livrables, désigné le personnel responsable et présenté un budget non salarial estimatif. Le directeur a également indiqué deux postes à combler. De plus, comme il a été mentionné précédemment, le BE a défini des priorités stratégiques clés, approuvées par le CPE et confirmées par le CA en novembre 2008. Le BE a enfin proposé des activités qui pourraient être entreprises pour donner suite aux priorités. Les priorités et les activités opérationnelles et les ressources nécessaires pour y donner suite doivent être revues dans le contexte du plan stratégique. |
Il est recommandé que le directeur du BE :
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Responsabilité : Suivi :
Échéancier :
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| 6. En plus de mises à jour semestrielles sur les initiatives, le directeur du BE doit présenter au CA, par l'entremise du CPE, un rapport annuel rendant compte de l'état des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC. | ||
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Le rapport sur les activités du Bureau de l'éthique (septembre 2001 à février 2003) a été préparé afin de présenter les réalisations du BE. Sa production a exigé énormément de travail et des ressources considérables. Comme solution de rechange, le BE rend maintenant compte deux fois par année, soit à chaque réunion du CPE, des initiatives particulières qu'il a entreprises. Des motions sont présentées par les membres du CPE et adoptées, et elles deviennent des éléments auxquels le BE doit donner suite. Le BE indique au CPE où en est le suivi à la réunion suivante. Le BE recommandera au président du CPE en mars 2009 qu'en plus des mises à jour semestrielles sur les initiatives, le BE présente aussi un rapport annuel au comité sur toutes les activités relatives aux priorités du BE. La première présentation annuelle est prévue pour la prochaine réunion en face à face du CPE en mai-juin 2009. Pour soutenir le rôle de gouvernance du CA, le rapport annuel doit traiter de l'éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC. |
Il est recommandé que le directeur du BE produise un rapport de rendement annuel, à présenter au CA par l'entremise du CPE, sur l'état des activités en éthique de la recherche dans l'ensemble des IRSC. |
Responsabilité : Suivi : Présenter ce rapport au CPE chaque année. Échéancier : Juin de chaque année pour l'exercice financier précédent. Le premier rapport annuel au CPE sera présenté en juin 2009 pour l'exercice financier 2008-2009. |
Annexes
A : Critères de vérification et conclusions
Les définitions suivantes sont utilisées dans la vérification pour évaluer le cadre de contrôle de gestion.
| Conclusion par rapport aux critères de vérification | Définition des opinions |
|---|---|
| Bon contrôle | Bonne gestion, aucune faiblesse matérielle relevée, ou besoin de quelques améliorations mineures. |
| Problèmes modérés | Le contrôle comporte des lacunes, mais le danger couru est limité, car la probabilité ou la conséquence du risque est faible. |
| Importantes améliorations nécessaires | Nécessite d'importantes améliorations en ce qui a trait aux redressements financiers, ou la faiblesse des contrôles fait courir un important risque. |
Conclusion générale
La vérification a permis de conclure que le cadre de contrôle de gestion des activités en éthique de la recherche comporte des problèmes modérés : il y a des faiblesses sur le plan du contrôle, mais l'exposition globale au risque est limitée parce que la probabilité du risque ou de son effet n'est pas élevée.
| Critères | Conclusions |
|---|---|
| Gouvernance 1. Le conseil d'administration des IRSC définit pour les activités en éthique de la recherche des IRSC une orientation stratégique et des buts globaux qui sont clairs (c.-à-d. mesurables ou évaluables) et conformes au mandat de l'organisme. |
Problèmes modérés Observation 3 |
| Planification et organisation 2. La portée des activités en éthique de la recherche prévues par les IRSC est conforme à l'orientation stratégique et aux buts établis par le conseil d'administration. |
Problèmes modérés Observation 3, 4 |
| 3. Les IRSC assignent clairement (c.-à-d. avec des obligations de rendre compte et des pouvoirs directs) les rôles et les responsabilités pour les activités en éthique de la recherche. | |
|
Bon contrôle |
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Importantes améliorations nécessaires Observation 1 |
| 4. Les IRSC assurent l'affectation de ressources appropriées à leurs activités en éthique de la recherche. | Problèmes modérés Observation 5 |
| 5. Les IRSC donnent la formation et procèdent à des évaluations du rendement pour s'assurer que les responsabilités en matière d'éthique de la recherche sont comprises et assumées, et que les compétences nécessaires sont acquises et appliquées. | Bon contrôle |
| Gestion 6. Les IRSC énoncent clairement leur obligation de rendre compte, leurs pouvoirs et leur responsabilité en ce qui concerne l'éthique de la recherche et l'application de leurs politiques et lignes directrices en la matière. |
Bon contrôle |
| 7. Les IRSC s'assurent d'aborder en temps utile les questions d'éthique appropriées en recherche. | Problèmes modérés Observation 4 |
| 8. Les IRSC s'assurent que les intervenants sont tenus au courant des questions qu'ils ont soulevées et des politiques et lignes directrices qu'ils ont publiées. | Bon contrôle |
| 9. Les IRSC évaluent et gèrent les risques posés par les questions d'éthique de la recherche dans le cadre de leur processus organisationnel de gestion des risques. | Bon contrôle |
| 10. Les IRSC surveillent continuellement l'efficacité leurs activités en éthique de la recherche. | Problèmes modérés Observation 2 |
| Responsabilité 11. Le conseil d'administration des IRSC examine au moins une fois par année les rapports de la direction sur le respect des orientations stratégiques et l'atteinte des buts en matière d'éthique de la recherche, et ordonne à la direction de prendre des mesures correctives au besoin. |
Problèmes modérés Observation 6 |
B : Décembre 2002 – rapport de la vérificatrice générale du Canada5
Pièce 9.1 – Les éléments de la reddition de comptes
La reddition de comptes est une relation fondée sur l'obligation de faire la preuve du rendement, de l'examiner et d'en assumer la responsabilité, soit à la fois des résultats obtenus à la lumière des attentes convenues et des moyens employés.
| Une relation | La reddition de comptes fait intervenir deux parties (ou plus) dans une relation caractérisée par certaines obligations. |
|---|---|
| Obligations | Toutes les parties à une relation redditionnelle ont des obligations qui supposent des responsabilités et des conséquences. Outre les obligations inhérentes à la relation même (prouver, examiner et assumer la responsabilité), il y en a d'autres qui peuvent venir de l'extérieur (comme des obligations légales, professionnelles, contractuelles et hiérarchiques) ou émaner d'un sens de l'intégrité personnelle. |
| Faire la preuve | Faire la preuve du rendement suppose que l'on rende compte de façon proactive des résultats qui ont été obtenus et du caractère adéquat des moyens employés, ce qui exige honnêteté, ouverture et transparence. Dans une relation hiérarchique, cette obligation incombe à la partie subordonnée. |
| Examen | L'examen suppose l'analyse des résultats communiqués et des moyens employés et une réflexion à cet égard ainsi que la prise ultérieure des mesures appropriées. Chaque partie a l'obligation d'examiner le rendement. Ceux qui rendent les comptes doivent examiner le rendement pour apprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et doivent ajuster leurs activités en conséquence. Ceux qui exigent les comptes doivent exiger ou ordonner tout changement nécessaire. Si le rendement est bon, cela veut tout simplement dire que l'on peut reconfirmer les activités actuelles ou accorder des récompenses individuelles. Si le rendement est faible, des mesures correctives sont attendues. L'examen et l'ajustement du rendement inacceptable peuvent entraîner des sanctions à l'égard des personnes responsables. L'examen peut aussi amener à revoir les attentes ou à ajuster d'autres éléments de la relation redditionnelle. |
| Assumer la responsabilité | Assumer la responsabilité veut dire répondre de ce qui a été réalisé ou ne l'a pas été et des moyens employés à cette fin, et en accepter la responsabilité. |
| Résultats | En matière de reddition de comptes, l'accent est principalement mis sur les résultats (extrants et conséquences) obtenus ou non. |
| Attentes convenues | Les attentes convenues découlent d'une entente officielle ou officieuse au sujet de ce qui doit être réalisé. Dans une situation hiérarchique, on s'attend à une certaine discussion entre les deux parties au sujet de ce qui est raisonnable et possible, ce qui oblige le supérieur à exprimer clairement les attentes. |
| À la lumière de | Souligne le fait que le rendement prête à comparaison. Il s'agit de comparer ce qui a été réalisé avec ce qui était attendu. Une reddition de comptes efficace requiert des informations : soit établir au départ ce qui est attendu et rendre compte de ce qui a été réalisé par rapport à ces attentes. Elle requiert en outre un apprentissage : à la lumière des attentes, voir ce qui a été réalisé ou ne l'a pas été, et ce qui a été appris et qui améliorera le rendement futur. |
| Les moyens employés | Les moyens mis en oeuvre pour assurer des services publics, exercer des pouvoirs et dépenser des fonds publics sont plus que des moyens d'obtenir des résultats : ce sont des fins en soi, un reflet important des valeurs et de l'éthique du secteur public. On s'attend à ce que les moyens employés permettent de traiter les personnes équitablement, à ce qu'ils soient utilisés selon les valeurs de bienséance ou de bonne intendance – à ce que les ressources soient optimisées et l'environnement, respecté. |
Notes en bas de page
- Note en bas de page 1
- Note en bas de page 2
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Le mandat du Comité de surveillance de la recherche sur les cellules souches
- Note en bas de page 3
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Le Cadre de responsabilisation de gestion énonce les attentes du Conseil du Trésor envers les hauts fonctionnaires en matière de bonne gestion publique.
- Note en bas de page 4
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À titre de référence, l’annexe B est une description des éléments de la reddition de comptes du Bureau du vérificateur général.
- Note en bas de page 5
Supplemental content (right column)
- Mise à jour :