À propos de l'application des connaissances aux IRSC
Table des matières
- L'application des connaissances : définition
- L'AC et les IRSC
- Deux types d'AC aux IRSC
- Utilisateurs de connaissances
- Le Processus des connaissances à la pratique
- De plus amples renseignements concernant l'application des connaissances
L'application des connaissances : définition
Aux IRSC, l'application des connaissances (AC) est défini comme un processus dynamique et itératif qui englobe la synthèse, la dissémination, l'échange et l'application conforme à l'éthique des connaissances dans le but d'améliorer la santé des Canadiens, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé.
Ce processus s'insère dans un réseau complexe d'interactions entre les chercheurs et les utilisateurs des connaissances, dont l'intensité, la complexité et le degré d'engagement peuvent varier en fonction de la nature de la recherche et des résultats ainsi que des besoins particuliers de chaque utilisateur des connaissances.
Synthèse
Dans ce contexte, la synthèse représente la mise en contexte et l'intégration des résultats de recherche des études individuelles dans l'ensemble des connaissances sur le sujet. La synthèse doit être reproductible, être transparente dans ses méthodes et faire appel à des méthodes quantitatives ou qualitatives. Elle peut prendre la forme d'un examen systématique; suivre la méthode élaborée par la Collaboration Cochrane; être le résultat d'une conférence consensuelle ou d'une discussion entre experts et peut faire la synthèse de résultats qualitatifs ou quantitatifs. Les synthèses réalistes, les synthèses narratives, les méta-analyses, les métasynthèses et les directives de pratique sont toutes des formes de synthèses. Des ressources au sujet de la synthèse sont disponibles.
Dissémination
La dissémination comprend l'identification de l'auditoire approprié et l'adaptation du message et du moyen de communication à l'auditoire. Les activités de dissémination peuvent comprendre la présentation de résumés et de séances d'information aux intervenants; des séances d'éducation avec les patients, les praticiens ou les responsables des politiques; l'engagement des utilisateurs des connaissances dans l'élaboration et l'exécution des plans de dissémination et de mise en oeuvre; la création d'outils et l'engagement des médias.
Échange
L'échange de connaissances renvoie à l'interaction entre l'utilisateur des connaissances et le chercheur, qui se traduit par un apprentissage mutuel. Selon la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSC), la définition de l'échange de connaissances est « un effort coopératif des chercheurs et des décideurs visant à résoudre des problèmes grâce à des activités de transfert et d'échange. Un bon échange de connaissances implique des interactions entre chercheurs et utilisateurs de connaissances et amène chaque partie à développer ses connaissances dans le cadre de la planification, de la production, de la diffusion et de l'application de la recherche (nouvelle ou existante) à la prise de décision. »
Application des connaissances éthiquement saine
Les activités éthiquement saines de l'application des connaissances à l'amélioration de la santé sont celles qui sont conformes aux principes et aux normes de l'éthique, aux valeurs sociales, au cadre juridique et aux autres cadres réglementaires - tout en gardant à l'esprit que les principes, les valeurs et les lois peuvent se faire concurrence à différents moments. Le mot application est utilisé pour désigner le processus itératif par lequel la connaissance est mise en pratique.
La définition des IRSC contient implicitement la notion que l'évaluation et la surveillance des initiatives, des processus et des activités d'AC sont des éléments clés du processus d'AC.
L'AC et les IRSC
L'AC est si importante pour les IRSC parce que :
- La création de nouvelles connaissances ne mène souvent pas d'elle-même à une application à grande échelle ou à des effets sur la santé.
- Étant donné l'importance croissante accordée à la gouvernance de la recherche et à la responsabilité par le gouvernement fédéral et les provinces, de même que par le public, ces parties souhaitent voir les retombées de l'argent des contribuables investi dans la recherche en santé par l'application des résultats de la recherche aux politiques, aux programmes et à la pratique.
En fin de compte, l'AC est un élément fondamental du mandat des IRSC; « Les IRSC ont pour mission d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada, et ce par ... » (Loi sur les Instituts de recherche en santé du Canada, 2000, page 7).
Deux types d'AC aux IRSC
1. L'AC à la fin de la subvention
Dans l'AC à la fin de la subvention, le chercheur élabore et met en oeuvre un plan visant à informer les utilisateurs des connaissances tirées du projet. Ainsi, l'AC à la fin d'une subvention comprend des activités de dissémination et de communication typiques entreprises par la plupart des chercheurs : l'AC pour leurs pairs comme les présentations aux conférences et les publications dans des revues évaluées par les pairs.
L'AC à la fin d'une subvention peut également donner lieu à des activités de dissémination plus intenses qui adaptent le message et le medium à un groupe précis, par exemple des informations sommaires s'adressant aux intervenants, un plus grand nombre d'approches interactives comme les séances d'éducation avec les patients, les praticiens et/ou les responsables des politiques, l'engagement des médias ou l'utilisation de courtiers du savoir. La commercialisation des découvertes scientifiques constitue une autre forme d'AC à la fin d'une subvention.
2. L'AC intégrée
Dand l'AC intégrée, les intervenants ou les utilisateurs potentiels des connaissances issues de la recherche prennent part à l'ensemble du processus de recherche. En faisant l'AC intégrée, les chercheurs et les utilisateurs travaillant ensemble pour façonner le processus de recherche - en commençant par une collaboration pour établir les questions liées à la recherche, en déterminant la méthodologie, en participant à la collecte des données et au développement des outils, en interprétant les conclusions et en contribuant à diffuser les résultats de la recherche. Cette approche, que certains appellent également recherche coopérative, recherche axée sur l'action et coproduction de connaissances, devrait mener à des conclusions au niveau de la recherche qui sont plus susceptibles d'être pertinentes pour les utilisateurs et d'être utilisées par ceux-ci.
Utilisateurs de connaissances
Les IRSC définissent un utilisateur de connaissances comme une personne susceptible d'utiliser les connaissances issues de la recherche pour prendre des décisions éclairées au sujet de politiques, de programmes et/ou de pratiques en matière de santé. Le niveau de participation d'un utilisateur de connaissances au processus de recherche peut varier en intensité et en complexité, selon la nature de la recherche et les besoins de l'utilisateur en information. Un utilisateur de connaissances peut être, entre autres, un praticien, un responsable des politiques, un éducateur, un décideur, un administrateur des soins de santé ou un dirigeant communautaire, ou encore une personne d'un groupe de patients, d'un organisme de bienfaisance dans le domaine de la santé, d'un organisme non gouvernemental ou des médias.
Le Processus des connaissances à la pratique
Le processus Des connaissances à la pratique permet de conceptualiser la relation entre la création de connaissances et la mise en pratique, chaque concept étant constitué de catégories ou de phases idéales. La notion « d'entonnoir » de création des connaissances suppose que les connaissances doivent être de plus en plus affinées avant de pouvoir les appliquer. On peut représenter la partie active du processus sous la forme d'un cycle conduisant à la mise en oeuvre ou à l'application de la recherche. Contrairement à l'entonnoir de création des connaissances, le cycle de la mise en pratique représente les activités qui peuvent être nécessaires à l'application des connaissances.
Pour plus d'information, consultez :
- Knowledge Translation at the Canadian Institutes of Health Research: A Primer (en anglais seulement)
- Lost in Knowledge Translation: Time for a Map (en anglais seulement)
Descriptions détaillées : Processus des connaissances à la pratique
De plus amples renseignements concernant l'application des connaissances
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