La délégation des pouvoirs de signature en matière de finances

Janvier 2008


Table des matières

Résumé
Introduction
Objectif de la vérification
Portée de la vérification
Opinion du vérificateur
Énoncé d'assurance
Résumé des points forts des contrôles internes
Résumé des points faibles des contrôles internes

Rapport circonstancié
Approche, méthode et critères de vérification

Approche et méthode de vérification
Critères de vérification

Recommandations et constatations

Annexe A : Critères de vérification et conclusions

Annexe B : Séparation des tâches

Plan d'action en matière de gestion


Résumé

Introduction

La vérification interne qui porte sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances fait partie du Plan de vérification interne axé sur les risques pour 2007-2008, approuvé par le conseil d'administration des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Comme organisme indépendant du gouvernement du Canada, les IRSC rendent compte au Parlement par l'entremise du ministre de la Santé. La gestion des IRSC est assurée par le conseil d'administration, lequel est dirigé par le président des IRSC. Le président est également le premier dirigeant des IRSC. Il est responsable de la gestion quotidienne et de l'orientation de l'organisme. Les IRSC prévoient atteindre 406 équivalents temps plein et 872,2 millions $ de dépense.

Objectif de la vérification

La politique du Gouvernement du Canada veut que les ministres et les administrateurs généraux délèguent et communiquent les pouvoirs financiers de façon à permettre une répartition pertinente des responsabilités concernant les contrôles du versement des fonds publics. La vérification a démontré qu'il y avait un risque que les fonds publics soient versés sans autorisation. L'objectif de cette vérification est d'évaluer la pertinence de la délégation des pouvoirs aux IRSC et si la méthode de délégation reflète correctement le cadre de contrôle de gestion (CCG) des finances des IRSC.

Portée de la vérification

La vérification couvre les exigences de la politique et les exigences procédurales de la délégation des pouvoirs, comme cela est mentionné dans la politique du Conseil du Trésor (CT) au sujet de la délégation des pouvoirs.

La délégation des pouvoirs est un outil de contrôle interne basé sur la séparation des tâches ou la division des responsabilités. Les articles 32 (autorisation d'engagement), 33 (pouvoir de payer) et 34 (autorisation d'exécution de marchés) de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP) y font plus particulièrement référence. Ce contrôle interne inclut les politiques, les normes, les procédures et les activités connexes qui sont planifiées, organisées, dirigées et gérées par la gestion afin de veiller à ce que les fonds publics soient versés et justifiés de façon appropriée. Les contrôles sont suffisants si la gestion les a planifiés et organisés de façon à veiller à ce que les risques connexes soient correctement gérés.

Lors de la vérification, le directeur, Opérations et surveillance financières nouvellement nommé, qui est le client vérifié, a mis en oeuvre un projet officiel, l'Examen de la délégation du pouvoir de signature en matière de finances. Le projet a pour but d'améliorer les contrôles généraux internes des finances sur les procédés administratifs clés en revoyant la politique et les procédures actuelles sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances. Après discussion avec le directeur, Opérations et surveillance financières, l'équipe de la vérification interne a décidé d'optimiser les coûts-avantages de la vérification et d'informer l'équipe des activités de projets en effectuant un rapport immédiat de son évaluation de la pertinence des contrôles.

La vérification du Programme des cartes d'achat, au mois de novembre 2007, et la vérification des marchés de services, au mois de septembre 2005, ont inclus la délégation des pouvoirs à leur cahier des charges. Le plan de vérification interne axé sur le risque des IRSC intègre le suivi des marchés de services. Pour ces raisons, il est envisagé de mettre en place le CCG pour la délégation des pouvoirs dans l'ensemble des IRSC, et de ne pas se contenter uniquement des contrôles particuliers du Programme des cartes d'achat et des marchés de services.

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Opinion du vérificateur

Il a été conclu que le CCG pour la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances ne posait que des problèmes d'importance moyenne. Il y a des faiblesses au niveau du contrôle mais dans l'ensemble le danger couru est limité car la probabilité ou la conséquence du risque est faible. Le rapport contient une évaluation de chacun des critères de vérification.

Énoncé d'assurance

J'estime, en tant que dirigeant de la vérification, que le nombre et la pertinence des procédures de vérification suivies et des éléments probants recueillis attestent l'exactitude de l'opinion exprimée dans le présent rapport. La vérification qui porte sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finance a été réalisée conformément à la Politique sur la vérification interne et les normes professionnelles connexes du gouvernement du Canada. L'opinion émise s'appuie sur une comparaison des conditions qui existaient au moment de la vérification avec les critères de vérification convenus avec la direction. Les données factuelles recueillies sont suffisantes pour justifier cette opinion à la haute direction.

Résumé des points forts des contrôles internes

  • Comme l'exige la politique gouvernementale, le président des IRSC a officiellement délégué et communiqué les pouvoirs de signature en matière de finances par écrit.
  • En accord avec la politique, les pouvoirs sont délégués à des postes désignés par leur titre et non à des personnes identifiées par leur nom.
  • Les personnes en poste auxquelles les pouvoirs ont été délégués sont informées de leurs responsabilités par l'intermédiaire de la Politique sur la délégation du pouvoir de signer des documents financiers des IRSC, disponible dans le site intranet dans l'article traitant de la politique des IRSC. La politique comprend une charte, qui tient le rôle d'instrument officiel en matière de délégation des pouvoirs aux postes organisationnels des IRSC. La charte représente le poste, la fonction, le domaine de compétence ainsi que la nature et le genre de dépenses. De plus, le site intranet propose une section « FAQ » qui explique et clarifie les exigences liées à la politique.
  • Les Ressources humaines (RH) ont mis au point une politique concernant la délégation des pouvoirs de signature aux RH afin de déterminer le niveau décisionnel exigé pour qu'une gestion efficace des RH des IRSC soit exercée à l'intérieur de la limite imposée par les contraintes des politiques des RH et en accord avec la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances.
  • Les Finances et les RH utilisent les instruments de délégation pour vérifier la façon dont les pouvoirs délégués sont utilisés.
  • Le pouvoir de dépenser est délégué aux gestionnaires de centre de responsabilité (CR) suivant leurs exigences et leurs responsabilités budgétaires.
  • Comme l'exige la politique gouvernementale, le pouvoir de dépenser est délégué aux postes classés « agent financier » qui peuvent vérifier l'exercice du pouvoir de dépenser de façon indépendante.
  • Les Finances ont mis au point un projet destiné à revoir la politique actuelle sur les pouvoirs de signature en matière de finances, la charte, les cartes de signature et les procédés connexes. Le projet sera mis en oeuvre au mois d'avril 2008.

Résumé des points faibles des contrôles internes

  • La charte actuelle de délégation des pouvoirs de signer des documents financiers doit être clarifiée et précisée pour pouvoir servir d'instrument de délégation officiel et permettre une répartition pertinente des tâches. La charte assigne des pouvoirs théoriquement incompatibles à certains postes (en vertu de l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques) et le pouvoir de payer à d'autres postes dont le titre est trop général pour assurer une délégation des pouvoirs pertinente. La délimitation entre les pouvoirs fonctionnels et les pouvoirs opérationnels n'est pas claire dans le cas des postes des Finances et de la Passation de marchés à qui ces pouvoirs sont conférés.
  • La formation des gestionnaires de CR à propos de l'application de la politique de délégation n'a pas été offerte depuis que le poste d'agent de formation et de politiques financières est vacant, soit un an et demi.
  • Les Opérations financières utilisent l'infrastructure à clé publique (ICP) pour mettre en application la certification des transactions soumises au système de paiement de Travaux publics et services gouvernementaux Canada (TPSGC) en vertu de l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques. Cependant, aucune politique officielle ni aucune procédure concernant l'autorisation et l'authentification électroniques (AAE) n'ont été établies, conformément à la politique gouvernementale.
  • Aucun examen et aucune mise à jour officiels et périodiques des pouvoirs délégués ne sont effectués, et ce, conformément à la politique gouvernementale. En particulier, les cartes de signature utilisées pour vérifier les signatures d'autorisation n'ont pas été mises à jour.
  • Les Opérations financières effectuent 100 p. 100 des vérifications liées à l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques, portant sur l'exécution des marchés. Cependant, aucune surveillance officielle de la conformité globale envers la politique n'a été effectuée.

Dev Loyola-Nazareth
Dirigeant de la vérification
Instituts de recherche en santé du Canada

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Rapport circonstancié

Approche, méthode et critères de vérification

Approche et méthode de vérification

L'évaluation de la pertinence de la délégation des pouvoirs aux IRSC a été effectuée au moyen d'entrevues avec la gestion et le personnel du service des Opérations et surveillance financières et des RH, d'examen de la documentation concernée, de l'identification et de la description des contrôles liés à la délégation des pouvoirs et de l'analyse des contrôles par rapport aux critères de vérification.

La vérification s'est déroulée entre les mois d'août et novembre 2007.

Critères de vérification

Les critères de vérification sont basés sur les éléments mentionnés ci-après.

  • Politique sur la délégation des pouvoirs du CT.
  • Articles 32, 33 et 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques (Lois révisées du Canada (1985), chapitre F-11).
  • Politique sur l'AAE du CT.
  • Mémorandum du secrétariat du CT, du 23 octobre 1996, destiné aux agents financiers supérieurs et aux agents financiers supérieurs à temps plein sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances.

Les critères et conclusions détaillés sont disponibles dans l'annexe A de ce rapport.

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Recommandations et constatations

Le tableau ci-dessous expose les observations liées à la vérification sur les faiblesses du contrôle interne concernant la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances aux IRSC.

Observation Répercussion Recommandation
1. La charte de délégation des pouvoirs de signer des documents financiers doit être clarifiée et précisée pour être efficace en tant qu'instrument officiel de délégation et permettre une répartition pertinente des tâches.

La charte expose la délégation des pouvoirs en fonction des postes et non des personnes, comme l’exige la politique. Cependant, dans certains cas, la charte assigne des pouvoirs théoriquement incompatibles à certains postes et le pouvoir de dépenser (article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques) à des postes dont les titres sont trop généraux pour garantir une délégation et une répartition des tâches cohérentes.

a. La base de la délégation des pouvoirs aux délégués universitaires n’est pas claire. De plus, la délégation comprend des pouvoirs incompatibles.
Les délégués universitaires ne sont pas des employés des IRSC. Ils représentent les IRSC auprès des universités et bénéficient d'avances permanentes allant jusqu’à 5 000 $ aux fins de promotion et de communication de renseignements concernant les IRSC. De plus, ils disposent de l’autorisation d’engagement en accord avec l’article 32 de la LGFP, du pouvoir d’engager des dépenses pour l’accueil, les biens, les demandes de travaux d’impression et les demandes de passations de marchés, du pouvoir de passation de marchés et du pouvoir d'exécution de marchés en vertu de l’article 34 de la LGFP.

b. La délimitation entre les pouvoirs fonctionnels et opérationnels n’est pas claire pour les postes des Finances et de la Passation de marchés investis de ces deux pouvoirs. Ces postes disposent du pouvoir de dépenser pour leurs propres budgets et également de l’autorisation d’engagement conformément à l’article 32 de la LGFP et du pouvoir d'exécution de marchés conformément à l’article 34 pour les autres fonctions.

c. Le gestionnaire de l’administration a les pleins pouvoirs écrits en matière d'exécution de marchés et d’inventaires en vertu de l’article 34 de LGFP.

d. L’agent de négociation des marchés a les pleins pouvoirs en matière de passation des marchés et d’exécution de marchés, en vertu de l’article 34 de la LGFP.

e. Le directeur, Finances et administration, a les pleins pouvoirs de dépenser en ce qui concerne les biens et les services. Il a également les autres pouvoirs et les pouvoirs institués par les articles 34 et 33 de la LGFP. Ce poste a été remplacé par deux postes de direction : Planification financière et générale et Rapports, et’Opérations et surveillance financières.

f. Dans chaque domaine de compétences, la même personne peut engager des dépenses et attester de la réception de biens et de services en vertu de l’article 34. En d’autres mots, la charte ne détaille pas la répartition des tâches pour les gestionnaires de CR, entre la commande et la réception de biens et de services dans les limites de leurs budgets.

g. Dans la charte, le gestionnaire, Services financiers généraux, ou l’équivalent, comprend le gestionnaire, Administration financière, Subventions et bourses, le gestionnaire de projets, la fonction de contrôleur moderne et le gestionnaire, Services consultatifs, finances et planification. Tous ces postes ont l’autorisation de paiement en vertu de l’article 33 de la LGFP en plus d’autres pouvoirs, tels que les paiements à titre gracieux allant jusqu’à 2 000 $, la perte de fonds, la moins-value des stocks et l'élimination du matériel.

L’agent financier, ou l’équivalent, comprend le conseiller financier, l’agent des systèmes financiers, l’agent des analyses et rapports financiers et l’agent principal des opérations. Les pouvoirs en vertu de l’article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques sont conférés à tous ces postes.

La faiblesse au niveau de la répartition des tâches expose les IRSC à des risques d'erreur et de paiements non autorisés.

L'annexe B décrit la répartition des tâches.

Il est recommandé que le directeur, Opérations et surveillance financières, revoit la charte de délégation des pouvoirs de signer des documents financiers afin de représenter clairement la délégation et la répartition des tâches entre les postes et des les opérations et au sein de ceux-ci.
2. La formation des gestionnaires de CR sur l'application de la politique de délégation n'a pas été offerte depuis que le poste d'agent de formation et de politiques financières est vacant, c.-à-d. un an et demi. Les gestionnaires de CR peuvent ne pas être au courant de l'application pertinente de la politique, des rôles et des responsabilités qui leur incombent et de la mise en oeuvre de la répartition des tâches. Par conséquent, il se peut que la politique ne soit pas respectée et que la répartition des tâches ne soit pas pertinente, ce qui expose les IRSC à des risques d'erreurs et de paiements non autorisés. On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, offre un cours sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances aux gestionnaires de CR. Le cours devrait être offert régulièrement afin de veiller à ce que les nouveaux gestionnaires de CR soient formés à assumer leurs responsabilités.

3. La politique officielle et les procédures concernant l’AAE n’ont pas été définies, comme l’exige la politique du gouvernement fédéral.

L’AAE (autorisation et authentification électronique) est le processus électronique qui appose la preuve d'autorisation à une transaction, qui contribue à la protection de l’intégrité des données et qui veille à ce que les autorisateurs puissent être identifiés. De concert avec les pratiques de gestion appropriées, l’AAE génère un contrôle responsable de la conduite des opérations commerciales électroniques.

Aux IRSC, le gestionnaire des opérations financières utilise l’infrastructure à clé publique (ICP) pour mettre en application la certification des transactions soumises à TPSGC en vertu de l’article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques.

La politique gouvernementale veille à ce que les opérations commerciales électroniques soient dûment autorisées, validées et protégées contre la perte, l’altération et la duplication, la substitution ou la destruction. Les ministères doivent établir des politiques et des procédures qui leur permettront de veiller à ce que la protection de l'attribution et de la communication des pouvoirs ainsi que du processus de délégation en tant que tel, lorsqu'ils se font sous forme électronique, soit assurée par un dispositif approuvé de signatures numériques et de gestion de clés. Les procédés de cryptage et de gestion de clés afférents à l'autorisation et à l'authentification électroniques doivent être homologués ou approuvés par le CST.

Un cadre de contrôle adéquat de l’AAE comprend le contrôle d’accès, la gestion des clés et la vérification.

En raison de l'absence de politique et de procédures officielles, les contrôles appropriés pourraient ne pas être en place pour conserver l'intégrité des transactions et des autorisations qui y sont liées par le biais du processus de paiement. On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, élabore et mette en oeuvre une politique et des procédures officielles concernant l'AAE.
4. Aucun examen ni aucune mise à jour officiels et périodiques des pouvoirs délégués n'ont été effectués, conformément à la politique gouvernementale fédérale. Plus particulièrement, les cartes de signatures utilisées pour vérifier les signatures d'autorisation n'ont pas été mises à jour. Sans examen ni mise à jour officiels et périodiques, il se peut que les instruments de délégation, tels que la charte ou les cartes de signature, ne reflètent pas les changements au niveau de l'organisation et que, par conséquent, des transactions non autorisées soient effectuées à titre de paiements. On recommande au directeur, Opérations et surveillance financières, d'implanter un processus officiel d'examens et de mises à jour concernant les pouvoirs délégués et les instruments qui y sont liés au minimum une fois par année. Le Directeur, Opérations et surveillance financières devrait collaborer avec le directeur des RH afin de veiller à ce que les changements organisationnels affectant les pouvoirs délégués soient communiqués aux services des Opérations et de la surveillance financières par les RH.
5. Aucune surveillance officielle de la conformité globale envers la politique n'a été effectuée pour détecter et corriger l'utilisation inappropriée des pouvoirs délégués aux subalternes. Cependant, il serait bon de noter que les Opérations financières effectuent la totalité de la vérification de l'exécution des marchés en vertu de l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques. Sans processus de surveillance officiel, rien ne garantit que la politique soit respectée et que les pouvoirs soient utilisés à bon escient. On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, mette en oeuvre un processus de surveillance officiel pour veiller à ce que la politique de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances soit respectée.

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Annexe A Critères et conclusions de la vérification

Les vérificateurs se sont servis des définitions suivantes pour évaluer le cadre de contrôle.

Conclusion relative au critère de vérification Définition de l'opinion
Le contrôle est bien conçu. Le contrôle est bien conçu, aucune faiblesse matérielle n'est apparue et seuls des changements mineurs sont nécessaires.
Problèmes d'importance moyenne La conception du contrôle est faible, mais l'exposition est limitée en raison de la probabilité ou des répercussions de risques limitées.
Importantes améliorations nécessaires La conception du contrôle nécessite d'importantes améliorations en ce qui a trait aux redressements financiers, ou la faiblesse des contrôles fait courir un risque important.

Conclusion générale

Il a été conclu, à la suite de la vérification, que les faiblesses au niveau du cadre de contrôle de gestion de la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances ne posaient que des problèmes d'importance moyenne.

Critères Renvoi aux observations Conclusions
1. Le président des IRSC délègue et communique officiellement les pouvoirs financiers par écrit.   Le contrôle est bien conçu.
2. Les pouvoirs sont délégués à des postes désignés par leur titre et non à des personnes identifiées par leur nom.   1 Problèmes d'importance moyenne.
3. Personnes ayant un pouvoir délégué de leurs responsabilités.   2 Problèmes d'importance moyenne.
4. Nul n'est autorisé à exercer un pouvoir à moins que le président n'ait délégué officiellement ce pouvoir et que le responsable de qui relève le titulaire du poste n'ait officiellement désigné cette personne.   4 Problèmes d'importance moyenne.
5. Les personnes désignées correctement pour exercer les pouvoirs ne délèguent pas ces pouvoirs.   Le contrôle est bien conçu.
6. Le pouvoir de dépenser est délégué aux gestionnaires de CR en accord avec leurs responsabilités budgétaires afin d'assurer qu'ils disposent des pouvoirs adéquats et de la pleine responsabilité pour leurs prises de décisions.   Le contrôle est bien conçu.

7. Il existe quatre catégories de tâches ou de responsabilités qui sont examinées lors de discussions portant sur la répartition des tâches : l'autorisation, la garde, la tenue des dossiers, et le rapprochement de comptes.  Dans un système idéal, les différents employés effectueraient chacune de ces quatre fonctions principales. Dans le cas des personnes participant au processus de dépenses, les fonctions suivantes sont séparées :

  • l'approvisionnement;
  • la certification de la réception des biens et de la prestation de services,
  • la détermination des droits, la vérification des comptes et de la préparation des demandes de paiement ou de règlement;
  • la certification des demandes de paiement ou de règlement conformément à l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques.

Si le processus ou d'autres raisons empêchent la séparation des tâches, des mesures de rechange sont mises en place (p. ex., des cartes d'achat).

  1 Problèmes d'importance moyenne.
8. Le pouvoir de dépenser est délégué aux postes classés « agent financier » qui peuvent vérifier la façon dont les autres agents exercent le pouvoir de dépenser de façon indépendante.   Le contrôle est bien conçu.
9. a. La préparation d'un document de spécimen de signature dès la nomination d'un nouvel employé à un poste comportant un pouvoir délégué.   4 Problèmes d'importance moyenne
9. b. Ce document de spécimen de signature, tout comme les documents de délégation, est disponible partout où les signatures devront être reconnues et acceptées.   Le contrôle est bien conçu.
9. c Le document de spécimen de signature est annulé et retiré dès que le titulaire abandonne les fonctions du poste, et retiré et remplacé lorsqu'une réorganisation des IRSC ou lorsque des changements de la politique conduisent à une modification de tous renseignements contenus dans le document.   4 Problèmes d'importance moyenne.

9. d. Selon la politique gouvernementale, les opérations commerciales électroniques doivent être autorisées, validées et protégées de toute perte, altération, duplication, substitution ou destruction de façon appropriée.

Les ministères doivent établir des politiques et des procédures qui leur permettront de veiller à ce que la protection de l'attribution et de la communication des pouvoirs ainsi que du processus de délégation en tant que tel, lorsqu'ils se font sous forme électronique, soit assurée par un dispositif approuvé de signatures numériques et de gestion de clés. Les procédés de cryptage et de gestion de clés afférents à l'autorisation et à l'authentification électroniques doivent être homologués ou approuvés par le CST.

  3 Problèmes d'importance moyenne.
10. Les signatures des personnes autorisées à exercer leurs pouvoirs sont authentifiés avant de procéder à la transaction.   4 Problèmes d'importance moyenne.
11. Les IRSC examinent et mettent à jour tous les pouvoirs délégués, y compris les matrices de délégation, les documents de spécimen de signatures et les processus de validation et d'authentification électroniques en usage au moins une fois par année.   4 Problèmes d'importance moyenne.
12. Les IRSC procèdent à des mesures de contrôle de façon régulière afin de surveiller le respect de la politique et de prévenir l'utilisation inappropriée des pouvoirs délégués aux subordonnés.   5 Problèmes d'importance moyenne.

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Annexe B Séparation des tâches

La délégation des pouvoirs est axée sur une répartition pertinente des tâches ou une division des responsabilités. La répartition des tâches consiste en un contrôle interne essentiel de base qui peut s'avérer difficile à effectuer. Elle est utilisée pour veiller à ce que les employés évitent ou détectent les erreurs ou les irrégularités en temps opportun lors de l'exercice de leurs fonctions habituelles. Une répartition cohérente des tâches rend la fraude plus difficile puisque cela implique une entente délictueuse entre deux personnes ou plus, et que les erreurs innocentes sont décelées plus facilement. 

À la base, la répartition des tâches implique qu'aucune personne ne devrait avoir le contrôle de deux phases ou plus d'une transaction ou d'une opération. Si une personne peut faire et dissimuler des erreurs ou des irrégularités au cours de ses activités quotidiennes, c'est qu'elle s'est vu assigner des tâches et des responsabilités incompatibles. Pour cette raison, la gestion devrait assigner les responsabilités en veillant à éviter le recoupement des tâches. Voici quelques exemples de tâches incompatibles :

  • autoriser une transaction et recevoir et conserver la garde de l'actif résultant de cette transaction;
  • recevoir des chèques (paiement ou compte) et approuver les sorties du bilan;
  • déposer de l'argent liquide et rapprocher des attestations bancaires;
  • avoir un accès illimité aux actifs, aux documents comptables et aux terminaux d'ordinateur et programmes. Par exemple, avoir accès aux chèques et les utiliser en tant que document-source pour les porter aux documents comptables plutôt que d'utiliser un carnet de chèques ou des reçus.

Il existe quatre catégories de tâches et de responsabilités qui sont examinées lors de discussions portant sur la répartition des tâches : l'autorisation, la garde, la tenue des dossiers et le rapprochement de comptes. Dans un système, les différents employés effectueraient chacune de ces quatre fonctions principales. En d'autres mots, personne ne devrait avoir le contrôle de deux responsabilités ou plus. Plus l'actif est négociable, plus la répartition des tâches doit être pertinente, en particulier lors de transactions en argent liquide ou en chèques négociables et lors d'inventaires.

Dans les cas où les tâches ne peuvent pas être totalement réparties, il est nécessaire de n'octroyer que des contrôles atténués ou compensés. Les contrôles atténués ou compensés sont des procédures créées pour réduire le risque d'erreurs ou d'irrégularités. Par exemple, si la personne responsable du dossier effectue également un processus de rapprochement, un superviseur pourra effectuer un examen détaillé du rapprochement et le documenter afin de permettre un contrôle supplémentaire sur les fonctions incompatibles assignées. Il est plus difficile de répartir les tâches dans un environnement centralisé et informatisé. Des contrôles de compensation dans ce domaine comprennent des mots de passe, des accès sur demande uniquement, des ouvertures de session, des exigences d'autorisation double et des examens documentés des entrées et des sorties.

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Plan d'action en matière de gestion

Décembre 2007

Observation Recommandation Plan d'action Délai initial
1. La charte de délégation des pouvoirs de signer des documents financiers doit être clarifiée et précisée pour être efficace en tant qu'instrument officiel de délégation et permettre une répartition pertinente des tâches.

La charte détermine les pouvoirs selon les postes et non selon les individus, comme l’exige la politique. Cependant, dans certains cas, la charte assigne des pouvoirs théoriquement incompatibles à certains postes et le pouvoir de dépenser (article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques) à des postes dont les titres sont trop généraux pour garantir une délégation et une répartition des tâches cohérentes.

a. Le principe de base de la délégation des pouvoirs aux délégués universitaires n’est pas clair. De plus, la délégation comprend des pouvoirs théoriquement incompatibles.

Les délégués universitaires ne sont pas des employés des IRSC. Ils représentent les IRSC auprès des universités et bénéficient d’avances permanentes allant jusqu’à 5 000 $ aux fins de promotion et de transmission de renseignements concernant les IRSC. De plus, ils disposent de l’autorisation d’engagement en accord avec l’article 32 de la LGFP; du plein pouvoir d’engager les dépenses pour l’accueil, les biens, les demandes de travaux d’impression et les demandes de passations de marchés; du pouvoir de passer des marchés; du pouvoir d'exécuter des marchés en vertu de l’article 34 de la LGFP.

b. La délimitation entre les pouvoirs fonctionnels et opérationnels n’est pas claire pour les postes des Finances et de la Passation de marchés investis de ces deux pouvoirs. Ces postes disposent du pouvoir de dépenser pour leurs propres budgets et également de l’autorisation d’engagement conformément à l’article 32 de la LGFP et du pouvoir d'exécuter des marchés conformément à l’article 34 pour les autres fonctions.

c. Le gestionnaire de l’administration a les pleins pouvoirs écrits en matière d'exécution de marchés et d'inventaires conformément à l’article 34.

d. L’agent de négociation des marchés a les pleins pouvoirs en matière de passation des marchés et d’exécution des marchés conformément à l’article 34 de la LGFP.

e. Le directeur, Finances et administration, a les pleins pouvoirs de dépenser en ce qui concerne les biens et les services. Il a également les autres pouvoirs et les pouvoirs institués par les articles 34 et 33 de la LGFP. Ce poste a été remplacé par deux postes de direction : Planification financière et générale et Rapports, et Opérations et surveillance financières.

f. Dans chaque domaine de compétences, la même personne peut engager des dépenses et attester de la réception de biens et de services en vertu de l’article 34. En d’autres mots, la charte ne détaille pas la répartition des tâches pour les gestionnaires de CR, entre la commande et la réception de biens et de services concernant leurs budgets.

g. Dans la charte, le gestionnaire, Services financiers généraux, ou l’équivalent, comprend le gestionnaire, Administration financière, Subventions et bourses, le gestionnaire de projets, la fonction de contrôleur moderne, et le gestionnaire, Services consultatifs, finances et planification. Tous ces postes ont l’autorisation de paiement en vertu de l’article 33 de la LGFP en plus d’autres pouvoirs, tels que les paiements à titre gracieux allant jusqu’à 2 000 $, la perte de fonds, la moins-value des stocks et l'élimination du matériel.

L’agent financier, ou l’équivalent, comprend le conseiller financier, l’agent des systèmes financiers, l’agent des analyses et rapports financiers et l’agent principal des opérations. Les pouvoirs en vertu de l’article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques sont conférés à tous ces postes.

On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, revoit la charte de délégation des pouvoirs de signer des documents financiers afin de représenter clairement la délégation et la répartition des tâches entre les postes et les opérations et au sein de ceux-ci.

Responsabilité : Directeur, Opération et surveillance financières.

Mesure :
1 a) Le retrait des délégués universitaires de nos instruments sera inclus à une partie de l'examen de la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances. Les délégués universitaires pourront cependant conserver leurs avances permanentes allant jusqu'à 5 000 $ aux fins de promotion et de communication des renseignements concernant les IRSC s'ils y sont autorisés par les employés des IRSC qui disposent des pouvoirs financiers délégués appropriés. Une discussion plus approfondie aura lieu avec les personnes concernées afin de s'assurer que la mise en oeuvre de cette décision se passe bien.

1 b) La Direction des opérations et de la surveillance financières procède actuellement à la révision de la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances des IRSC. Seront inclus à cet examen, l'élaboration et la mise en oeuvre d'instruments tels qu'une charte sommaire modifiée, un tableau d'équivalence des postes et un registre des spécimens de signature qui limiteront l'autorité fonctionnelle des agents financiers de la direction, Opérations et surveillance financières.

La fonction d'exécution des marchés, c.-à-d. l'article 34 actuellement mise en oeuvre par les agents d'approvisionnement des IRSC sera également modifiée afin de devenir une responsabilité partagée avec les personnes en charge de budget de centre de responsabilité qui ont émis le contrat et l'agent en charge de l'expédition et de la réception des services administratifs qui gère la réception des biens et des services.

1 c) Un examen de l'actuel article 34, pouvoirs d'exécution des marchés du gestionnaire, Administration, sera inclus à une partie de notre révision de la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances des IRSC, de façon à limiter ce pouvoir aux cas d'extrême urgence seulement. La partie « C » du nouvel instrument de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances des IRSC fournira une définition pertinente de ce qu'est un cas d'extrême urgence et des exigences de déclaration de l'administration centrale associées à de tels pouvoirs.

Le gestionnaire, Administration, responsable principal de l'inventaire et des actifs des IRSC, devrait se voir déléguer l'autorité fonctionnelle de sortir du bilan les biens corporels perdus en raison d'un incendie, d'un vol, d'un accident ou qui sont rapportés perdus lors des examens de l'inventaire régulièrement prévus. Cependant, cette autorité déléguée sera sujette à des directives établies telles que mentionnées dans la partie « C » de l'instrument de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances et sera également sujette à un examen annuel effectué par l'unité de surveillance financière en tant que partie intégrante du rapport annuel des IRSC pour les Comptes publics du Canada.

1 d) Il faut prendre en compte le fait que lorsqu'un poste précis obtient les pouvoirs mentionnés dans l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques, il incombe à ce poste d'exercer les pouvoirs au nom de ou en tant qu'agent travaillant pour le gestionnaire de centre de responsabilité ayant des responsabilités budgétaires. De plus, toutes les transactions d'exécution de marchés sujettes à l'approbation par le biais de la signature de l'agent d'approvisionnement en vertu de l'article 34 doivent subir une vérification indépendante effectuée par l'Unité des opérations comptables.

1 e) f) Une partie de notre examen de la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances des IRSC inclura la mise en oeuvre du tableau d'équivalence des postes qui indique les degrés de pouvoirs de signature en matière de finances délégués à des postes précis au sein des IRSC. Ce tableau sera également utilisé pour délimiter les postes ayant des pouvoirs décisionnels, c.-à-d. des pouvoirs financiers délégués liés aux pouvoirs sur le budget et à l'autorité fonctionnelle du gestionnaire de centre de responsabilité, c.-à-d., les pouvoirs financiers délégués liés exclusivement aux fonctions intégrées telles que les finances ou l'approvisionnement. Chaque titulaire des postes identifiés par le tableau des équivalences de poste devra fournir un nouvel enregistrement de spécimen de signature approuvé par un gestionnaire de plus haut niveau afin de veiller à ce que leurs domaines de compétences soient en accord avec le degré de pouvoir qui leur est accordé. La mise en oeuvre du tableau d'équivalence des postes et de l'enregistrement du spécimen de signature répondra aux inquiétudes exprimées par la vérification interne relativement à une répartition pertinente des tâches pour le gestionnaire de centre de responsabilité et au fait que les niveaux de pouvoir de signature en matière de finances accordés à certains titulaires en particulier sont restreints à leurs champs de responsabilité.

1 g) L'une des recommandations clés de l'examen de la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances aux IRSC sera de limiter l'application de l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques au poste de chef des services financiers et aux postes particuliers au sein de la direction, Opérations et surveillance financières. Le pouvoir d'appliquer l'article 33 de la LGFP ne sera accordé à aucun autre poste à moins que le titulaire n'ait reçu l'autorisation du chef des services financiers ou du directeur, Opérations et surveillance financières.

1er avril 2008
2. La formation des gestionnaires de CR sur l'application de la politique de délégation n'a pas été offerte depuis que le poste d'agent de formation et de politiques financières est vacant, c.-à-d. un an et demi. On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, offre un cours sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances aux gestionnaires de CR. Le cours devrait être offert régulièrement afin de veiller à ce que les nouveaux gestionnaires de CR soient formés à assumer leurs responsabilités.

Responsabilité : Directeur, Opération et surveillance financières.

Mesure : La Direction, Opérations et surveillance financières, envisage de mettre en oeuvre une formation sur la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances et de rédiger un document sous forme de FAQ qui sera distribué dans l'ensemble des IRSC ayant délégué les pouvoirs financiers avant l'émission de leur nouveau registre de spécimens de signature. Ce cours sera à nouveau offert de façon régulière afin de veiller à ce que les gestionnaires puissent continuer à démontrer leur compréhension de l'instrument de délégation et soient conscients de leurs responsabilités et de leur obligation de rendre compte en ce qui concerne les décisions en matière de dépenses.

1er avril 2008

3. La politique officielle et les procédures concernant l'AAE n'ont pas été définies, comme l'exige la politique du gouvernement fédéral.

L'AAE est le processus électronique qui appose la preuve d'autorisation à une transaction, qui contribue à la protection de l'intégrité des données et qui veille à ce que les autorisateurs puissent être identifiés. De concert avec les pratiques de gestion appropriées, l'AAE génère un contrôle responsable de la conduite des opérations commerciales électroniques.

Aux IRSC, le gestionnaire des opérations financières utilise l'infrastructure à clé publique (ICP) pour mettre en application la certification des transactions soumises à TPSGC en vertu de l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques.

La politique gouvernementale veille à ce que les opérations commerciales électroniques soient dûment autorisées, validées et protégées contre la perte, l'altération et la duplication, la substitution ou la destruction. Les ministères doivent établir des politiques et des procédures qui leur permettront de veiller à ce que la protection de l'attribution et de la communication des pouvoirs ainsi que du processus de délégation en tant que tel, lorsqu'ils se font sous forme électronique, soit assurée par un dispositif approuvé de signatures numériques et de gestion de clés. Les procédés de cryptage et de gestion de clés afférents à l'autorisation et à l'authentification électroniques doivent être homologués ou approuvés par le CST.

Un cadre de contrôle adéquat de l'AAE comprend le contrôle d'accès, la gestion des clés et la vérification.

On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, élabore et mette en oeuvre une politique et des procédures officielles concernant l'AAE.

Responsabilité : Directeur, Opération et surveillance financières.

Mesure : Le portefeuille de la gestion et de la planification des ressources, mis au point en collaboration avec les Services de gestion de l'information et de la technologie, utilise le système d'AAE de TPSGC qui comprend une signature numérique approuvée et un processus de gestion des clés destinés à gérer l'interface entre le système financier des IRSC et le Système central de gestion des rapports financiers ainsi que le Système normalisé des paiements (SNP) du Receveur général du Canada.

La gestion quotidienne que le titulaire ou le poste est autorisé à exercer afin d'accéder au système d'AAE est une responsabilité partagée entre la Direction, Opérations et surveillance financières et les Services de gestion de l'information et de la technologie. Les Opérations financières sont responsables de l'identification des postes dont les titulaires sont autorisés, en vertu de l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques, à accéder au système d'AAE. Les Services de gestion de l'information et de la technologie doivent veiller à ce que les exigences de TPSGC en matière d'autorisation d'accès au système d'AAE pour l'utilisateur final soient respectées. Ce double contrôle garantit que les opérations commerciales sont correctement autorisées, validées et protégées de toute perte, duplication, substitution ou destruction.

Cependant, il serait bon de noter que le portefeuille de la gestion et de la planification des ressources ne fournit pas actuellement de politiques et de procédures officielles gérant le transfert des rôles et des responsabilités liés à la gestion interne du système d'AAE, en particulier dans les cas où l'employé quitte les IRSC ou lorsqu'un nouvel employé se voit assigner ces tâches. Cette situation sera corrigée en tant que partie intégrante de l'examen de l'instrument de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances des IRSC.

1er avril 2008
4. Aucun examen ni aucune mise à jour officiels et périodiques des pouvoirs délégués n'ont été effectués, conformément à la politique gouvernementale fédérale. Plus particulièrement, les cartes de signatures utilisées pour vérifier les signatures d'autorisation n'ont pas été mises à jour. On recommande au directeur, Opérations et surveillance financières, d'implanter un processus officiel d'examens et de mises à jour concernant les pouvoirs délégués et les instruments qui y sont liés au minimum une fois par année. Le directeur, Opérations et surveillance financières, devrait collaborer avec le directeur des RH afin de veiller à ce que les changements organisationnels affectant les pouvoirs délégués soient communiqués aux services des Opérations et de la surveillance financières par les RH en temps opportun.

Responsabilité : Directeur, Opérations et surveillance financières.

Mesure : Un processus officiel d'examen et de mise à jour de l'instrument de délégation et des enregistrements de spécimen de signature indépendant sera, chaque année, mis en oeuvre en collaboration avec le directeur des RH une fois que le projet sur l'instrument de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances sera achevé. Il serait bon de noter que le directeur des RH est actuellement membre du groupe de travail chargé de la surveillance du projet sur l'instrument de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances. Ceci devrait faciliter la synergie entre les deux groupes quand viendra le temps de s'assurer que les deux instruments de délégation reflètent les changements organisationnels en temps opportun.

1er juin 2008
5. Aucune surveillance officielle de la conformité globale à l'égard de la politique n'a été effectuée pour détecter et corriger l'utilisation inappropriée des pouvoirs délégués aux subalternes. Cependant, il serait bon de noter que les Opérations financières effectuent la totalité de la vérification de l'exécution des marchés en vertu de l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques. On recommande que le directeur, Opérations et surveillance financières, mette en oeuvre un processus de surveillance officiel pour veiller à ce que la politique de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances soit respectée.

Responsabilité : Directeur, Opérations et surveillance financières.

Mesure : Un processus de surveillance officiel sera mis en oeuvre afin de veiller au respect de la politique de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances une fois que l'examen actuel de l'instrument de délégation des pouvoirs de signature en matière de finances sera achevé. Ce processus de surveillance sera appuyé par des séances de formation aux gestionnaires sur le nouvel instrument de délégation ainsi que par des réunions régulières entre les gestionnaires et les agents financiers afin de veiller à ce que les gestionnaires soient conscients de leurs responsabilités et de leur obligation de rendre compte en matière de gestion des finances et qu'ils puissent démontrer leur compréhension de l'instrument de délégation.

1er juin 2008

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