Faire progresser les connaissances scientifiques en vue de réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine - Programme de subvention aux équipes interdisciplinaires de renforcement des capacités (EIRC) (Archivé)
Appel de demandes
Les Instituts de recherche en santé du Canada1
La Société canadienne du cancer
L’institut national du cancer du Canada
La Fondation des maladies du coeur du Canada
Santé Canada
L’Association pulmonaire du Canada
avec la coordination de l’Initiative canadienne de recherche pour la lutte
contre le tabagisme (ICRCT)
sont heureux d’annoncer le lancement d’une initiative stratégique pour «Faire progresser les connaissances scientifiques en vue de réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine »
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Table des matières
Contexte de l’Initiative stratégique
Partenaires
Introduction
Admissibilité
Calendrier
Fonds admissibles
Objectifs de l’Initiative stratégique
Domaines de recherche admissibles
Surveillance et processus d’examen par les pairs
Mécanismes de soutien
Personnes-ressources
Annexe 1 : Partenaires et domaines de financement prioritaires
Annexe 2 : Résultats et mesures de rendement
Annexe 3 : Tabagisme et dépendance à la nicotine — Contexte
Bibliographie
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1 Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies; Institut du cancer; Institut de la santé des Autochtones; Institut de la santé circulatoire et respiratoire; Institut de la santé des femmes et des hommes; Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescent. |
Contexte de l’Initiative stratégique
La présente Initiative stratégique marque le lancement d’un programme novateur dont le but est d’appuyer la nouvelle recherche qui permettra d’accélérer la compréhension des mesures, des causes, des conséquences, de la prévention, du traitement ainsi que de la lutte contre le tabagisme et la dépendance à la nicotine et d’en faire le suivi. Un nouveau partenariat — formé des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), de l’Institut national du cancer du Canada (INCC) et de la Société canadienne du cancer (SCC), de la Fondation des maladies du coeur du Canada (FMCC, de Santé Canada et de l’Association pulmonaire du Canada — prend l’initiative de mettre en œuvre une stratégie complète et collective en vue de faire de la recherche sur le tabagisme au Canada. La présente Initiative stratégique constitue un élément central et critique de la stratégie.
Cette stratégie et ce partenariat sont issus du Sommet canadien sur la recherche en matière de lutte contre le tabagisme (SCRCT); les principaux scientifiques, praticiens et décideurs du Canada ont déterminé des objectifs innovateurs et multiples en vue d’une recherche de grande qualité comprenant de multiples disciplines et thèmes de recherche (« piliers »). En plus de souligner les populations et les domaines de recherche prioritaires, le programme met en relief la nécessité de favoriser de nouvelles méthodes de recherche, d’accroître la capacité et l’excellence de la recherche, de faciliter la mise en application des connaissances, de gérer les données sur la recherche et de susciter unecollaboration nationale et internationale (Strachan-Tomlinson, 2002).
Afin de favoriser l’efficacité des partenariats et la gestion à long terme de la stratégie, les organismes qui appuient cette initiative travailleront en collaboration dans le cadre d’une nouvelle Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme qui assurera un leadership stratégique permettant de catalyser, de coordonner et de soutenir de la recherche qui aura un impact direct sur les programmes et les politiques destinés à réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine.
Partenaires
Les Instituts de recherche en santé du Canada (Instituts : des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanie; du cancer; de la santé des Autochtones; de la santé circulatoire et respiratoire; de la santé des femmes et des hommes; du développement et de la santé des enfants et des adolescents, l’Institut national du cancer du Canada et la Société canadienne du cancer, la Fondation des maladies du coeur du Canada, et Santé Canada et l’Association pulmonaire du Canada dans l'association avec l'Association pulmonaire du Québec sont heureux d’appuyer l’Initiative stratégique Faire progresser les connaissances scientifiques en vue de réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine. On peut trouver de plus amples renseignements concernant les partenaires fondateurs et leurs domaines de recherche prioritaires à l’annexe 1.
Introduction
Cette annonce est axée sur la recherche concernant la dépendance à la nicotine, le tabagisme et l’intervention en matière de tabac et, en particulier, les sujets et questions que l’on décrit dans le rapport du Somment canadien de la recherche contre le tabagisme (Strachan-Tomlinson, 2002). L’ampleur des programmes offerts dans le cadre de cette annonce dénote l’intention des partenaires de renforcer les capacités et la recherche canadienne dans ce domaine (voir l’annexe A pour connaître le contexte). Cette initiative favorisera la recherche multidisciplinaire dans tous les thèmes de recherche des IRSC : 1) recherche biomédicale; 2) recherche clinique; 3) recherche sur les systèmes et services de santé et 4) recherche sur la santé des populations, les dimensions sociales et culturelles de la santé et les influences de l’environnement sur la santé. Pour favoriser le renforcement des capacités, cette annonce comprend une vaste gamme de mécanismes notamment des équipes interdisciplinaires de renforcement des capacités (EIRC), des subventions de recherche sur les politiques antitabac, ainsi que les subventions de synthèse des connaissances. De plus, on offrira les subventions de planification de recherche, les subventions Idée et d’autres subventions afin de favoriser le renforcement des capacités en aidant les chercheurs à élaborer d’excellents projets de recherche.
Admissibilité
Les demandeurs ou chercheurs principaux doivent être des citoyens ou résidents autorisés du Canada affiliés à des établissements hôtes admissibles. Les codemandeurs et collaborateurs ne sont pas soumis à cette restriction.
Les variables concernant le sexe biologique et le sexe social sont importantes dans l’enquête dans tous les domaines de recherche sur le tabagisme. On s’attend à ce que tous les projets de recherche subventionnés dans le cadre de cette Initiative stratégique comprennent une analyse sur le sexe biologique et le sexe social, à moins que l’on ne démontre que cela n’est ni approprié ni possible.
D’autres critères d’admissibilité particuliers s’appliquent à chaque programme de financement. Veuillez consulter chaque appel de demande particulier pour obtenir des détails.
Calendrier
Les dates de demande et de financement varient. Veuillez vérifier les détails pour chaque appel de demande particulier.
Fonds admissibles
Actuellement, le maximum de fonds offerts pour tous les programmes dans le cadre de la présente Initiative stratégique est d’environ 2 millions de dollars par année. Toutefois, on prévoit que, grâce à la création d’un partenariat, il pourrait y avoir des augmentations de fonds pour la recherche qui vise à comprendre le tabagisme, la dépendance à la nicotine et les interventions destinées à faire la lutte au tabagisme.
Objectifs de l’Initiative stratégique
Grâce à cette initiative stratégique, les organismes responsables espèrent convaincre les chercheurs qui travaillent dans toute sorte de disciplines représentant le spectre complet de la recherche en santé d’entreprendre des travaux qui nous permettront de comprendre les mécanismes du tabagisme et de la dépendance à la nicotine afin qu’il soit possible de façonner les stratégies d’intervention des professionnels et des décideurs en ce qui concerne la toxicomanie ainsi que la communauté canadienne de la santé publique dans leurs efforts pour lutter contre le tabagisme.
Les objectifs de cette Initiative stratégique intitulée Faire progresser les connaissances scientifiques en vue de réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine sont les suivants :
- accroître l’excellence et la capacité de recherche dans les domaines du tabagisme, de la dépendance à la nicotine et des interventions liées à la lutte contre le tabagisme;
- axer les activités de recherche sur les principales lacunes en recherche signalées par les chefs de file dans la recherche et la pratique liées au tabagisme et à la dépendance à la nicotine à l’occasion du Sommet canadien sur la recherche en matière de lutte contre le tabagisme (voir la description sous « Domaines de recherche admissibles »);
- subventionner d’excellentes recherches qui nous aideront à comprendre les déterminants du tabagisme et de la dépendance à la nicotine, et à améliorer l’efficacité des interventions liées à la lutte contre le tabagisme;
- faire progresser l’utilisation d’une foule de méthodes de recherche qui conviennent aux sujets d’enquête relatifs au tabagisme et à la dépendance à la nicotine, notamment les études sur le comportement, l’évaluation des programmes, la recherche sur l’action participative, la génétique et les analyses démographiques, etc.
- favoriser l’intégration des connaissances aux applications des domaines de la prévention et du traitement et à d’autres interventions destinées à la lutte contre le tabagisme et la dépendance à la nicotine.
Domaines de recherche admissibles
Les propositions de recherche doivent faire la preuve qu’elles contribuent à la réalisation des objectifs visant à améliorer la compréhension des mesures, des causes, des conséquences, de la prévention, du traitement et de la lutte contre le tabagisme et la dépendance à la nicotine et les mesures de suivi qui les concernent. Les demandeurs doivent lire attentivement le rapport du Sommet canadien sur la recherche en matière de lutte contre le tabagisme (Strachan-Tomlinson, 2002) afin de comprendre les questions, les défis et les méthodes associés à la recherche actuelle et nouvelle. Les demandes doivent expliquer la manière dont la recherche proposée s’attaquera à l’un ou à plusieurs des défis et (ou) sujets indiqués ci-après afin de produire et de mettre en application de nouvelles connaissances au sujet du tabagisme et de la dépendance à la nicotine et dont elle améliorera la santé des Canadiens et renforcera le système de santé du Canada. Les projets de recherche qui supposent une analyse secondaire des données actuelles ainsi que ceux qui produisent de nouvelles données seront financés dans le cadre de cette initiative.
Les demandeurs doivent consulter l’annexe 1, qui décrit en détail les domaines de financement prioritaires particuliers des partenaires participants.
La recherche intra et interdisciplinaire et les thèmes de recherche devront porter sur les problèmes liés au tabagisme et à la dépendance à la nicotine et, en fin de compte, à la réalisation de l’objectif d’améliorer la santé des Canadiens. On prévoit que les personnes qui travaillent dans une vaste gamme de disciplines liées à la santé comme l’économie, la politique, l’épidémiologie, la sociologie, la psychologie, la biomédecine, la chimie, la génétique, les sciences politiques, les soins infirmiers et les disciplines connexes, comme la lutte contre la toxicomanie et de nombreuses autres, pourraient être intéressées à cette initiative.
Défis
La présente Initiative stratégique vise à relever, directement et indirectement, plusieurs défis importants concernant de multiples domaines de la recherche sur le tabagisme et la dépendance à la nicotine signalés au cours du Somment canadien de la recherche contre le tabagisme :
- créer la capacité d’effectuer d’excellentes recherches sur le tabagisme (p. ex., durabilité, interdisciplinarité, formation et recyclage des chercheurs dans des sujets et des méthodes);
- combler les lacunes des données de recherche (p. ex., manque d’accès et d’échange des données recueillies, incohérence des indicateurs, nécessité d’une analyse des données primaires et secondaires ainsi que de méthodes et de chercheurs formés à leur égard, qualité et validité des données, etc.);
- stimuler l’application des connaissances (p. ex., adaptation sur le plan culturel, outils et mécanismes, recherche connexe, examens des pratiques exemplaires, structures nationales de soutien, participation des décideurs politiques);
- améliorer les méthodes de recherche (p. ex., expériences naturelles, besoin de modèles et d’outils pour une évaluation complète des programmes, études qualitatives et études de cas, force et qualité de la recherche participative et rôle qu’elle joue dans l’application des connaissances et le changement des comportements, besoin de modèles de recherche comportementaux, outils et instruments valables, analyse multiniveau);
- favoriser la coordination nationale (p. ex., coordination des initiatives de recherche, supervision de la mise en œuvre de programmes de recherche intégrée, création d’un avantage canadien, supervision de la diffusion, création de liens entre et parmi les disciplines, activité de chef de file au sujet des lois sur la protection des renseignements personnels et des politiques de dépistage de la consommation de drogues);
- bâtir une collaboration internationale : le tabagisme est une épidémie mondiale et il faut une coordination mondiale pour réussir à le combattre; de nombreuses questions de recherche au sujet d’initiatives concernant toute la population, comme les interventions en matière de politiques et de médias de massse, bénéficient des comparaisons internationales2.
Sujets
De façon particulière, cette annonce de programme favorisera la recherche qui fera progresser les connaissances relatives aux défis mentionnées ci-dessus et (ou) à l’un des huit sujets de recherche prioritaires présentés par les délégués au Sommet canadien sur la recherche en matière de lutte contre le tabagisme :
- La toxicomanie : Les interventions en santé publique visant à réduire la prévalence du tabagisme doivent tenir compte de la longue relation entre ce phénomène et les troubles mentaux, en particulier les troubles affectifs, la schizophrénie et les troubles paniques. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans en exclure d’autres, les études suivantes :
- l’histoire naturelle du tabagisme, la prédisposition à la toxicomanie et la protection contre cette dernière;
- l’identification des gènes, l’expression des gènes, la détermination du phénotype;
- les mécanismes neuronaux de la toxicomanie : expression de l’ARNm, voies de signalisation;
- la surveillance épidémiologique des conséquences pour la santé de la population du tabagisme et de la dépendance à la nicotine, notamment l’estimation de la mortalité et de la morbidité imputables au tabagisme;
- la comorbidité entre le tabagisme et l’alcoolisme, d’autres toxicomanies et (ou) les comportements à risque;
- l’association entre la dépendance à la nicotine, la maladie mentale et d’autres comportements toxicomanogènes.
- Les déterminants de la consommation : Le tabagisme et la dépendance à la nicotine sont reconnus comme faisant partie d’une série complexe de comportements influencés par les forces environnementales et sociales, en particulier chez certains sous-groupes de la population comme les femmes, les adolescents et les démunis. La recherche sur le comportement est un besoin particulier dans ce domaine; les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- les modèles de début de consommation (principalement chez les adolescents et les enfants) et les trajectoires de la toxicomanie; les facteurs protecteurs et la résistance au tabac, et le rôle des déterminants de la santé;
- l’interaction du tabagisme et de la dépendance à la nicotine avec les autres déterminants (p. ex., l’origine ethnique, le revenu, l’éducation, la sécurité du milieu de vie et les conditions de travail);
- l’adaptation des interventions aux divers déterminants et caractéristiques de la santé, et leur impact sur les résultats; les interventions qui visent les impacts des environnements physiques et sociaux sur le tabagisme et la dépendance à la nicotine;
- les effets de l’exposition pré et postnatale ainsi que l’exposition physique et sociale tout au long de l’enfance et de l’adolescence;
- d’autres formes de toxicomanie alliées au tabagisme.
- Les Autochtones: On relève chez les Autochtones du Canada de tous âges des taux très élevés, nettement supérieurs à la moyenne nationale, de tabagisme et de consommation de produits du tabac sans fumée. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- les connaissances biomédicales : la génétique, la morbidité et la mortalité relatives liées au tabagisme;
- le tabagisme dans le contexte d’autres toxicomanies, et le point de vue des fournisseurs et des réseaux de la santé sur le tabagisme;
- les mesures éthiques et communautaires de la réduction du tabagisme et de la toxicomanie;
- l’intégration des pratiques traditionnelles, de la spiritualité;
- la résilience, la santé de la mère et de l’enfant.
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Les différences biologiques et les influences sexuelles : Les tendances au chapitre du tabagisme chez les hommes et les femmes, en particulier les adolescentes, diffèrent selon les situations socio-économiques et reflètent, en partie, les différences sexuelles qui marquent les pressions sociales en faveur du tabagisme. Il faut de la recherche sur une gamme complète de questions relatives aux différences biologiques3 et aux influences sexuelles4 sur le tabagisme et la dépendance à la nicotine. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- les différences biologiques (fondées sur le sexe) entre les hommes et les femmes (p. ex., les effets physiologiques du tabagisme ou de l’exposition au tabagisme sur les processus hormonaux et métaboliques, la toxicomanie, les issues des maladies);
- les influences sexuelles sur le début, la consommation et l’abandon du tabagisme et la réaction aux politiques de lutte au tabagisme;
- les différences biologiques et les influences sexuelles sur les stratégies de réduction des méfaits et le syndrome de sevrage à la nicotine;
- le contexte social du tabagisme chez les hommes par rapport aux femmes, et le rôle du tabagisme dans la vie des filles, des femmes, des garçons et des hommes;
- les interventions adaptées au sexe destinées à promouvoir la réduction ou l’abandon (p. ex., l’intégration à des soins périnataux et familiaux, l’exposition à la fumée au travail et l’exposition à la fumée des autres);
- l’accès à des mesures de soutien, à des services et à des programmes appropriés dans le cas des groupes vulnérables, y compris ceux qui font face à des inégalités liées au sexe.
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Les interventions intégrées en matière de politiques et de programmes :Afin de pouvoir corriger efficacement le problème du tabagisme et de la dépendance à la nicotine, la lutte au tabagisme doit se faire à tous les niveaux et être exhaustive, suffisamment intense et durable et être adéquatement financée. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- les caractéristiques et les modèles communautaires en vue de l’élaboration d’une capacité;
- les combinaisons et les expositions optimales en ce qui concerne les interventions dans les populations;
- les caractéristiques des populations et les effets des changements globaux;
- les modèles d’intégration et d’évaluation des systèmes;
- les interventions concernant les déterminants psychologiques, physiologiques, sociaux et culturels.
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La réduction des méfaits (abandon du tabac, protection contre la fumée de tabac ambiante et modification des produits) : La réduction des méfaits suppose des composantes complexes et dynamiques comme les considérations d’ordre socio-comportemental, les normes sociales, les communications de masse, les politiques publiques et une compréhension des interrelations entre le tabagisme et les autres toxicomanies. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- l’évaluation des nouveaux produits et des nouvelles technologies qui favorisent la réduction des méfaits;
- les mécanismes de réduction des méfaits à tous les niveaux, de la génétique fondamentale à l’étude de populations entières;
- les interactions avec d’autres toxicomanies, les comportements à risque.
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L’économie de la lutte contre le tabagisme : Les arguments économiques peuvent être une façon efficace de toucher les décideurs politiques et de les sensibiliser aux coûts imputables à l’exposition au tabac, à la valeur des interventions et à l’importance des stratégies de nature fiscale. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- les impacts longitudinaux des politiques;
- les réactions et les comportements de l’industrie concernant les politiques;
- les impacts internationaux et exhaustifs des politiques (p. ex., la fiscalité);
- l’estimation des coûts économiques et des autres incidences de nature économique issues du tabagisme et de la dépendance à la nicotine.
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Les pratiques de l’industrie du tabac : L’industrie du tabac utilise diverses tactiques pour légitimer son expansion mondiale et la mise en marché de ses produits, en grande partie en créant un environnement social qui, de façon indirecte, accepte le tabagisme. Les exemples de recherches pertinentes comprennent, sans s’y limiter, les études sur les sujets suivants :
- les tendances au chapitre des tactiques de l’industrie et la surveillance de ces dernières; l’information tirée des poursuites;
- le contenu des documents de l’industrie;
- la modification et la mise en marché des produits;
- les questions de nature internationale (p. ex., la vente du tabac dans le monde entier, sa promotion et son utilisation dans les pays à revenu faible et moyen);
- l’opinion qu’a le public de l’industrie.
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2 Il s’agit d’un complément à l’Initiative de recherche en santé mondiale des IRSC, de l’Agence canadienne de développement international, de Santé Canada, et du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), qui mettent l’accent sur le développement d’une recherche mondiale en santé. Pour plus d’information, visitez le site Web. 3 La notion de sexe désigne ici le sexe biologique. 4 La notion de sexe désigne ici l’ensemble des rôles, des traits de personnalité, des attitudes, des comportements et des valeurs socialement déterminées, de même que les influences et les pouvoirs relatifs que la société attribue à chacun des sexes. |
Surveillance et processus d’examen par les pairs
L’organisme de coordination de cette Initiative stratégique sera l’ICRCT, qui est composé de partenaires anciens et nouveaux notamment des IRSC, de l’INCC et de la SCC, de la FMICC et de Santé Canada. Le conseil d’administration de l’ICRCT sera responsable de la surveillance générale de l’Initiative, des appels des membres et des processus d’examen associés. Les lettres d’intention, le cas échéant, seront examinées par tous les partenaires. Les propositions complètes soumises en réponse à toutes les demandes d’appel — à l’exception des subventions liées au renforcement des capacités — seront examinées par un comité d’examen par les pairs experts formé des partenaires participants. Les subventions liées au renforcement des capacités sont examinées sous la supervision du conseil d’administration de l’ICRCT.
Mécanismes de soutien
Pour obtenir des directives concernant la manière de présenter une demande auprès de l’Initiative stratégique Faire progresser les connaissances scientifiques en vue de réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine, veuillez consulter l’appel de demandes concerné :
Programmes ordinaires de subventions et soutien aux équipes
| Appel de demandes | Financement | Calendrier |
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Les subventions au titre de l’Équipe interdisciplinaire de renforcement des capacités (EIRC) ont, pour l’essentiel, l’objet de fournir un soutien à des groupes nouveaux ou existants de chercheurs qui peuvent démontrer qu’ils sont déterminés à créer une culture de recherche transdisciplinaire. |
Maximum de 300 000 $ par année pendant au maximum cinq ans Le financement permet d’offrir au moins trois subventions dans le cadre de cette AP. La somme de 5 000 $ est offerte aux auteurs de lettres d’intention acceptées |
Lettre d’intention : le 22 septembre 2003 Les demandeurs sont avertis des résultats de l’examen de la lettre d’intention au plus tard le 1er novembre 2003. Proposition complète : le 1er avril 2004 |
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Les subventions de recherche sur les politiques antitabac visent à encourager les recherches susceptibles d’influencer et de guider la prise de décisions touchant la lutte contre le tabagisme ou ayant une incidence directe sur la lutte contre le tabagisme. |
Maximum de 65 000 $ par année pendant au maximum trois ans Le financement offert permet d’offrir au moins six subventions dans le cadre de cette AP |
Propositions complètes : 1er octobre 2003 1er avril 2004 |
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Le programme de subventions des connaissances (auparavant, subventions de recherche sur les pratiques exemplaires) vient en aide aux équipes interdisciplinaires de chercheurs, praticiens et décideurs afin qu’ils effectuent l’examen concerté des données, ou observations, résultant de programmes spécifiques de lutte contre le tabagisme. On s’attend à ce que les résultats de tels examens fournissent : 1) des lignes directrices pour la pratique dans le ou les secteurs concernés; 2) des priorités pour de nouvelles recherches; et 3) des commentaires sur l’utilisation du modèle des pratiques exemplaires en lien avec l’appel de propositions. |
Jusqu’à un maximum de 80 000 $ pour un an Le financement offert permet d’offrir trois ou quatre subventions dans le cadre de cette AP. La somme de 5 000 $ est offerte aux auteurs des lettres d’intention acceptées. |
Lettre d’intention : le 22 septembre 2003 Les demandeurs sont avertis des résultats de l’examen de la lettre d’intention au plus tard le 1er novembre 2003. Proposition complète : le 1er avril 2004 |
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Les subventions Idée ont pour but d’encourager des recherches uniques ou originales capables de faire progresser les connaissances scientifiques dans le domaine concerné. Les subventions permettront aux chercheurs disposant d’idées et d’observations novatrices d’effectuer des projets d’étude pilote, de réaliser une analyse secondaire de séries de données, ou de recueillir de nouvelles données afin de déterminer la viabilité des nouvelles orientations ou hypothèses en matière de recherche. |
Des subventions maximales de 50 000 $, pour une année Le financement offert permet d’accorder au moins six subventions dans le cadre de cette AP |
Propositions complètes : le 1er octobre 2003 le 1er avril 2004 |
Subventions liées au renforcement des capacités
| Appel de demandes | Financement | Calendrier |
| Les subventions de recherche aux étudiants offrent des subventions à des étudiants ou stagiaires pour les aider à effectuer des recherches complémentaires à celles menées par leur superviseur. |
Maximum de 10 000 $ Le financement est offert pour au moins deux subventions ou concours |
Quatre concours par année : le 30 mars le 30 juin le 30 septembre le 30 décembre |
| Les subventions de planification de recherche(amorçage) visent à regrouper de nouvelles équipes de recherche interdisciplinaires pour préparer des projets de recherche qui seront soumis dans le cadre de programmes de financement public traditionnels. Les subventions de planification sont destinées à permettre d’assumer les coûts de la préparation de propositions de qualité qui qui se démarqueront sur le plan tant de la pertinence que du mérite scientifique. | Maximum de 15 000 $. Le financement est offert pour au moins deux subventions ou concours |
Quatre concours par année : le 28 février le 30 mai le 30 août le 30 novembre |
| Les subventions de voyage aux chercheurs sont offertes à des chercheurs pour leur permettre d’aller présenter les résultats de leur recherche à des réunions scientifiques pertinentes. |
Maximum de 3 000 $; davantage dans le cas de certains événements internationaux. Le financement est offert pour au moins six subventions/par trimestre |
Il y a un calendrier particulier pour certains événements nationaux ou internationaux. Sinon, il y a un calendrier continu pour ce programme, mais les demandes doivent être reçues au moins 30 jours avant l’événement. |
Personnes-ressources
Toutes les demandes doivent être présentées à :
Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme
Yulia Yerofeyeva
Administratrice, ICRCT
SCC/INCC, Bureau national
10, avenue Alcorn, Bureau 200
Toronto (Ontario) M4V 3B1
Tél. : (416) 961-7223
Téléc. : (416) 961-4189
Courriel : yyulia@cancer.ca
Les demandes de renseignements concernant cette Initiative stratégique, les appels de demandes connexes, les exigences sur le plan de l’admissibilité, etc.) doivent être adressées à l’ICRCT (ci-haut) ou aux IRSC :
Instituts de recherche en santé du Canada
Richard Brière, PhD
Directeur adjoint
Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies
Hôpital Douglas
6875, boul. Lasalle
Verdun (QC) H4H 1R3
Tél. : (514) 761-6131 poste 3930
Téléc. (514) 888-4060
Courriel : Richard.briere@douglas.mcgill.ca
Annexe 1 : Partenaires et domaines de financement prioritaires
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral responsable du financement de la recherche en santé au Canada. Ils ont pour mission d’exceller selon les normes internationales reconnues d’excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d’améliorer la santé de la population canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé du Canada. Les instituts participants sont les suivants : Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies; Institut du cancer; Institut de la santé des Autochtones; Institut de la santé circulatoire et respiratoire; Institut de la santé des femmes et des hommes; Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents.
INSMT : La mission de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC est de favoriser l’excellence dans des activités de recherche innovatrices et respectueuses de l’éthique au Canada visant à accroître notre connaissance du fonctionnement et des troubles du cerveau et de l’esprit, de la moelle épinière, des systèmes sensoriel et moteur, de même que de la santé mentale, des maladies mentales et de toutes les formes de dépendance. L’INSMT entend tirer parti de ces connaissances pour améliorer la santé, la promotion de la santé et les services de santé au profit d’une meilleure qualité de vie pour tous les Canadiens. Pour la présente Initiative stratégique, l’INSMT est particulièrement intéressé à financer d’excellentes recherches sur tous les aspects de la dépendance à la nicotine, et sur la façon dont ils sont liés au tabagisme ainsi qu’aux autres formes de comportement de dépendance.
IC : L’Institut du cancer des IRSC appuie la recherche visant à réduire l’incidence du cancer chez les personnes et les familles par le truchement de stratégies de prévention, de techniques de dépistage et de diagnostic, de traitements efficaces, de systèmes de soutien psychosociaux et de soins palliatifs. Pour la présente Initiative stratégique, l’IC appuiera toute la panoplie de sujets de recherche et de mécanismes de financement.
ISA : L’Institut de la santé des Autochtones des IRSC a pour mission de diriger un programme national de recherche de pointe dans le domaine de la santé des Autochtones et de favoriser la recherche innovatrice dans ce domaine. Le résultat à long terme de cette recherche sera l’amélioration de la santé des Autochtones au Canada. L’ISA jouera un rôle de premier plan dans le renforcement de la capacité de recherche dans les collectivités des Premières nations, des Inuits et des Métis; il soutiendra les partenariats et les alliances entre les collectivités autochtones et des instituts et organismes non autochtones de recherche sur la santé aux échelons local, régional, national et international. L’ISA soutiendra la recherche sur la santé qui respecte les cultures autochtones, tout en générant de nouvelles connaissances pour améliorer la santé et le bien-être des Autochtones.
ISCR : L’Institut de la santé circulatoire et respiratoire des ISRC appuie la recherche axée sur l’étude des causes, des techniques de prévention, de dépistage, et de diagnostic, des traitements, des systèmes de soutien et des soins palliatifs qui se rapportent à diverses conditions associées aux maladies du coeur, des poumons, du cerveau et des vaisseaux sanguins. Les fonds de l’ISCR seront orientés vers les subventions destinées aux équipes interdisciplinaires de renforcement des capacités dont les activités s’inscrivent dans le mandat de l’ISCR. Ce dernier est particulièrement intéressé aux demandes qui touchent cinq domaines prioritaires : les Autochtones, les déterminants de l’utilisation, la réduction des méfaits, les interventions intégrées en matière de politiques et de programmes, les différences biologiques et les influences fondées sur le sexe dans leur rapport avec la santé circulatoire et respiratoire.
ISFH : L’Institut de la santé des femmes et des hommes a pour mandat d’appuyer la recherche axée sur la façon dont le sexe biologique (dimensions biologique et génétique) et le sexe social (dimensions socioculturelles de l’identité sexuelle) interagissent avec d’autres facteurs socioculturels, biophysiques et politico-économiques pour influer sur la santé et créer des conditions différentes pour ce qui est des facteurs de risque ou des interventions efficaces pour les hommes et les femmes au cours de leur vie. L’Institut a pour objectif de 1) produire des données sur les répercussions du sexe social et du sexe biologique sur l’état de la santé, les comportements liés à la santé et l’utilisation des services de santé au cours de la vie; 2) de mieux comprendre la manière dont le sexe social, le sexe biologique et la santé interagissent avec d’autres déterminants de la santé; 3) de fournir des données pour contribuer à la conception de programmes, de politiques et de pratiques; 4) d’accroître le potentiel des chercheurs canadiens dans le domaine de la santé des femmes et des hommes ; et 5) de faire progresser la perspective sur la santé des femmes et des hommes à l’échelle nationale et internationale. À la suite de longues consultations nationales, on a déterminé cinq domaines de recherches prioritaires.
La présente Initiative stratégique met en priorité les recherches axées sur le sexe, la promotion d’un comportement de santé positif et la prévention des toxicomanies. L’ISFH favorise les demandes qui mettent l’accent sur les différences relatives au sexe biologique ou social et leurs influences sur le tabagisme et la dépendance à la nicotine, y compris les conséquences au chapitre des interventions délicates sur le plan des sexes. L’ISFH versera des fonds (maximum de 200 000 $) pour les demandes retenues ayant trait aux thèmes prioritaires du sexe biologique, du sexe social et de la santé dans la présente Initiative stratégique. L’ISFH est particulièrement intéressé à appuyer les subventions Idée, les subventions de planification de recherche, les subventions de synthèse des connaissances, et les subventions de recherche, mais étudiera les demandes de subvention d’autres types.
IDSEA : L’Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC supports research to enhance maternal, child, and youth health and to address causes, prevention, screening, diagnosis, treatment, short- and long-term support systems, and palliation for a wide range of health concerns associated with reproduction, early development, childhood, and adolescence.
L’Institut national du cancer du Canada (INCC), qui reçoit ses fonds de la Société canadienne du cancer et de la Fondation Terry-Fox, est le principal organisme subventionnaire sur la recherche sur le cancer. Sa mission consiste à entreprendre et soutenir des recherches sur le cancer et des programmes connexes au Canada, en vue de réduire l’incidence, la morbidité et la mortalité liées à cette maladie. Pour réaliser sa mission, l’INCC s’est fixé les objectifs suivants : entreprendre et soutenir des recherches sur le cancer grâce à des subventions et à d’autres moyens; offrir un programme de formation, de perfectionnement et de soutien à l’intention du personnel de recherche dans le domaine du cancer; informer le public des progrès réalisés dans la recherche et la lutte contre le cancer; participer activement à la coordination des activités subventionnées par des organismes connexes à l’échelle nationale et internationale; agir de concert avec son partenaire, la Société canadienne du cancer. L’INCC a, tout au long de son histoire, appuyé une panoplie de recherches sur le tabagisme, en raison du nombre de décès qui y sont attribuables au Canada et de l’impact du tabagisme sur le cancer. Pour la présente Initiative stratégique, l’INCC étudiera toutes les excellentes propositions, par l’entremise des mécanismes de financement accessibles, et en particulier la recherche susceptible d’avoir une incidence sur les politiques et les programmes de lutte contre le tabagisme au Canada. La Fondation des maladies du coeur du Canada (FMCC) est l’un des plus importants organismes de bienfaisance du Canada et finance une grande partie de la recherche sur les maladies du coeur et les AVC au Canada. La mission de la FMCC est d’améliorer la santé des Canadiens en prévenant et en réduisant l’invalidité et la mortalité consécutives aux maladies du coeur et aux AVC par la recherche, la promotion de la santé et l’appui de la cause. La Fondation des maladies du coeur du Canada s’occupe très activement des divers aspects de la lutte au tabagisme, et travaille en collaboration avec un certain nombre d’organismes et de coalitions, à l’échelon national et international. Les fonds destinés à la présente Initiative stratégique sont offerts par l’entremise du Fonds de recherche de la Fondation des maladies du coeur, fonds stratégique qui comprend des contributions des dix fondations des maladies du coeur provinciales et de la FMCC.
La FMCC est particulièrement intéressée aux projets relatifs à la santé des Autochtones, aux déterminants de l’usage, à la réduction des méfaits (cessation), aux interventions intégrées en matières de politiques et de programmes ainsi qu’aux différences biologiques et aux influences fondées sur le sexe dans leur relation avec les maladies cardiovasculaires et les AVC. On accordera la priorité aux demandes de subventions destinées aux équipes interdisciplinaires de renforcement des capacités et aux Subventions de recherche sur les politiques antitabac.
Santé Canada est le ministère fédéral responsable d’aider les Canadiens à maintenir et à améliorer leur santé. Santé Canada s’efforce d’améliorer la santé de toute la population canadienne, tout en respectant les choix et les situations individuelles et cherche par conséquent à faire du Canada un des pays où les gens sont le plus en santé au monde. En partenariat avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, Santé Canada exerce un leadership national dans le développement de politiques en matière de santé, la mise en application des règlements sur la santé, la promotion de la santé, la prévention de la maladie, et prône un mode de vie sain pour tous les Canadiens. Santé Canada s’assure que les services de santé sont disponibles et accessibles aux communautés des Premières nations et des Inuits. Il collabore aussi étroitement avec d’autres agences et ministères fédéraux et intervenants en santé afin de réduire les risques pour la santé et la sécurité des Canadiens.
L'Association pulmonaire : La mission de l’Association pulmonaire est de mener des initiatives en santé pulmonaire à l’échelle nationale et internationale qui permettent de prévenir les maladies pulmonaires, d’aider les gens à gérer la maladie pulmonaire et de promouvoir la santé pulmonaire. Partenariat unique entre dix associations pulmonaires provinciales d’un océan à l’autre, l’Association pulmonaire du Canada intervient en vue de renforcer le travail des associations provinciales en soutenant la recherche, en défendant l’amélioration de la santé pulmonaire, en favorisant les communications et en assurant la coordination de services
Annexe 2 : Résultats et mesures de rendement
Les partenaires de l’ICRCT sont chargés d’évaluer les résultats de cette initiative en procédant à un contrôle permanent et à des évaluations périodiques. Ils ont pris l’engagement d’informer les Canadiens de la progression du travail lié aux recommandations du Sommet canadien de la recherche contre le tabagisme (SCRCT) et aux résultats qui sont produits.
Le tableau suivant vise à préciser davantage les objectifs en établissant un lien entre ceux-ci, les résultats prévus et les mesures prises. On s’attend à ce que tous les demandeurs subventionnés participent à la stratégie d’évaluation, prodiguent des conseils, produisent des données et des rapports, au besoin, pour évaluation.
| Objectifs du programme | Résultats prévus | Mesures/indicateurs |
| Accroître l’excellence et la capacité de la recherche sur le tabagisme, la dépendance à la nicotine et les interventions en matière de lutte contre le tabagisme. |
Accroître le nombre de chercheurs et d’équipes qui travaillent dans les domaines prioritaires mentionnés. Accroître la diversité des disciplines représentées par les équipes qui effectuent de la recherche sur le tabagisme. |
Nouveaux chercheurs intégrés à des équipes nouvelles et établies qui travaillent dans les domaines mentionnés. Chercheurs établis qui entreprennent de nouvelles recherches dans les domaines mentionnés. Stagiaires intégrés à des équipes de recherche qui travaillent dans les domaines mentionnés. |
| Axer les efforts de recherche sur les lacunes prioritaires en matière de recherche mentionnés par les chefs de file de la lutte contre le tabagisme au Canada à l’occasion du SCRCT. | Améliorer la connaissance dans les domaines de recherche jugés prioritaires. |
Nombre de propositions financées dans chaque thème ou domaine indiqué. Quantité de fonds consacrés aux domaines signalés. Nombre de chercheurs engagés dans des recherches dans les domaines signalés. |
| Financer d’excellentes recherches qui visent à comprendre les mesures, les causes, la prévention, le traitement, les conséquences et le contrôle du tabagisme et de la dépendance à la nicotine. | Accroître la recherche de haute qualité dans les domaines mentionnés dans l’ensemble du Canada. |
Qualité des propositions présentées, examinées et recommandées aux fins de financement. Capacité des équipes de recherche d’effectuer le travail proposé. Financement disponible et alloué au soutien des propositions acceptées. |
| Faire progresser l’utilisation d’une foule de méthodes de recherche qui conviennent aux sujets de recherche liés au tabagisme et à la dépendance à la nicotine. | Accroître les projets de recherche en employant des méthodes de recherche différentes, appropriées et de grande qualité. |
Accroître le nombre de demandes de grande qualité où l’on utilise des méthodes de recherche différentes. Accroître le financement accordé aux projets qui utilisent des méthodes différentes. |
| Favoriser l’application des connaissances à la prévention, au traitement et à la lutte contre le tabagisme et la dépendance à la nicotine. | Production, diffusion et acceptation des connaissances. Mécanismes nouveaux ou améliorés d’application de la recherche. |
Plus grande sensibilisation aux connaissances actuelles dans les domaines mentionnés de la part des décideurs ainsi que des professionnels des soins de santé, du traitement de la toxicomanie, de l’éducation, etc. Utilisation plus poussée des interventions fondées sur des données probantes dans les domaines mentionnés. Participation à des réunions ou conférences régionales, nationales et internationales par les chercheurs qui effectuent des recherches dans les domaines mentionnés. Publication de documents de recherche décrivant les résultats scientifiques dans les domaines mentionnés. |
| Améliorer la coordination de la recherche et de ses applications. |
Réseaux nouveaux et renforcés et outils de soutien à la recherche et à son application dans les domaines mentionnés. |
Partenaires qui collaborent à la mise en œuvre des recommandations du SCRCT, par l’entremise de l’ICRCT. Outils créés et mis en application par les partenaires afin d’appuyer les professionnels des domaines de la recherche et de la lutte contre le tabagisme. Réseaux régionaux, nationaux et internationaux. |
Annexe 3. Tabagisme et dépendance à la nicotine — Contexte
Du 19 au 21 avril 2002, 80 chercheurs et décideurs se sont réunis à Ottawa (Ontario) pour élaborer un programme de recherche stratégique pour le Canada, en vue de réduire le tabagisme et ses méfaits. Le Sommet canadien de la recherche contre le tabagisme (SCRCT) était une initiative conjointe de l’Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme (ICRCT), des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) — dont le chef de file est l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies — et de la Fondation des maladies du coeur du Canada. Le SCRCT a demandé à un vaste éventail de chercheurs et d’intervenants de l’aider à établir les thèmes des sujets de recherche et les méthodes, ainsi qu’un processus visant l’examen et la mise à jour de ces derniers entre 2002 et 2012.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrit le tabagisme comme un désastre sur le plan de la santé publique qui exigera une attention sérieuse si l’on veut réduire l’épidémie de mortalité et de morbidité qui y est associée (OMS, 2001). Selon les évaluations de l’OMS, il y a environ 1,1 milliard de fumeurs dans le monde, soit environ le tiers de la population mondiale de 15 ans et plus; à l’échelle mondiale, environ 48 % des hommes et 12 % des femmes fument. Le tabagisme est la principale cause de décès et de maladies évitables au Canada; plus de 45 000 Canadiens meurent prématurément chaque année de causes liées au tabagisme. En 2001, environ 5,4 millions de Canadiens fumaient. Cela représente 22 % de la population de 15 ans et plus. De ce nombre, environ 4,8 millions — soit 18 % de la population — fumaient quotidiennement. Parmi tous les groupes d’âge, c’est celui des personnes âgées de 20 à 22 ans qui compte le plus fort pourcentage de fumeurs (33,5 %). Ces pourcentages sont toutefois les plus faibles au Canada depuis les années 60 (CCCT, 2003).
Le tabagisme est associé au cancer, aux maladies cardiovasculaires et aux accidents vasculaires cérébraux, aux maladies pulmonaires, au diabète, aux avortements spontanés, au syndrome de la mort subite du nourrisson, à une guérison plus difficile des maladies, etc. Le tabac est dommageable, qu’il soit fumé, chiqué ou prisé. La fumée secondaire cause aussi des maladies. Les enfants régulièrement exposés à la fumée secondaire sont au moins 50 % plus susceptibles de subir des dommages aux poumons et d’éprouver des problèmes respiratoires comme l’asthme. En 2001, environ 800 000 enfants de moins de 12 ans étaient régulièrement exposés à la fumée secondaire à la maison. Chez les non-fumeurs, l’exposition à la fumée secondaire accroît de 20 % le risque de cancer du poumon ou de maladie cardiovasculaire (Santé Canada, 2003). La prévention du tabagisme chez les jeunes gens est essentielle. Plus cette habitude est prise à un jeune âge, plus elle est susceptible de provoquer une forte dépendance à la nicotine. Chez les jeunes gens, les conséquences à brève échéance du tabagisme sur la santé comprennent les effets respiratoires et non respiratoires, la dépendance à la nicotine et le risque associé à d’autres toxicomanies (CDC, 2003). Selon les centres américains de contrôle et de prévention des maladies, les élèves du deuxième cycle du secondaire qui fument régulièrement et qui ont commencé à fumer dès la neuvième année sont deux fois plus susceptibles que leurs pairs non fumeurs d’avoir un moins bon état de santé général, de la difficulté à respirer quand il ne font pas d’exercice et une respiration sifflante ou d’étouffer. Le fait de fumer très jeune réduit le rythme de croissance des poumons, empêche ceux-ci de devenir pleinement fonctionnels et accroît le risque de cancer du poumon (Santé Canada, 2003).
Le renversement du risque qu’entraîne l’abandon du tabagisme est remarquable à tout âge, même chez les fumeurs de longue date. Selon l’OMS, après un an sans tabac, le risque de maladie coronarienne diminue de 50 %, et en moins de 15 ans, le risque relatif de décéder d’une maladie coronarienne chez un ex-fumeur se rapproche de celui d’une personne qui n’a jamais fumé. Les risques relatifs de contracter un cancer du poumon ou une bronchopneumopathie chronique obstructive, de même que de subir un accident vasculaire cérébral diminuent aussi. Entre 10 et 14 ans après la dernière cigarette, le risque de mortalité attribuable au cancer rejoint presque celui des personnes qui n’ont jamais fumé. L’abandon du tabac produit des effets bénéfiques sur la fonction pulmonaire, en particulier chez les jeunes sujets, et le taux de réduction du danger chez les ex-fumeurs équivaut à celui des personnes qui n’ont jamais fumé. Selon des données récentes, il est plus avantageux de cesser de fumer avant 35 ans que plus tard, mais les avantages demeurent fort importants peu importe l’âge auquel une personne cesse de fumer (OMS, 2001).
Si on veut régler efficacement le problème du tabagisme et de la dépendance à la nicotine, il faut consentir des efforts de lutte contre le tabagisme à tous les niveaux, local, national et international. Les politiques et les programmes de chaque niveau se complètent les uns les autres. Dans bien des cas, des politiques et des programmes nationaux ont été mis en place en raison d’efforts qui ont commencé à l’échelle locale : protection contre la fumée secondaire, application de restrictions sur la vente des produits du tabac aux mineurs, exécution de sensibilisation aux méfaits du tabac, et programmes ou documents sur les avantages d’une vie sans fumée (OMS, 2001). On a constaté que des interventions complètes, soutenues et bien financées avaient permis de réduire le tabagisme dans certains États américains. Ce que l’on ne sait pas jusqu’ici, cependant, c’est l’efficacité et la rentabilité d‘interventions précises dans le cadre d’un ensemble complet. La recherche doit faire progresser les connaissances qui permettraient de comprendre les combinaisons les plus efficaces d’intervention ainsi que le « dosage » idéal de politiques ou de programmes particuliers.
Au cours des deux dernières décennies, une panoplie de résultats de recherche ont fait ressortir que la nicotine est le plus important facteur pharmacologique du tabagisme. Le cerveau réagit à la nicotine par une série de changements sur le plan des gènes, des protéines, des cellules et des systèmes. L’étude des adaptations à une exposition chronique à la nicotine pourrait nous permettre de comprendre les caractéristiques physiologiques d’une consommation chronique de tabac, les différences de comportements associés au tabagisme selon le sexe et la difficulté de cesser de fumer. En outre, de récentes études épidémiologiques réalisées en Australie, en Allemagne et aux États-Unis ont fait état de liens entre le tabagisme et les troubles mentaux. Les personnes souffrant de maladies mentales sont deux fois plus susceptibles de fumer que les autres personnes et seraient responsables, par exemple, de 44 % de la consommation de tabac aux États-Unis.
Les forces environnementales et sociales jouent indubitablement un rôle dans le tabagisme, en particulier chez certains sous-groupes de la population. Les femmes, par exemple, sont autant, sinon davantage touchées par le tabac que les hommes. Le risque de tabagisme chez les femmes est en croissance exponentielle dans le monde, en particulier chez les femmes en âge de reproduire. Au début de l’adolescence, les filles fument davantage que les garçons, mais à la fin de l’adolescence et au début de la vingtaine, les garçons fument davantage, et l’écart s’accroît avec le temps, même si le taux de tabagisme des deux groupes a continué à diminuer depuis 1998 (Stephens, 2002). Les femmes francophones et autochtones fument plus que la population féminine en général. Le risque du cancer du poumon chez les femmes est plus élevé que chez les hommes, quelle que soit l’importance du tabagisme et que les cigarettes contiennent peu ou beaucoup de goudron. En outre, le cancer pulmonaire à petites cellules est plus courant chez les femmes, et plus de femmes que d’hommes ayant le cancer du poumon ne fument pas.
On a constaté que des différences liées au sexe social et au sexe biologique présidaient à l’adoption de comportements négatifs et positifs pour la santé. Les comportements négatifs comme le tabagisme ont été mis en relation avec des réactions propres au sexe, au stress, et au rendement selon le rôle que joue le sexe. Les stratégies d’intervention n’ont pas la même efficacité pour les hommes et les femmes. Dans le cas des femmes, des facteurs importants comme la responsabilité des enfants, l’insuffisance de revenu et la nature de leur travail font en sorte qu’elles réagissent de façon différente aux grandes politiques en matière de tabac. Par exemple, s’ils sont informatifs, les messages relatifs à la santé sur les paquets de cigarettes comme « La fumée du tabac peut nuire à vos enfants », peuvent véhiculer une émotion différente pour les femmes qui, en général, passent plus de temps à la maison avec les enfants. L’imposition d’une taxe pour hausser le prix des cigarettes peut causer des difficultés économiques excessives à certains sous-groupes qui peuvent être obligés de réduire les dépenses consacrées à la nourriture pour s’acheter des cigarettes ou d’autres produits du tabac dont ils sont dépendants. Compte tenu du taux sans cesse croissant de jeunes femmes qui fument et des caractéristiques démographiques des groupes à faible revenu, et du fait que les femmes francophones et autochtones fument plus que la population féminine en généra, il faut mener une analyse fondée sur le sexe au moment d’établir les politiques sur le tabac, procéder à des recherches biomédicales pour comprendre l’effet du tabagisme sur les femmes, et faire plus de recherches sur le rôle que joue le tabagisme dans la vie des femmes (Greaves, 2003). Les chercheurs doivent scruter davantage les effets physiologiques propres à chaque sexe du tabac, de l’alcool, des drogues illégales et des préparations pharmaceutiques utilisées pour contrer la dépendance à ces substances. Il faut s’attacher aux différences de nature sexuelle qui influencent la motivation de s’engager dans des comportements positifs et négatifs pour la santé et de participer à des interventions centrées sur des comportements sains.
Quel que soit leur âge, les Autochtones du Canada affichent les taux les plus élevés de consommation de cigarettes et de produits du tabac sans fumée au Canada, et ils ont tendance à commencer à fumer très jeunes. Les taux de tabagisme chez les populations autochtones sont nettement supérieurs à la moyenne canadienne; un sondage de Santé Canada a permis de constater que, en 1994, le taux national de tabagisme au Canada s’établissait à 31 % tandis qu’il était de 57 % chez les adultes autochtones et de 54 % chez les adolescents autochtones. Le sondage a aussi révélé que 53 % des mères autochtones fumaient durant leur grossesse par rapport à 36 % des non-autochtones. Les hommes autochtones qui vivent dans des réserves ont un taux de décès attribuable au tabac supérieur de 40 % à celui des autres Canadiens ; les femmes autochtones qui vivent dans des réserves présentent un taux de maladies cardiovasculaires de 62 % supérieur. Les non-fumeurs qui vivent avec des fumeurs courent un risque de décès imputable à une crise cardiaque et au cancer du poumon de 30 % supérieur. Les bébés autochtones sont trois fois plus touchés par le syndrome de mort subite du nourrisson que la moyenne canadienne. Le tabagisme constituait un important facteur dans toutes ces statistiques. Les conséquences de nature économique, sociale, culturelle, politique et sanitaire associées à un décès prématuré constituent un problème grave (AMMSA, 2003). Il faut une synthèse des données nouvelles et actuelles concernant les déterminants de la santé pour comprendre pourquoi les Autochtones canadiens semblent être plus enclins au tabagisme et à la dépendance à la nicotine. En particulier, il faut faire des recherches pour comprendre la contribution de la pauvreté, du chômage et du faible revenu à la prévalence du tabagisme dans la population autochtone. Pour obtenir plus d’informations concernant le tabagisme dans la population autochtone, consultez le document intitulé « Le tabac, un mode de vie : Usage non traditionnel du tabac chez les peuples autochtones » (Reading, 1996).
Le tabac est non seulement très toxicomanogène, mais le tabagisme est aussi perçu par de nombreux fumeurs comme ayant une utilité sociale et psychologique : pour soulager le stress, la colère et la dépression; pour manifester de la désobéissance, de la rébellion et le passage à l’âge adulte, pour montrer son appartenance à des groupes sociaux, etc. En dépit des changements spectaculaires de l’opinion publique, le tabagisme est encore acceptable, en particulier chez les populations économiquement défavorisées, ou dans certaines régions géographiques ou culturelles. Mais même si certaines campagnes d’éducation à la santé ont réussi à informer le public, et en particulier les enfants, au sujet des dangers du tabac, cela ne suffit pas.
Les produits du tabac sont encore en vente libre sur le marché canadien. Ces produits sont proposés par une industrie riche et dynamique. Les trois grands fabricants canadiens de produits du tabac ont connu un chiffre d’affaires net de trois milliards de dollars en 1999-2000 seulement (CCCT, 2003). La fabrication d’articles autres que les produits du tabac a contribué à ce revenu. Ces entreprises appartiennent en partie, sinon en totalité, à des entreprises multinationales de production de tabac; ces entreprises possèdent des conglomérats sur chaque continent et poursuivent une vigoureuse expansion mondiale sur de nouveaux marchés. L’industrie canadienne du tabac a eu recours à de nombreuses tactiques de promotion et de relations publiques pour rendre ses produits attrayants et pour résister aux pressions de nature réglementaire en laissant sous-entendre que les mesures législatives ne sont pas nécessaires : idéalisation des produits du tabac pour les rendre plus acceptables; publicité au moyen de commandites, ce qui leur permet d’exercer une influence sur les arts et la culture afin de défendre en réalité des pratiques de mise en marché de la cigarette; dons aux partis politiques et aux universités; et étiquetage d’un produit à l’aide de caractéristiques comme « légère » et « douce ». Voilà autant de stratégies utilisées par l’industrie du tabac pour promouvoir ses produits et résister aux efforts menés par le gouvernement et les défenseurs de la santé pour « dénormaliser » les produits du tabac et leur consommation. Il faut donc effectuer de la recherche pour comprendre et réduire au minimum les effets du comportement et des tactiques de l’industrie.
Pour obtenir plus d’information sur la lutte au tabagisme au Canada, veuillez consulter les adresses suivantes :
-
Santé Canada
-
Conseil canadien pour le contrôle du tabac
-
Centre national de documentation sur le tabac et la santé
-
Médecins pour un Canada sans fumée (anglais seulement)
Bibliographie
Strachan-Tomlinson (2002), Vers un programme de recherche coordonné visant à atténuer les problèmes liés au tabagisme : Rapport sur le Sommet canadien sur la recherche en matière de lutte contre le tabagisme. Accès le 30 avril 2003.
Conseil canadien pour le contrôle du tabac. Accès le 14 janvier 2003.
Centre for Disease Control and Prevention. Accès le 14 janvier 2003.
Classroom Edition, Tradition and addiction: the cost of tobacco on Aboriginal life. Accès le 14 janvier 2003.
Greaves L., Barr V.J, « Filtered policy: Women and tobacco in Canada », British Columbia Centre of Excellence for Women’s Health, Groupe de travail sur les femmes et le tabagisme, Bureau pour la santé des femmes (Santé Canada). Accès le 14 janvier 2003.
Santé Canada. Accès le 14 janvier 2003.
Reading, J. (1996), « Le tabac, un mode de vie : L’usage non traditionnel du tabac chez les peuples autochtones », (Santé Canada, catalogue no H34-71/1996E. ISBN0-662-24493-1).
Stephens, T., « Smoking in Canada: Some population patterns and research implications », Document d’information à l’intention du Sommet canadien de la recherche contre le tabagisme, Ottawa, avril 2002.
Organisation mondiale de la santé, Tobacco Use: A Public Health Disaster, 2001.
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